Scène VI.
NERON, AGRIPPINE, JUNIE, BURRHUS, NARCISSE.
NERON, à Junie.
Demeurez. DE vos pleurs j’approuve la juſtice.
Mais, Madame, évitez ce ſpectacle odieux.
Moy-meſme en fremiſſant j’en détourne les yeux.
Il eſt mort. Toſt ou tard il faut qu’on vous l’avoüe.
Ainſi de nos deſſeins la Fortune ſe jouë.
Quand nous nous rapprochons, le Ciel nous deſunit.
JUNIE.
J’aimois Britannicus, Seigneur, je vous l’ay dit.
Si de quelque pitié ma miſere eſt ſuivie,
Qu’on me laiſſe chercher dans le ſein d’Octavie
Un entretien conforme à l’eſtat où je ſuis.
NERON.
Belle Junie, allez, moy-meſme je vous ſuis.
Je vais par tous les ſoins que la tendreſſe inſpire
Vous…