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L'héroïsme de votre dévouement, le courage qui vous a fuit affronter les nombreux et puissants ennemis qui menaçaient le chef de la catholicité, a soulevé dans tout le pays des sentiments d'admiration que les années n'ont pas atfaiblis,
Aussi les paroissiens de Sainte-Anne de la Pérade saisissent-ils avec bonheur et empressement la première occasion qui leur est donnée de vous otfrir publiquement l'expression de leurs vives sympathies et les félicitations que votre noble conduite 4 si largement méritées,
Nous ne voulons pas non plus rester étranger à l'évènement heureux qui vous réunit ici, et qui, en commémorant un des plus généreux sacritices que puisse produire le sentiment catholique, nous montre en même temps le vrai mérite glorieusement récompensé.
Nous tenons à honneur, Messieurs, d'être les témoins joyeux et sympathiques de la haute considération que le chef suprême de l'Egiise vous témoigne aujourd’hui, en faisant attacher sur vos poitrines de soldats, le symbole de lu fidélité, du dévouement et de la bravoure, en même temps que le gage de son affection et de sa paternelle gratitude pour vos nobles services à l'Eglise.
Vous avez le droit d’être fiers, Messieurs, de recevoir de si haut, une décorarion militaire qui est assurément le plus beau titre d'honneur qu’un soldat puisse envier ; mais, comme compatriotes et amis, nous avons droit aussi nous, de prendre une large part à votre bonheur, de nous réjouir avec vous et de faire éclater les applaudissements du cœur, quand l’'Illustre Pontife du Vatican vous accorde une récompense si digne de son affection et du prix qu'il attache à vos services.
Encore une fois, soyez les bienvenus au milieu de nous, vaillants soldats du Pape, et veuillez agréer l'expression renouvelée de nos félicitations les plus chaleureuses et de notre profonde admiration.
M. J.-G.-W, McGown, vice-président de l’Union Allet, l’un des zouaves qui se sont le plus distingués à la prise de Rome, avait été chargé de l'honneur de répondre. I] le fit en ces termes :
Monsieur le Maire,
Messieurs.
Nous sommes bien sensibles à l'accueil sympathique qui nous est fait dans votre belle paroisse de Ste-Anne et aux paroles flatteuses qui viennent de nous être adressées. Il est encourageant pour tous ceux qui ont embrassé une cause et qui l'ont aimée, de rencontrer des adhésions et des sympathies.
La réception que vous nous faites aujourd’hui prouve que la cause que nous avons défendue est aussi chère au Canada catholique qu'elle l'était il y a vingt-trois ans, quand nous répondicns à l'appel ‘le Pie IX.
Pour nous rendre à la gracieuse invitation de l'Honoable Premier Ministre de Ia Province, nous avons revêtu le vieil uniforme du régiment ; certes il n'a pas la fraîcheur des anciens jours ; mais puisqu'il a été à la
n peine, n'est-il pas juste qu'il soit à l'honneur ?
| Cet uniforme déguenillé est encore notre orgueil ;
il le sera davantage quand il portera la décoration de
l'illustre Léon XIII.
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