‹ Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre CorneilleChapitre 195 sur 205 · XXIX

XXIX

1467. CORNEILLE HISTORIEN.--ATTILA, ROI DES HUNS, tragédie.

Article de M. J. Thiénot, dans _le Constitutionnel_ du lundi 13 septembre 1869.

M. Thiénot admire la sagacité historique dont Corneille a fait preuve dans cette pièce injustement attaquée par Boileau. Il admire surtout le rôle d'Ildione. «Oh! grand Corneille, s'écrie-t-il, c'est à tort que tu demandais humblement pardon au public d'avoir imaginé ce personnage d'Ildione, d'en avoir fait une princesse franke de race germanique, venant comme une Judith barbare venger les siens sous la tente d'Attila. La préface dit en effet: «Attila épouse Ildione, dont les historiens marquent la beauté, sans parler de sa naissance. C'est ce qui m'a _enhardi à en faire la soeur d'un de nos premiers rois_. Il est constant qu'il mourut la première nuit de ses noces avec elle. Marcellin dit qu'elle le tua elle-même; et je lui en ai voulu donner l'idée, _quoique sans effet, tous les autres rapportant qu'il avait coutume de saigner du nez_.» Hé bien! Corneille, le rôle d'Ildione, créé par toi, est vrai, historiquement vrai, jusqu'en ses moindres détails. Tu pouvais lui permettre de frapper Attila. Il est mort, non d'une hémorragie, mais de la main de cette jeune fille vengeresse de sa race. Nous avons maintenant toutes les preuves, que ta merveilleuse sagacité avait devancées. Ildico s'appelait, de son nom germanique, Hildegonde; elle était la fille d'un roi des Franks ou d'un roi des Bourguignons. Attila avait jadis massacré ses parents; elle en appela à la peine du talion: sang pour sang!»

1468. PREMIÈRES REPRÉSENTATIONS DE L'ATTILA DE CORNEILLE.

Article de M. Léon Guyard, inséré dans _le Monde illustré_, juillet 1871.