‹ Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre CorneilleChapitre 196 sur 205 · XXX

XXX

1469. LA || CRITIQVE || DE || BERENICE. || _A Paris, || Chez || Louis Bilaine_ [sic], _au second Pillier || de la grand'Salle du Palais_, || _au grand Cesar_. || _Michel le Petit, || et || Estienne Michallet, || rue S. Iacques à la Toison d'or, || & à l'Image S. Paul._ || M.DC.LXXI [1671]. || Auec Privilege du Roy. Pet. in-8 de 70 pp. (y compris un titre pour la seconde partie, placé après la p. 38), et 1 f. pour le privilége.

L'auteur de cette critique est l'abbé de Villars, qui ne traite pas beaucoup mieux la pièce de Racine que celle de Corneille. Dans la première partie de son factum, qui parut d'abord séparément, Villars fait le procès de Racine, et dans la seconde celui de Corneille. «Allegorie à part, Monsieur, je suis fort édifié, dit-il p. 43, de la Berenice du Palais-Royal; n'en déplaise à la vieille Cour, Monsieur Corneille a oublié son mestier, et je ne le trouve point en toute cette piece. On luy dit pour la consoler de tant de vers miserables, durs, sans pensée, sans tour, sans François et sans construction, que l'art du Théatre y est merveilleusement observé; non pas que l'on le trouve ainsi, mais parce que cela devroit estre et que si l'on n'avoit leu Aristote et Horace on parieroit avec Monsieur *** deux cens louys que cela seroit. Car enfin, qui s'aviseroit qu'un homme aussi experimenté au Theatre que l'est M. Corneille, en une occasion où il est question de décider de son excellence, et en une piece qui devroit servir de modele à toute la tragique postérité, et de leçon à celuy qu'il ne regardoit que comme son escolier; qui croiroit, dis-je, qu'il deût nous donner un ouvrage irrégulier de tout point?»

1470. A MONSIEUR DE CORNEILLE L'AINÉ, SUR LE ROLE DE TITE DANS SA BERENICE.

Ce huitain, dont Subligny avait cité quatre vers dans sa _Réponse à la Critique de la Bérénice de Racine_, a été retrouvé par M. Paul Lacroix dans les _Billets en vers de M. de Saint-Ussans_ (à Paris, chez Jean Guignard et Hilaire Foucault, 1688, in-12, p. 6). Il est ainsi conçu:

Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre, Qu'il n'a qu'à faire un pas pour faire tout trembler, Corneille, c'est Louis que tu nous veux dépeindre; Mais ton Tite à Louis ne peut bien ressembler: Tite, par de grands mots nous vante son mérite; Louis fait sans parler cent exploits inouïs, Et ce que Tite dit de Tite, C'est l'univers entier qui le dit de Louis.

Cf. Marty-Laveaux, t. Ier, p. LIV.

1471. TITE ET TITUS, OU LES BÉRÉNICES, Comédie. _Utrecht, Jean Ribbius, 1673._ In-12.

Comédie en trois actes et en prose.

Réimprimée dans le _Recueil_ de l'abbé Granet (no 1336), t. IIe, pp. 311 sqq.