IV
LE PACIFISME ET LA GUERRE
Vivre c’est lutter. La lutte est une loi universelle. Des êtres non combatifs n’auraient réalisé aucun progrès.
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Si la nature n’avait pas été impitoyable pour les faibles, le monde serait peuplé de monstres, et aucune civilisation n’aurait pu éclore.
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Les peuples possédant beaucoup de canons ont seuls le droit et le pouvoir d’être pacifistes.
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Une minutieuse préparation, une foi forte, une haine de l’ennemi très vive, seront toujours les grands éléments du succès des batailles.
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Reculer devant l’effort qu’on croit inutile, est renoncer d’avance à tout succès.
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Une armée, composée d’individus qui discutent, serait facilement vaincue par une armée de barbares, incapables de raisonnement, mais prêts à obéir sans discussion.
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Craindre d’être vaincu augmente les chances de l’être. Persuader une armée de sa supériorité, double son courage et ses chances de victoire.
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Le courage individuel est beaucoup plus rare que le courage collectif.
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Les amitiés entre individus peuvent n’avoir que la sympathie pour mobile. Les alliances entre collectivités ont uniquement des intérêts matériels pour bases, et s’évanouissent quand ces intérêts disparaissent.
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Les intérêts économiques des peuples leur font souhaiter la paix, mais les divergences de sentiments et de croyances, les poussent toujours à la guerre.
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Un peuple, vraiment pacifiste, disparaîtrait vite de l’histoire.