‹ Zouaviana, étape de vingt-cinq ans, 1868-1893 [microforme]Chapitre 94 sur 108 · PIÈCES FROIDES · texte numérisé non relu

PIÈCES FROIDES

Galantine en bellevue, aspics de langues écarlates.

PIÈCES MONTÉES Pyramide de macarons et de nougats.

DESSERTS Glaces napolitaines, gâteaux et fruits assortis. VINS

Bordeaux, Champagne.

Au dessert, les zouaves et les nombir quittèrent leurs tables et se groupè sur les bords de la rivière,

‘eux étrangers rent pittoresquement pour écouter les discours.

L'Honorable M, Mercier se leva et port la santé du pape.

à en ces termes

Messieurs,

Je vous invite à boire à la santé d’un des plus grands hommes de notre siècle. Il a le génie qui inspire de grandes choses, l'énergie qui les fait exécuter et les vertus qui les font respecter, Chaque fois qu'il a parlé, sa parole a été reçue avec respect ; et ses encycliques admirables resteront comme autant de modèles de prudence, de chefs-d’œuvres d’éloquence, de leçons pour le monde actuel et d'enseignements pour les postérités futures.

è Faisons des vœux pour que Dieu lui conserve la santé, La malgré son grand âge, et qu'il reste longtemps à la x tête de l'Eglise qu'il gouverne avec tant de gloire pour | lui, et tant de succès pour les catholiques. Messieurs, ‘“ vive Léon XIII !” & Cette sante fut accueillie par une triple salve d'acclamations enthousiastes et par l'hymne de Gounod: “ Viva | Pio Nono,” exécuté par la Fanfare de l’'Harmonie, Cette santé fut bue en silence, en accord avec l’usage cu suivi pour les toasts aux souverains.

| L'Honorable M. Mercier se leva de nouveau et pro- | posa en ces mots la santé du général de Charette :

Messieurs,

Je vous invite maintenant à boire à la santé d’un héros, d’un soldat catholique et français, qui s’est illustré partout où il a pu se servir de son épée. A Rome,

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il vous conduisait et vous inspirait cet héroïsme qui nous à rendus si fiers. En France, il offrit son épée à son pays, et il a montré qu'il était aussi bon patriote que bon catholique.

Il est malade ; mais prions Dieu de le conserver longtemps encore. La France à plus que jamais besoin d'hommes comme lui.

Quand il mourra, on irscrira sur sa tombe des mots qui rappelleront à la postérité qu'il fut un héros à Rome et à Patay.

“ Vive le général de Charette !”

M. le chevalier Prendergast répondit à ce toast, qui fut accueilli par trois salves d’applaudissements et des bravos répétés, dans les termes suivants :

Monsieur le Comte,

Messieurs et chers camarades,

Pour répondre dignement à cette santé, il faudrait la phrase tranchée à coups d'épée, pour ainsi dire, de Charette lui-même. Il me faudrait, en quelques traits énergiques, vous montrer un grand cœur, un brillant soldat, un héros chrétien.

Son grand cœur, il l'a manifesté par sa touchantc fidélité à son prince, à sa patrie, à ses amis. Qui de nous ne connaît les sacrifices qu'il s’est imposés pour “le Roi,” de qui il attendait le rétablissement du pouvoir temporel, c'est-à-dire l'acheminement au régime de Dieu sur la terre ?

RTE ES PEN

La vive affection qu'il portait à ses zouaves, il la témoigne encore à ses anciens soldats pur l’insigne honneur que sa sollicitude vient de nous procurer. D'ailleurs, qui ne connaît la délicate sensibilité qui, dans chacune de ses lettres, déborde de son cœur d’or.

Brillant soldat ! Voilà ce qu'il s'est toujours montré aux ennemis de l'Eglise et de sa patrie. A Castelfidardo, limpétueux officier attaque à l'épée, blesse et désarme un capitaine de Bersagliers Sardes, aux acclamations des tirailleurs Franco-Belges et à la stupéfaction des Piémontais. Castelfidardo ! où il est deux fois blessé, devient pour lui le baptême de feu et de sang.

Sept ans plus tard, lieutenant-colonel du régiment des Zouaves Pontificaux, il conduit ses soldats à l'assaut des hauteurs de Mentana où sont massés les bataillons garibaldiens dix fois supérieurs en nombre. Accueillis par une grêle de balles, les Zouaves ont un court moment d’hésitation lorsque Charette, l'œil étincelant, leur montre l'ennemi de son épée en s'écriant: ‘“ En avant, Zouaves, à la baïonnette. Si vous ne venez pas, j'irai tout seul!” Un long cri d'enthousiasme répond à cet appel et les garibaldiens culbutés à la baïonnette, s'enfuient épouvantés.

En 1870, les 90,000 Piémontais, convergeant sur Rome, ont pour premier objectif Charette et sa colonne de quelques centaines de Zouaves. Ils font les plus grands efforts pour l’isoler et le réduire à l'impuissance, rendant par là un éclatant hommage à sa fougueuse stratégie, dont les [taliens redoutaient par-dessus tout les surprises. Mais la brillante retraite de Viterbe est déjà du doinaine de l’histoire.

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Forcé de déposer les armes à la voix vénérée de Pie IX, Charette, avec ses vaillants compatriotes, vole au secours de la France agonisante.

En ces jours de deuil, nos anciens camarades, sur les hauteurs de Loigny et ailleurs, permirent à la France de retracer de nouveau, avec le plus pur de leur sang, ces fières paroles de François Ier : ‘Tout est perdu fors l'honneur ! ”

Mais ici, messieurs, il faut saluer en Charette plus que le défenseur du Saint-Siège et de la France.

I y a deux siècles, à l’époque cù Louis XIV pouvait dire avec vérité : “L'état c'est moi,” une humble servante de Dieu reçut du Sauveur la mission d'aller dire au Roi de France qu’Il voulait que l’image de son Sacré-Cœur fût gravée sur les murs de ses palais et inscrit sur ses étendards. S'il obéissait à cet ordre, le Roi devait triompher de ses nombreux ennemis. Mais il en fut détourné par un funeste respect humain. Les descendants de ce Roi sont en exil : pourquoi rappeler les malheurs qui ont accablé notre Mère- Patrie ?

En marchant à l'ennemi, Charette reçoit des religieuses de Paray-le-Monial, où le Sacré-Cœur s'était révélé à la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque, un fanion blanc sur lequel est brodée une image du Sacré-Cœur portant cette inscription : ‘“ Cœur de Jésus, sauvez la France.”

A Loigny, ce fanion est criblé de balles. Trois de ceux qui le portent tombent glorieusement pour ne plus se relever. Maïs le monde étonné n’a plus oublié cette image du Sacré-Cœur planant sur un champ de

bataille, et peu de temps après, la France elle-même, rejetant ce respect humain qui naguère enchaînait ses plus nobles aspirations, fait la promesse solennelle d’élever un temple au Sacré-Cœur. L’érection du monument du vœu national a certainement été inspirée par la vue du fanion blanc de Loigny.

Charette lui-même depuis 1870 a subi une transformation mystérieuse. À son prestige de héros et de chrétien s’est ajouté comme un reflet lumineux de ce Sacré-Cœur dont il a le premier déployé l’étendard à Loigny.

Vous souvient-il, camarades, qu’en 1882, à St-Hyacinthe, Charette, pendant plus d’une heure, nous a tenu sous le charme de son étrange et chevaleresque éloquence ? Il m'est impossible, à présent comme alors, d'analyser ses paroles de feu qui furent pour nous comme une révélation. Je me rappelle seulement qu'il nous parlait du Sacré-Cœur, unique espoir de la France et de la société moderne, comme un soldat seul peut en parler, et que nos tonnerres d’applaudissements réitérés disaient combien ces sentiments trouvaient d'écho dans nos âmes.

Mais je m'arrête en évoquant ce souvenir.

Prions le Sacré-Cœur qu'il nous conserve de Charette pendant de longues années !

A la santé du général Baron de Charette, prodigue de son sang pour le Saint-Siège et pour la France. ‘ Vive le glorieux soldat du Sacré-Cœur ! ”

Au chevalier Prendergast succéda le Dr G. IH. Desjardins, qui prononça le discours suivant, au milieu de la plus grande attention.

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Monsieur le Comte,

Mesdames et Messieurs,

Il y asix ans, j'avais l'honneur d’être présent aux “ Noces d'argent du Régiment pontitical” à la Basse- Motte, et je croyais alors qu'il ne me serait plus permis de jouir ici-bas de scènes aussi grandioses et aussi émouvantes que celles que nous avait préparées notre illustre général, monsieur le baron de Charette,

Désormais, je devrai confondre, dans un même sentiment de fierté et d'admiration, le souvenir de Tourouvre et de la Basse-Motte ; car les scènes admirables et touchantes qui se déroulent aujourd'hui sous nos yeux, grâce à la générosité, grâce à la munificence de notre hôte distingué, Monsieur le comte Mercier, ces scènes, dis-je, ne diffèrent en rien de celles de la Basse-Motte, puisque les unes et les autres ont été également inspirées par un même sentiment religieux et national.

Religion et Patrie ! Telle était la belle devise que nous pouvions lire et admirer sur tous les blasons et sur toutes les bannières qui s'étalaient orgueilleusement à nos regards, dans cette merveilleuse fête de la Basse-Motte.

Religion et Patrie ! Telle est également la devise qui retentit, en ce beau jour, dans tous les cœurs, et qui caractérise si bien cette belle et imposante fête de Tourouvre.

Là-bas, c'était un des plus nobles fils de la Vieille France qui acueillait ses anciens frères d'armes, pour leur

appeler les souvenirs glorieux du passé et réveiller l’ardeur et l’entousiasme du bon vieux temps, en faveur de la grande cause pour laquelle ils avaient autrefois combattu avec tant d'héroïsme.

Ici, c'est l’un des plus illustres fils de la jeune France qui reçoit ses compatriotes, ceux qui depuis 1861 jusqu'en 1870, ont contribué le plus largement, comme lui, à faire connaître et apprécier notre cher Canada dans l'univers entier.

Là-bas, nous étions les hôtes privilégiés d’un héros atholique que l'illustre et à jamais regretté Pie IX Lonorait d’une amitié et d'une confiance toute particuère. C’est que ce héros avait à son crédit, entre mille autres faits d’armes glorieux, deux brillantes victoires qui avaient rehaussé le prestige de la Papauté et de la France : Mentana et Loigny ! Ces deux victoires lui avaient valu ses plus beaux titres de noblesse de Ja part du Pape.

Ici, nous sommesles hôtes privilégiés d’un chef catholique à qui le Saint Père actuel, le Grand Léon XIII, a daigné accorder des faveurs exceptionnelles. C’est que ce chef catholique avait, lui aussi, à son crédit, de brillants états de services, entr'autres, deux mémorables victoires qui avaient contribué à l'honneur du Canada français et catholique.

Ce sera toujours pour vous, M. le Comte, un beau titre de gloire d’avoir réussi à faire triompher le droit et la justice, dans ces deux questions importantes et épineuses, où le sort de deux grandes institutions religieuses et nationales était en jeu. Ce sont ces deux brillants succès diplomatiques qui vous ont valu, de la

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BENE MERENTI 425 part du Saint Père, votre titre de comte romain, que vous saurez toujours porter avec honneur.

Là bas, une charmante fée avait présidé à tous les préparatifs de la fête. C’est sous son auspice que le château et tout le domaine de la Basse-Motte avaient été convertis en paradis terrestre. C’est elle qui avait disposé, çà et là, toutes ces fleurs et toutes ces draperies qui charmaient tant nos regards. Cette fée admirable et charmante, c'était l'ange gardien du régiment pontifical : Madame la baronne de Charette !

Ici à Tourouvre, quelle voix assez éloquente et assez poétique pourrait décrire toutes les merveilleuses beautés de ce site enchanteur, de ce petit coin de terre où nous recevons une hospitalité aussi généreuse et aussi princière ? Assurément, il faut qu'une autre fée aimante, dévouée et enchanteresse habite cet oasis et commande ici en reine et en artiste.

Chevaliers de Pie IX! Chevaliers de Saint-Grégoirele-Grand ! et vous tous, soldats du Pape, ici présents, debout ! Salut à la reine de la fête : Madame la comtesse Mercier ! ! !

Tout dernièrement, M. le Comte, vous étiez à la Basse-Motte, chez notre général, partageant largement les honneurs de son foyer hospitalier, en compagnie d'un roi, d’un délégué du Pape, des princes et des représentants de la plus haute noblesse de France: Vous avez vu cette bannière du Sacré-Cœur toute treuée de balles et toute empreinte du sang des braves.

Eh bien ! les quatre héres, les quatre martyrs qui se sont fait hacher, broyer ou tuer, l’un après l’autre, pour la défense de ce drapeau sacré, Henri de Verthamon,

les deux Jacques de Bouillé, le père et le fils, et Cazenove de Pradines, tous quatre ont été formés à l’école de cet illustre général, que nous acclamons en ce moment, avec tant d'enthousiasme.

Saluons avec respect cette grande figure qui orne déjà les plus belles pages de l’histoire.

La carrière de l’immortel Charette est facile à suivre. Elle est toute tracée de son noble sang qu'il a semé abondamment et vaillamment sur la terre romaine et sur la terre française.

À Casteltidardo, à Nérola, à Monte Libretti, à Mentanu et plus tard, au Mans, à Loigny et à Patay, partout on retrouve Charette toujours le premier, en avant de ses soldats, payant de sa personne et n’abandonnant la lutte que criblé de blessures. Prodigue de son sang, prodigue de sa grande âme chevaleresque, il était l’idole de ses zouaves, parce qu'il leur frayait une route où ils marchaient tous de front. C'était la route du devoir et de l'honneur !

Ecoutez maintenant les refrains sublimes que ces croisés du XIXe siècle répètent à tous les échos de l'univers catholique :

Qui donc à notre âme souflla, Sous les plis de notre oriflamme

Ce feu sacré qui nous enflamme,

C'est le héros de Nérola,

Quand il disait à sa troupe aguerrie :

Plutôt mourir que de trahir l'honneur, Sauvons l'Église et la Patrie, Sous l’étendard du Sacré-Cœur

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Il marche, et quand son glaive a lui, Le Zouave joyeux répète :

Volons sur les pas de Charette !

La mort recule devant lui !

C’est un héros de la Caevalerie,

Comme Bayard, sans reproche et sans peur, Sauvons l'Église et la Patrie, Sous l’étendard du Sacré-cœur !

Au lendemain de la terrible guerre franco-prussienne, lorsque la paix fut signée, la France reconnaissante voulut combler Charette d’honneurs et de dignités. On lui offrit d'incorporer son régiment dans l’armée française. Le héros de Mentana et de Loigny déclina cet honneur, préférant garder son indépendance et sa liberté, pour les consacrer de nouveau, lorsque l'heure de Dieu sonnera, à la grande cause de la Papauté.

On l'a fait général. “ Que lui importe à lui, qu'il soit capitaine, colonel ou général, duc ou baron, disait naguère un grand écrivain français, il est mieux que cela, il est Charette ” ! Il est le digne descendant de ce héros vendéen qui paya de sa vie, son ardent amour pour la France.

L'histoire raconte que lorsqu'on fusilla KF ‘ançois Charette, il fallait bien qu'il mourût ; mais, comme un dernier défi à la canaille qui l’assassinait, le géant fusillé resta debout. Il fallut qu'on le couchât par terre.

Notre général à hérité de la force d'âme et de l’héroïsme de son glorieux ancêtre. Ah ! il l'a bien prouvé sur les différents champs de bataille que j'ai mentionnés tout à l’heure. Demandez-le aux Italiens, Piémontais

et Garibaldiens, et ils vous diront que si leur armée n'avait pas été dix fois supérieure en nombre, jamais ils n'auraient commis l'infamie d’étaler leurs chemises rouges dans les rues de Rome. Demandez-le plutôt aux Allemands, et ils vous avoueront que si la moitié de l’armée française avait été composée de soldats chrétiens, comme ces zouaves pontificaux commandés par le brave de Charette et déguisés sous le nom de Volontaires de l'Ouest, jamais la botte prussienne n’au- ‘ait souillé le sol de la France.

Oui, il était héroïque notre Général !

Mais, là où cet héroïsme a atteint le plus haut degré du sublime, c’est lorsque la mort est venue lui ravir coup sur coup, son fils aîné et sa fille unique, deux enfants élevés à la plus haute école de la noblesse chrétienne et chevaleresque.

J'ai eu l'avantage de les connaître personnellement à la Basse-Motte, en 1885, et j'ai mieux compris l'immensité de la perte cruelle que subissait notre malheureux géné-

‘al, et la profondeur de la blessure infligée à son cœur de père. Le noble exemple de résignation et d’abnégation chrétienne qu'il donna alors, a sauvé du désespoir un grand nombre de ses anciens zouaves, frappés cruellement comme lui, dans leurs affections les plus chères.

En réponse à une lettre de condoléance que lui avait adressée notre digne président de l’Union Allet, le chealier de Montigny, le général de Charette écrivait ces réponses sublimes :

‘“ Que voulez-vous, mon cher ami, je n'ai pas le droit “ de me plaindre. J'avais formé mon fils pour l'Armée, # Dieu l’a pris pour sa Cour !”

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Aujourd'hui le baron de Charette n'a plus qu'un seul enfant, le charmant petit Antony.

Eh bien ! je connais assez mon général pour affirmer qu'il a dû offrir à Dieu cet enfant chéri, en face de la tombe de son fils aîné ; il a dû s'écrier lui aussi à son tour : Et toi aussi mon enfant tu seras soldat du Pape !

C’est ainsi que doit se conduire un soldat chrétien, un zouave pontifical, lorsque la main de Dieu le frappe.

En terminant, laissez-moi vous remercier, M.le Comte, au nom de tous les survivants du régiment, pour le toast que vous avez bien voulu proposer en l'honneur de notre illustre général. Cet honneur rejaillit sur nous qui avons le bonheur d’être vos hôtes privilégiés aujourd'hui.

Nous garderons le souvenir de la belle fête de Tourouvre aussi longtemps que cette médaille commémorative brillera sur nos poitrines, et quel que soit l'avenir que Dieu nous réserve à tous, nous n'oublierons jamais

que “ Noblesse oblige.”

Le discours du Dr G. IH. Desjardins, souvent interrompu par des applaudissements frénétiques, fut accueilli par les acclamations les plus enthousiastes.

Le lecteur, tout en appréciant les beautés de cette œuvre littéraire, n'aura qu'une faible idée de l'eftet produit par le brillant débit de l’orateur. De l'avis de tous, l’ex-aide-major du régiment, a remporté à Tourouvre la palme de l’éloquence,

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