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Préface

[ PATAOUÈTE, subst. masc. ] :

Parler des Français d’Algérie, à l’époque où celle-ci était française, comportant beaucoup d’emprunts à l’arabe, à l’espagnol et à l’italien.
« Un Arabe habillé en européen, c’est vrai qu’il fait très pied-noir. Un peu plus indigène, peut-être ? Quand il parle, d’accord ! Dans son parler, y a un peu d’espagnol, un peu d’italien, davantage de français mais une trop nette prédominance d’arabe pour faire vraiment pataouète. Le reste, pareil, faut reconnaître…» (R. Bacri, Le Beau temps perdu, Paris, Lanzmann/Seghers, 1978, p.30).

Cagayous, c’est le premier héros de la littérature officielle pataouète. Ses aventures, picaresques, pittoresques, épiques et tout, elles paraissaient dans des fascicules périodiques, le premier, y date (d’Algérie, d’accord !) de 1896. Illustrés, entre autres, par Assus. Le père de Cagayous, c’est Musette, qu’on a su qu’après que c’était le pseudonyme de Victor-Maurice-Auguste Robinet (y a eu des fuites), 1862-1930.

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