IV
Enfin, ils vont toucher la côte cantabrique Et voici les versants pyrénéens français; Tout poudreux et tannés par le vent, harassés, Ils ont, sous leur chapeau, des teints couleur de brique.
Mais un léger zéphir, venu de l’Atlantique, Leur apporte une odeur de France: c’est assez! Oubliant la misère et les labeurs passés, Ils s’enivrent, joyeux, du parfum balsamique.
Et bien que n’étant pas, certes, de très grands clercs, Ils ont de jolis mots, des mots naïfs et clairs, Pour exprimer leur sentiment en l’occurrence.
C’est égal, dit l’un d’eux, je ne sais d’où ça vient, Mais il n’est nul pays, dans le monde chrétien, Non, nul pays, qui sente aussi bon que la France.