‹ Boris GodounovChapitre 45 sur 52 · L’IMPOSTEUR (riant)

L’IMPOSTEUR (riant)

Je le prouverai sans retard. Amis, nous n’allons point attendre Chouïsky ; c’est demain que je compte sur vous pour la bataille.

(Il se retire.)

TOUS

Vive Dimitri !

UN POLONAIS

Livrer bataille, demain ? Ils sont cinquante mille, et c’est à peine si nous sommes quinze mille. Il est fou !

UN AUTRE

Quelle bêtise, ami ! Ne sais-tu pas qu’un Polonais vaut bien cinq cents Russes ?

LE PRISONNIER

Tiens tête toi-même ! Dès que la bataille commencera, un seul te mettra en fuite.

LE POLONAIS

Si tu avais une arme, insolent, je t’aurais fait voir…

(Il désigne son épée.)

LE PRISONNIER

Un Russe, à la rigueur, peut se passer d’épée ; veux-tu tâter de ceci, imbécile !

(Il lui montre le poing.)

(Le Polonais le regarde avec fierté et s’éloigne en silence, tous rient.)

UNE FORÊT

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