‹ Boris GodounovChapitre 44 sur 52 · L’IMPOSTEUR

L’IMPOSTEUR

M’y attend-on ?

LE PRISONNIER

Dieu sait ; on n’ose pas trop parler de toi là-bas, sous peine d’avoir la langue coupée, ou quelquefois la tête ; chaque jour, ce sont des supplices nouveaux ; toutes les prisons sont pleines ; et, dès que deux ou trois personnes se parlent, surgit un espion qui les épie. Parfois le tsar lui-même questionne les passants. Malheur à nous ! Mieux vaut se taire !

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