L’IMPOSTEUR
M’y attend-on ?
LE PRISONNIER
Dieu sait ; on n’ose pas trop parler de toi là-bas, sous peine d’avoir la langue coupée, ou quelquefois la tête ; chaque jour, ce sont des supplices nouveaux ; toutes les prisons sont pleines ; et, dès que deux ou trois personnes se parlent, surgit un espion qui les épie. Parfois le tsar lui-même questionne les passants. Malheur à nous ! Mieux vaut se taire !