II
137. LOVANGES || DE LA || SAINTE VIERGE. || Composées en rimes Latines || par S. Bonauenture. || Et mises en vers François par || P. Corneille. || _A Rouen, & se vendent || A Paris, || Chez Gabriel Quinet, au Palais, || dans la Gallerie des Prisonniers, || à l'Ange Gabriel._ || M.DC.LXV [1665]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 5 ff. prélim. et 83 pp.
Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé signé _Ludovic. Cossinus_, qui représente la Vierge tenant sur ses genoux l'Enfant-Jésus; une banderole, qui se développe au bas de la planche, porte ces mots: _Tota pulchra es, amica mea, et macula non est in te_;--titre;--2 ff. pour l'avis _Au lecteur_;--1 f. pour l'_Extrait du Privilége_, au verso duquel commence le texte latin.
Le texte est imprimé dans tout le corps du livre en regard de la traduction française, chaque page contenant deux strophes latines ou deux strophes françaises, surmontées chacune d'un petit fleuron.
Le privilége, daté du 19 juillet 1665, est donné pour six ans au sieur P. Corneille. On lit à la fin: _Achevé d'imprimer pour la premiere fois le 22. d'Aoust 1665. à Roüen par L. Maurry, aux depens de l'Autheur, lequel a traité de la presente impression, & du Privilege à l'avenir avec Gabriel Quinet Marchand Libraire à Paris, pour en joüir, suivant l'Accord fait entr'eux_.
Le poëme latin traduit par Corneille se compose de 83 strophes de huit vers rimés, et présente cette particularité que les lettres initiales du premier vers de chaque strophe donnent en acrostiche la Salutation angélique: _Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, benedicta tu in mulieribus et benedictus Fructus ventris tui_.
Cet ouvrage ascétique, d'une forme assez barbare, est attribué par le poëte à saint Bonaventure, mais il avoue lui-même dans sa préface que l'attribution ne lui paraît pas très-certaine.