IX
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BENE MERENTI 403
Nous serons toujours fiers de cette marque de disünction que le chef de l'Eglise nous envoie. Elle pourri peut-être provoquer la raillerie de quelques-uns ; mais les amis de la cause diront de nous avec le poète :
Ils ont voulu se faire—et c'était un beau rève—
Les chevaliers du Christ, le couvrir de leur glaive Porter enlin sa croix si loin
Et l'élever si haut, dans l'orgueil de leur culte
Que le rire des sots, le blasphème et l’insulte
Resteraient en arrière et ne l’atteindraient point.
Merci encore une fois de votre bienveillant accueil ; il nous r.ppelle les chaleureuses réceptions des catholiques de la vieille France, quand nous traversions ce pays pour nous rendre à la ville éternelle.
Il nous rappelle ces belles paroles que nous adressait, à Lyon, M. de la Prade, de l'Académie française.
Amis, de vos forêts, à travers notre France,
Je ne sais quel parfum se répand sur vos pas.
Une clarté vous suit, une fraiche espérance.
Un sacré souvenir qui ne périra pas.
Vous nous laissez heureux d’avoir revu des frères, Fiers d'avoir pu serrer votre loyale main.
Dieu vous aime : il fera tomber les vents contraires. Français du Nouveau-Monde, allez votre chemin.
Nous avons suivi notre chemin jusqu'au jour ou Pie IX nous ordonna de déposer les armes ; nous avons été fidèles à notre devise.
Revenus au pays, nous y sommes fidèles encore. Camarades, Léon XIII récompense aujourd'hui les soldats de Pie IX.
A vous qui, le cœur brisé, au lendemain du siège de Rome, jetiez un dernier adieu au sublime vieillard du Vatican, en criant : Vive Pie IX. je vous demande de dire avec moi: Vive Léon XITT !
Trois fois, les zouaves et la foule jetèrent au: échos du Saint-Laurent cette acclamation enthousiaste : Vive Léon XIIT !
Une salve de mousqueterie par la 5me compagnie du 70me bataillon, donna ensuite le signal du départ pour Tourouvre.
On se mit en marche suivi d’une grande partie de la population poussée à la fois par la sympathie, l'enthousiasme et la curiosité. Il était magnitique en effet, le spectacle qu'offrait le bataillon pontifical, avec son costume si joli, sa fanfare, son drapeau, ses clairons, allant ainsi au souvenir de sa gloire passée, recevoir un insigne d'honneur envoyé par la plus haute autorité sur terre, en récompense de son dévouement chevale- | resque, après une période de plus de vingt années.
La résidence de M. Mercier se trouve à un mille à