XI
953. GEBOD DER LIEFDE, ONS DOOR CHRISTUS GEGEVEN, te veel door de Christen verzuymt, door Cezar Octavianus romsch Keizer, en algoden dienaer gepleegt aen die hem moorden wilden: (Meester-stuk van den grooten Corneille.) In't Nederduyts vertaelt, en door de veerthien vereenigde Redenryke Gilden op het Tooneel van't Konst-genoodschap der Jong van Zinnen, schuylende onder de Bescherminge der Edele Maget ende Bloedgetuyge Barbara, binnen de Stad Belle vertoont, volgens Lotinge op de navolgende dagen van Herft-maend 1774. _Tot Ipre, By F. T. Walwein_. In-8 de 58 pp. et 1 f.
Traduction en vers de _Cinna_ par de Swaen. Cette traduction, qui doit être contemporaine de celle du _Cid_ (no 940), a été représentée en 1774 sur le théâtre de Bailleul.
954. [CINNA, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsterdam, 1677._ Pet. in-8?]
Traduction en vers par André Pels.
Nous n'avons pas vu cette édition, dont la date nous est indiquée par le privilége de la suivante.
955. CINNA, Treurspél. Uit het Fransch van den Heer Corneille. _Te Amsterdam, by Albert Magnus, op de Nieuwen Dyk, in den Atlas, 1683._ Mét Privilégie. Pet. in-8 de 4 ff. prél. et 63 pp.
Seconde édition de la traduction de Pels. Le titre porte un fleuron représentant un jeune homme qui escalade un rocher; on lit, autour de cette vignette, les mots: _Nil volentibus arduum_, devise d'une société littéraire.
Le privilége, daté du 25 mars 1677, porte renouvellement du 20 mai 1683.
«La société _Nil volentibus arduum_, dont Pels fut un des membres les plus actifs, avait été fondée en 1668 par ce qu'on peut appeler la jeune Hollande d'alors. Ses membres s'étaient, dès l'abord, érigés en arbitres du goût et s'évertuaient à acquérir de l'influence sur le public, en lui donnant soit des traités sur la poétique ou des ouvrages de critique, soit des oeuvres dramatiques pour la plupart traduites du français. Par malheur ils traduisirent, sans nul discernement, tout ce qui se produisait à Paris: les pièces de Quinaut, de Pradon et consorts, comme celles de Corneille et de Racine. Il leur suffisait qu'une pièce fût écrite en français, et d'après _les règles_, pour qu'elle leur parût propre il servir de modèle. Par là, l'influence qu'ils exercèrent fut fatale à la littérature hollandaise, qui, au lieu de suivre la route qu'avaient frayée Vondel et ses contemporains, et de conserver un cachet original, se fit traîner à la remorque de la littérature française et n'en devint qu'une pâle copie. La rivalité qui existait entre la société _Nil volentibus_ et celle qui avait pour devise: _In magnis voluisse sat est_, aurait pu avoir de bons résultats si cette rivalité avait porté sur le principe même de la littérature, au lieu de se manifester par des querelles sur de mesquines questions de forme.» V.