C
CALOMARDE (François-Thadé), 1775-1842. Homme d'État espagnol qui fut l'âme de la politique de son pays après le rétablissement de Ferdinand VII. Il fit partie, en 1824, du ministère de grâce et de justice, où il sut se conserver une influence prépondérante sur les déterminations du roi. Il devint l'âme du parti rétrograde, prit part au décret par lequel Ferdinand VII abolissait la loi salique en Espagne, et fit punir sévèrement les tentatives carlistes. Mais lors de la grave maladie du Roi en 1832, où on le crut mort, Calomarde fut le premier à saluer don Carlos du titre de Roi, et la reine Christine devenue régente l'exila dans ses terres. Il allait y être arrêté lorsqu'il s'enfuit en France où il vécut dans la retraite jusqu'à sa mort.
CAMBRIDGE (la duchesse Auguste DE), 1797-1889. Elle était fille du landgrave Frédéric de Hesse-Cassel, et épousa en 1818 le duc Adolphe-Frédéric de Cambridge, septième fils du roi George III d'Angleterre. Elle devint veuve en 1857.
CAMPAN (Mme), 1752-1822. Jeanne Genest, devint à quinze ans lectrice de Mesdames, filles de Louis XV. Elle épousa M. Campan et devint première femme de chambre de Marie-Antoinette. Pendant la Révolution, retirée dans la vallée de Chevreuse, elle y fonda un pensionnat où Mme de Beauharnais fit entrer sa fille. Napoléon Ier nomma, plus tard, Mme Campan surintendante de la maison qu'il fonda à Ecouen pour l'éducation des filles de la Légion d'honneur.
CANINO (Charles-Jules-Laurent, prince DE), et de Musignano, 1803-1857. Fils de Lucien Bonaparte, il épousa une fille de Joseph Bonaparte. Président de l'Assemblée constituante romaine en 1848, naturaliste distingué, correspondant de l'Institut de France.
CANIZZARO (la duchesse DE). Elle était Anglaise, et avait épousé François de Plantamone, duc de Canizzaro, qui fut pendant plusieurs années ministre des Deux-Siciles accrédité à la cour d'Angleterre.
CANNING (George), 1770-1827. Homme d'État anglais. Il laissa le barreau et se fit nommer à la Chambre des communes en 1793, y soutint Pitt qui le fit nommer sous-secrétaire d'État. Plus tard, il fut dans l'opposition; puis fut ambassadeur à Lisbonne. Il voyagea sur le Continent et ses liaisons avec les libéraux de Paris changèrent ses principes. En 1822, il fut appelé au ministère des Affaires étrangères et s'employa, depuis lors, à des réformes libérales. Il fit des efforts généreux en faveur des catholiques.
CANNING (Charles-John, comte), 1812-1862. Homme d'État anglais, fils de G. Canning. Il entra en 1836 à la Chambre des communes du côté de l'opposition dirigée par sir Robert Peel. A la mort de son père, il entra à la Chambre des lords et fut sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères; en 1846, il fut nommé directeur général des Eaux et Forêts; en 1852, directeur général des Postes, puis gouverneur des Indes, où il eut à lutter pendant deux ans contre l'insurrection.
CANNING (lady), 1817-1861. Fille aînée de lord Stuart de Rothesay, elle épousa lord Canning en 1835 et mourut sans laisser d'enfants.
CANOVA (Antoine), 1757-1822. Célèbre sculpteur italien.
CAPO D'ISTRIA (Jean-Antoine, comte), 1776-1831. Né à Corfou, il fit son éducation en Italie et entra au service russe. L'empereur Alexandre Ier l'employa à plusieurs missions en Allemagne, en Turquie, en Suisse; il fut plénipotentiaire au deuxième traité de Paris en 1815. Plus tard, retiré en Suisse, il prêta son appui aux Grecs révoltés. Il fut assassiné par les fils du Bey des Mainotes.
CARLISLE (Georges-William, vicomte Morpeth, lord), 1802-1864. Petit-fils, par sa mère, de la belle duchesse de Devonshire; il remplit avec distinction les fonctions de lord-lieutenant d'Irlande, sous le ministère libéral de lord John Russell.
CARLOTTA (l'infante), 1804-1844. Fille du roi des Deux-Siciles, sœur de la reine Marie-Christine d'Espagne et épouse de don Francesco de Paulo, infant d'Espagne.
CAROLINE (la reine), 1781-1821. Fille du duc de Brunswick, elle épousa en 1795 le prince de Galles qui fut régent en 1810 et devint roi d'Angleterre en 1820 sous le nom de George IV. Son mari l'accusa publiquement d'adultère dans un procès célèbre. L'enquête ne constata que des inconséquences chez cette Princesse.
CARRACHE (Annibal), 1560-1609. Considéré comme le plus grand des peintres de sa famille, où ils étaient, presque tous, des artistes distingués.
CARREL (Armand), 1800-1836. Célèbre publiciste français. Ancien élève de Saint-Cyr, il prit une part active aux conspirations semi-libérales, semi-bonapartistes sous la Restauration, et, au moment de la révolution espagnole, alla secrètement soutenir les constitutionnels. Il quitta l'épée pour la plume, devint rédacteur en chef du _National_, journal fondé par MM. Thiers et Mignet dans le but de hâter la chute des Bourbons et de préparer l'avènement de la maison d'Orléans. Ce ne fut qu'en 1832 que le _National_ arbora le drapeau républicain. Carrel se battit en duel avec M. de Girardin et mourut quarante-huit heures après, des suites de ses blessures.
CASTELLANE (André, marquis DE), 1758-1837. Député de la noblesse en 1789, il s'unit au Tiers-État et fut secrétaire de l'Assemblée constituante. Jeté en prison pendant la Terreur il n'échappa à la mort que par la chute de Robespierre. En 1802, il fut nommé préfet des Basses-Pyrénées, et, ensuite, maître des requêtes au conseil d'État. Louis XVIII le nomma pair de France en 1815 et lieutenant-général l'année suivante. Il fut le père du maréchal de Castellane.
CASTELLANE (comtesse DE), 1796-1847. Cordelia Greffulhe, épousa en 1813 le comte de Castellane, plus tard maréchal de France.
CASTLEREAGH (Robert Stewart, marquis de Londonderry, vicomte), 1769-1822. Entra de bonne heure à la Chambre des communes où il soutint la politique de Pitt. Ennemi acharné de la Révolution française, âme des coalitions contre Napoléon Ier, il fournit des subsides aux puissances pendant qu'il était ministre de la guerre. Lors du congrès de Vienne, en 1815, il sacrifia la Pologne, la Belgique, la Saxe et Gênes; sa conduite fut vivement attaquée au Parlement. Dans un accès de démence, il mit fin à ses jours.
CASTRIES (Armand-Charles-Augustin de la Croix, duc DE), 1756-1842. Député aux États généraux, il avait fait comme colonel la guerre de l'Indépendance en Amérique. Il défendit énergiquement les prérogatives de la royauté et blessa au bras Charles de Lameth dans un duel né d'une discussion politique, ce qui l'obligea à passer en Allemagne. En 1814, il fut nommé pair de France, général de division. Plus tard, il se rallia à la monarchie de Juillet.
CATHERINE D'ARAGON, 1483-1536. Fille de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle de Castille, elle épousa successivement Henri VII et Henri VIII d'Angleterre. Ce dernier la répudia pour épouser Anne de Boleyn, et ce divorce fut l'origine du schisme en Angleterre.
CATHERINE DE MÉDICIS, 1519-1589. Reine de France. Fille de Laurent II de Médicis, elle épousa Henri II, roi de France, et fut régente pendant la minorité de son second fils Charles IX. Catherine avait apporté d'Italie le goût des arts, elle construisit le palais des Tuileries et continua le Louvre.
CATHERINE PAULOWNA (la grande-duchesse), 1788-1819. Fille de l'empereur Paul Ier de Russie, elle épousa d'abord le prince Pierre de Holstein, puis Guillaume Ier, roi de Würtemberg, dont elle eut une fille.
CAULAINCOURT (la comtesse DE), morte en 1835. Blanche d'Aubusson, épousa en 1812 Auguste-Jean-Gabriel de Caulaincourt, qui fut tué à la bataille de la Moskova, et qui était frère du duc de Vicence.
CELLES (Antoine-Charles, comte de Visher DE), 1769-1841, d'une famille illustre du Brabant, il fut élu député aux États-généraux de cette province. Napoléon Ier le nomma maître des requêtes au conseil d'État et préfet de la Loire-Inférieure, puis du Zuyderzée. Après 1814, devenu sujet du roi des Pays-Bas, il fut élu pendant quelque temps aux États provinciaux. Le roi Léopold l'ayant envoyé comme ministre plénipotentiaire en France, M. de Celles se fit naturaliser, et devint conseiller d'État en France en 1833. Il était le beau-frère du maréchal Gérard.
CHABANNES LA PALICE (le comte Alfred DE), 1799-1868. Il fut d'abord garde du corps de Louis XVIII, puis chef d'escadron et colonel après le siège d'Anvers. Il devint général de brigade et aide de camp du roi Louis-Philippe en 1840. Il quitta le service en 1848 et suivit la famille royale en exil.
CHABANNES (Louisa DE), 1791-1869. Religieuse carmélite; elle fut supérieure du couvent de Paris pendant plusieurs années, puis de celui de Bruxelles où elle mourut.
CHALAIS (la princesse DE), Marie-Françoise de Rochechouart-Mortemart, épousa en premières noces le marquis de Cany dont elle eut une fille qui fut la grand'mère du prince de Talleyrand. Elle épousa, en secondes noces, Louis-Charles de Talleyrand, prince de Chalais, qui mourut en 1757. Elle était dame du palais de la Reine.
CHALAIS (la princesse DE), morte en 1834. Élolie-Pauline Beauvilliers de Saint-Aignan, épousa en 1832 Hélie-Roger de Talleyrand-Périgord, prince de Chalais, titre que porte le fils aîné du chef de cette maison.
CHANTELAUZE (Victor DE), 1787-1859. Député et dernier garde des Sceaux de Charles X, il avait rédigé les fameuses ordonnances qui amenèrent la révolution de Juillet; il fut arrêté et condamné à la prison perpétuelle. L'amnistie de 1837 le rendit à la liberté.
CHARLEMAGNE, 742-814. Roi des Francs, chef de la dynastie des Carolingiens; il succéda à son père Pépin le Bref en 768; en 800 le pape Léon III le couronna empereur d'Occident.
CHARLES Ier. Roi d'Angleterre, 1600-1649. Fils de Jacques Ier, il épousa Henriette de France, fille du Roi Henri IV et sœur de Louis XIII. Victime de la Révolution de 1648, il fut condamné à mort et mourut sur l'échafaud.
CHARLES IX. Roi de France, 1550-1574. Deuxième fils de Henri II et de Catherine de Médicis. Sous son règne, le royaume fut déchiré par les guerres de religion.
CHARLES X. Roi de France, 1757-1836. Frère de Louis XVI et de Louis XVIII à qui il succéda en 1824, il porta le titre de comte d'Artois jusqu'à son avènement; il mourut à Goritz en exil.
CHARLES-JEAN. Roi de Suède, 1764-1844. Général Bernadotte, prince de Ponte-Corvo, maréchal de France, il épousa Mlle Clary, sœur de la femme de Joseph Bonaparte. Après la mort de Charles XIII de Suède qui l'avait adopté, il devint en 1818 roi de Suède et de Norvège.
CHARLOTTE DE PRUSSE (la princesse), 1798-1860. Fille du roi Frédéric-Guillaume III, elle épousa en 1817 le grand-duc Nicolas de Russie qui succéda sur le trône à son frère Alexandre Ier.
CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte DE), 1768-1848. Un des plus illustres écrivains français du dix-neuvième siècle. Il eut des relations avec beaucoup de femmes connues par leur talent, leur grâce ou leur beauté. Sous la Restauration, il fut pendant quelques années dans la diplomatie, et, comme ministre des Affaires étrangères, il prit une grande part à la guerre d'Espagne en 1822.
CHÂTILLON-MONTMORENCY (duc DE), mari de Mlle de Lannois. Il périt noyé dans le naufrage de la frégate _la Blanche_ à l'entrée de l'Elbe.
CHODRON (Jules), 1804-1870. Fils du notaire du prince de Talleyrand, qui obtint pour lui, du roi Louis-Philippe, le nom de Courcel, il entra dans la diplomatie, où il sut se faire une position aussi honorable que distinguée. Son fils fut pendant plusieurs années ambassadeur à Berlin et à Londres.
CHOISEUL-STAINVILLE (Étienne-François, duc DE), 1719-1785. Homme d'État français, ambassadeur, puis ministre, de 1758 à 1770, sous Louis XV, il fit conclure _le Pacte de famille_. Une intrigue de cour le renversa parce qu'il ne voulait pas plier devant la Dubarry. Relégué dans sa terre de Chanteloup, il y reçut, malgré le roi, le témoignage de l'estime publique. Il avait épousé Mlle Crozat du Châtel, qui paya les dettes que la générosité de son mari lui avait fait contracter, et passa les dernières années de sa vie, après son veuvage, dans un pauvre couvent de Paris.
CLANRICARDE (marquis DE), 1802-1874. Homme politique anglais. Il épousa en 1825 la fille de Canning et fut appelé, l'année suivante, à siéger à la Chambre des lords. Il fut sous-secrétaire aux Affaires étrangères en 1826, ambassadeur en Russie de 1838 à 1841, directeur général des postes de 1846 à 1852 et lord du Sceau privé en 1857.
CLANRICARDE (lady), morte en 1876. Henriette, fille unique de G. Canning, épouse de lord Clanricarde.
CLARENCE (duchesse DE), 1792-1849. Voir à ADÉLAÏDE (la reine).
CLARENDON (Edouard-Hyde, comte), 1608-1674. Magistrat et historien anglais. Lors de la guerre civile, sous Charles Ier, il prit le parti du roi Charles II qui le nomma grand chancelier. Il se retira en France et mourut à Rouen.
CLARENDON (lord), 1800-1870. Ministre d'Angleterre à Madrid en 1833, plus tard ministre du Commerce et lord-lieutenant d'Irlande. En 1853, il devint ministre des Affaires étrangères, représenta l'Angleterre au Congrès de Paris en 1856, puis fut ambassadeur en Italie en 1868.
COBBETT (William), 1766-1835. Démagogue anglais. Il passa plusieurs années aux États-Unis; à son retour en Angleterre en 1804, il y rédigea un journal radical qui fut souvent poursuivi. Élu en 1832 à la Chambre des communes, il y appuya chaudement la réforme parlementaire.
COBOURG (le prince Ferdinand DE), 1816-1888. Ce prince fut le deuxième mari de la reine de Portugal, doña Maria da Gloria, qu'il épousa en 1836. Il reçut le titre de Roi en 1837. Veuf en 1853, il fut régent pendant la minorité de son fils. En 1869, il contracta un mariage morganatique avec Mlle Hensler, qui fut faite comtesse Elice d'Edla. Il était frère du roi Léopold de Belgique et de la duchesse de Kent.
COLMAGHI. Marchand de tableaux et de gravures à Londres. L'origine de cette maison, qui existe encore, remonte à 1750, lorsque Paul Colmaghi, Italien venu de Paris à Londres, y ouvrit une boutique en association avec M. Nolteno. Le roi George IV en fut un constant protecteur.
CONROY (sir John), 1786-1854. Officier anglais; il fut chevalier d'honneur de la duchesse de Kent. A son avènement, la reine Victoria le fit baron. Il avait épousé en 1808 la fille et héritière du major Fisher, frère de l'évêque de Salisbury.
CONYNGHAM (William, lord), 1765-1854. Avocat irlandais, membre de la Chambre des communes, il appartenait au groupe libéral de Burke; vers la fin de sa vie il pencha vers les tories. Il fut élevé à la Pairie.
CONYNGHAM (Henri, baron), 1766-1832. Il épousa la fille aînée de Joseph Denison.
CONYNGHAM (lady). Morte en 1861. Élisabeth, fille de J. Denison, banquier à Londres, épousa en 1794 le baron Henri Conyngham, qui fut créé marquis en 1816. Amie intime du prince régent d'Angleterre, plus tard le roi George IV, elle sut profiter de son pouvoir sur lui.
CONYNGHAM (François-Nathaniel, marquis DE), 1797-1882. Il portait, du vivant de son père, le nom de Mount-Charles. Il se signala dans les affaires publiques par ses idées libérales, fut sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, lord de la Trésorerie, directeur des Postes en 1834, membre du Conseil privé en 1835 et vice-amiral de l'Ulster en 1849.
CORINNE, femme poète de la Grèce, cinquième siècle avant Jésus-Christ.
COUSIN (Victor), 1792-1867. Philosophe et écrivain français, pair de France, directeur de l'École normale et membre de l'Académie française. Il fut un instant ministre de l'Instruction publique sous M. Thiers en 1840.
COWLEY (lady), 1796-1860. Georgiana-Auguste, fille aînée du marquis de Salisbury, épousa en 1816 l'Honorable Henry Wellesley, créé en 1828 baron Cowley.
COWPER (lady), sœur de W. Lamb, lord Melbourne. Elle épousa en deuxièmes noces, en 1840, lord Palmerston, à l'âge de 50 ans.
CRANMER (Thomas), 1489-1556. Archevêque de Canterbury, promoteur de la Réforme en Angleterre. Il prononça lui-même le divorce que le Pape avait refusé à Henri VIII contre Catherine d'Aragon. A l'avènement de la reine Marie Tudor, il fut arrêté comme hérétique et mourut sur le bûcher.
CROMWELL (Olivier), 1599-1658. Protecteur de la République d'Angleterre en 1652, il amena la ruine du parti royaliste et les infortunes du roi Charles Ier, qu'il fit condamner à mort.
CUMBERLAND (Ernest-Auguste, duc DE), 1771-1851. Le dernier des fils de George III d'Angleterre. En 1837, il monta sur le trône de Hanovre.
CUMBERLAND (duchesse DE), 1778-1841. Frédérique, princesse de Mecklembourg-Strélitz, sœur cadette de la reine Louise de Prusse; elle épousa, en 1793, le prince Louis de Prusse, frère du roi Frédéric-Guillaume III. Devenue veuve, elle épousa en deuxièmes noces le prince Frédéric-Guillaume de Solms-Braunfels, et enfin en troisièmes noces le duc de Cumberland, qui fut appelé au trône de Hanovre en 1837. Elle fut la mère du roi Georges V de Hanovre.
CUVIER (Georges), 1769-1838. Célèbre naturaliste, membre de l'Académie française. Il fut conseiller d'État en 1814 et pair de France en 1831.
CZARTORYSKI (le prince Adam), 1770-1861. Fils d'Adam-Casimir Czartoryski, qui, à la mort d'Auguste III, roi de Pologne, fut porté candidat au trône, mais que Catherine II en fit écarter au profit de Stanislas Poniatowski. Envoyé comme otage à Saint-Pétersbourg après le partage de la Pologne, il y jouit d'une grande faveur auprès de l'empereur Alexandre Ier, devint ministre des Affaires étrangères de 1801 à 1805, et en 1815 fut sénateur-palatin de Pologne, et curateur de l'Université de Vilna. Il se retira des affaires en 1821, et, après 1830, s'établit à Paris. En 1817, il avait épousé la princesse Anna Sapieha.
D
DACRE (lord), 1774-1851. Thomas Brand. Il épousa, en 1819, Barbe, fille de sir C. Ogle.
DALBERG (le duc DE), 1773-1833. Fils du Primat et archichancelier de ce nom; il fut membre du Conseil provisoire à Paris après la chute de Napoléon et plénipotentiaire au congrès de Vienne.
DAUPHIN DE FRANCE. Louis, fils de Louis XV, 1729-1765. Il épousa d'abord l'infante Marie d'Espagne qui mourut bientôt. De son second mariage avec la princesse Josépha, fille de l'électeur de Saxe, roi de Pologne, il eut plusieurs enfants. Il ne régna pas, mais fut le père des rois Louis XVI, Louis XVIII, Charles X. Modèle de toutes les vertus, il vécut comme un saint.
DAURE (M.). Répétiteur au collège Henri IV, à Paris; il écrivait dans le _Constitutionnel_.
DAVOUT (Napoléon-Louis), 1810-1853. Fils du Maréchal. Il fit partie de l'état-major du général Gérard, au siège d'Anvers. Il entra à la Chambre des Pairs en 1836. Il portait le titre de prince d'Eckmühl.
DAWSON-DAMER (George-Lionel), né en 1788, colonel dans l'armée anglaise.
DAWSON-DAMER (Mrs), morte en 1848. Nièce et enfant adoptive de Mrs Fitzherbert.
DECAZES (Élie, duc), 1780-1846. Il fut d'abord avocat, puis attaché au service du roi Louis de Hollande. Il fut fait ensuite ministre et pair de France par Louis XVIII. En 1820, il dut quitter le ministère, les royalistes exaltés ne craignant pas de lui imputer l'assassinat du duc de Berry; créé duc, il fut envoyé comme ambassadeur en Angleterre. Après 1830, il se rallia à Louis-Philippe et fut nommé grand référendaire de la cour des Pairs.
DECAZES (la duchesse). Fille du comte de Saint-Aulaire et de Mlle de Soycourt, petite-fille, par sa mère, du dernier prince de Nassau-Sarbrück et petite-nièce de la duchesse de Brunswick-Bevern, qui obtint de Frédéric VI, roi de Danemark, la transmission du duché de Glucksbourg en faveur du duc et de la duchesse Decazes, à leur mariage en 1818. Elle fut la deuxième femme du duc Decazes.
DEDEL (Salomon), 1775-1846. Diplomate danois; il fut ambassadeur en Suède, en Espagne, en Angleterre. Il mourut à Londres.
DEMION (M.). Homme d'affaires de la famille Montmorency, du prince de Talleyrand et des James Rothschild. Il administra pendant plusieurs années les terres de Valençay.
DENISON (Albert), 1805-1860. Second fils du marquis de Conyngham. Par sa mère, il hérita des grandes propriétés de son oncle Denison et prit alors ce nom. Il fut créé baron de Londesborough en 1850.
DESAGES (Émile), 1793-1850. Fils d'un employé supérieur au ministère des Affaires étrangères, il entra dans les bureaux de ce ministère dès l'âge de seize ans. En 1820, il fut nommé secrétaire à l'ambassade de Constantinople. En 1830, le général Sébastiani, ministre des Affaires étrangères, l'appela à la tête de la direction politique de ce département. Il se retira, après 1848, à Menesele, dans la Charente.
DEVONSHIRE (William, duc DE), 1768-1835. De la maison de Courthenay. Le titre s'étant éteint dans la ligne aînée, le duc parvint à le reprendre, après avoir établi devant la Chambre des lords en 1831 que, par ses lettres patentes de 1553, la reine Marie avait stipulé que le titre, à défaut de ligne directe, passerait aux héritiers de la ligne collatérale.
DEVONSHIRE (la marquise DE). Morte en 1806. Fille de lord Spencer, elle avait épousé en 1774 le marquis de Devonshire.
DIANE DE POITIERS, 1499-1586. Fille aînée de Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, Diane épousa à treize ans Louis de Brézé. Elle fut la favorite du roi Henri II, qui la fit duchesse de Valentinois et lui donna le château d'Anet, un des plus beaux ouvrages de cette époque.
DIDOT (Firmin), 1764-1836. Il se distingua de bonne heure par les progrès qu'il fit faire à la typographie, déjà illustrée par son père et son frère aîné. Il fut élu député en 1827. Décoré de la Légion d'honneur, il fut nommé par le roi Louis-Philippe imprimeur du roi et de l'Institut de France.
DINO (duchesse DE), 1793-1862. Titre que porta la comtesse Edmond de Périgord depuis 1815. Il avait été décerné par le roi de Naples au prince de Talleyrand qui avait si heureusement défendu ses intérêts au Congrès de Vienne, et M. de Talleyrand l'offrit galamment à sa nièce.
DOLOMIEU (la marquise DE), 1779-1849. Dame d'honneur de la reine Marie-Amélie, à qui elle était très dévouée. Mme de Dolomieu était la sœur de Mme de Montjoye, dame de Madame Adélaïde.
DOM MIGUEL, 1802-1866. Il fut régent du royaume de Portugal, pendant la minorité de sa nièce, la reine doña Maria da Gloria; il en profita pour s'emparer du trône et se faire déclarer Roi en 1828. Dom Pedro Ier revint alors du Brésil, et après une lutte assez vive il parvint à reconquérir la couronne pour sa fille, et il força dom Miguel à quitter le Portugal.
DON ANTONIO (l'infant), 1755-1817. Un des infants espagnols internés à Valençay par Napoléon Ier. En revenant de sa captivité, il fut nommé grand-amiral de Castille.
DON CARLOS de Bourbon, 1788-1855. Second fils de Charles II et frère de Ferdinand VII, roi d'Espagne, il fut détenu avec son frère à Valençay. Ferdinand VII ayant terminé son règne en 1833 en abolissant la loi d'hérédité et en léguant sa couronne à sa fille Isabelle, don Carlos protesta, fut exilé, rentra en Espagne en 1834 et commença la guerre civile. Vaincu en 1839, il se réfugia en France, puis en 1847 à Trieste où il mourut.
DON FRANCESCO, 1794-1865. Infant d'Espagne; il épousa en 1819 la princesse Carlotta, fille du roi des Deux-Siciles et sœur de la reine Christine.
DONNADIEU (Gabriel), 1777-1849. Général français. Il embrassa avec ardeur les principes de la Révolution, s'enrôla et fut attaché longtemps au corps d'armée de Moreau. Soupçonné d'intrigues sous le Consulat et l'Empire, il passa à plusieurs reprises de la grâce à la disgrâce. Il se rallia à Louis XVIII qui lui conféra le grade de lieutenant-général.
DORSET (le duc DE), 1795-1815. Il se tua en tombant de cheval, et ne laissa pas d'enfants. Il était le frère de lady Plymouth. Le titre de duc de Dorset a été donné à la famille Sackfield par la reine Élisabeth d'Angleterre.
DORSET (Charles, vicomte de Sackfield, duc DE), 1767-1843; oncle du précédent et héritier de son titre. Il ne se maria jamais.--Il était très lié avec le roi Guillaume IV d'Angleterre.
DOSNE (Mme), Mlle Sophie-Eurydice Matheron, épousa en 1816 M. Dosne, agent de change. Elle était née en 1788. Ses parents tenaient un magasin de mercerie en gros dans le faubourg Montmartre.
DOUGLAS (le marquis DE), 1811-1863. Plus tard duc de Hamilton. En 1843, il épousa la princesse Marie de Bade. Il mourut à Paris des suites d'un accident.
DROUET D'ERLON, 1765-1844. Maréchal de France; il s'était enrôlé sous la République et avait fait les campagnes de l'Empire. Il fut un des plus empressés à reconnaître Napoléon Ier à son retour de l'île d'Elbe, et commanda le premier corps d'armée pendant les Cent-Jours. Il combattit à Waterloo. Condamné par contumace, il trouva un asile en Prusse et ne reprit de service en France qu'en 1830. Il fut nommé gouverneur d'Algérie en 1834.
DUCHATEL (Charles Tanneguy, comte), 1803-1867. Homme politique français. Il fut successivement conseiller d'État, député, ministre. Il fut membre de l'Académie des sciences morales et politiques.
DUNCANNON (John-William), 1781-1847. Il avait épousé, en 1805, Marie, fille de lord Westmorland. D'opinions très libérales, il fit partie en 1834 du ministère Melbourne avec le portefeuille de l'Intérieur; en 1835, il fut créé lord Bessborough.
DUPERRÉ (l'amiral), 1775-1846. Il se signala de bonne heure dans des combats contre les Anglais, fut fait contre-amiral et baron en 1811. Il conduisit, en 1830, la flotte qui portait l'armée française en Algérie et contribua à la prise d'Alger, ce qui le fit nommer amiral et pair de France. Il fut plusieurs fois ministre de la Marine.
DUPIN (André-Marie), 1783-1865, dit _Dupin l'aîné_; jurisconsulte et magistrat français, député. Il prit une part active à l'élection de Louis-Philippe comme roi des Français. De 1832 à 1840, il fut président de la Chambre des députés. Sous le deuxième empire, il fut appelé au Sénat.
DUPIN (Pierre-Charles-François, baron), 1784-1873. Le dernier des trois Dupin. Statisticien français. Membre de l'Institut, de la Chambre des Pairs, il se montra également dévoué à la dynastie d'Orléans et à la Charte de 1830.
DURHAM (John-Lambton, comte DE), 1792-1840. Gendre de lord Grey. Il était entré au Parlement et siégea dans les rangs des Whigs avancés. En collaboration avec lord John Russell, il élabora le grand Bill de réforme en 1831; il fut plus tard ambassadeur en Russie et gouverneur du Canada.
DURHAM (lady), 1816-1841. Louise-Élisabeth, fille de lord Grey, deuxième femme de lord Durham.
E
EASTNOR (lord), 1788-1873. Il avait épousé, en 1815, la fille de lord Hardwick.
EASTNOR (lady), morte en 1873. Fille de lord Hardwick, elle était sœur de lady Stuart de Rothesay.
EBRINGTON (Hughes, comte de Fortescue, lord), 1783-1861. Il entra de bonne heure à la Chambre des communes. En 1839, il fut nommé conseiller privé et vice-roi d'Irlande; en 1846, grand-intendant de la Couronne, et il se retira en 1850. Il appartint toujours au parti whig.
ÉLISABETH, reine d'Angleterre, 1533-1603. Fille de Henri VIII et d'Anne de Boleyn. Elle ne se maria pas, et laissa sa couronne à Jacques Ier, roi d'Écosse et fils de Marie Stuart.
ELLICE (l'honorable Édouard), 1787-1863, gendre de lord Grey. Membre de la Chambre des communes, il contribua à y faire voter le Bill de réforme. Il fut secrétaire du Trésor et de la Guerre. Riche commerçant, il possédait de vastes propriétés au Canada.
ENTRAIGUES (Amédée Goveau D'), né en 1785. Préfet à Tours de 1830 à 1847. Il avait épousé une princesse Santa-Croce dont le père avait été mêlé aux événements de 1798 qui enlevèrent Rome au Pape et y firent proclamer la République. Ce prince avait confié sa fille au prince de Talleyrand qui la fit élever et la dota.
ENTRAIGUES (Jules D'), né en 1787 et mort fort âgé. Frère du préfet de Tours, il possédait, dans les environs de Valençay, un joli château nommé _la Moustière_.
ESCLIGNAC (la duchesse D'), 1801-1868. Georgine, fille du baron Boson de Talleyrand-Périgord, troisième frère du prince de Talleyrand, et de Charlotte-Louise de Puissigneux, elle avait épousé le duc d'Esclignac.
ESTERHAZY (Paul-Antoine, prince), 1786-1866. Diplomate autrichien, il fut ambassadeur à Londres pendant les conférences de 1831 et membre du Ministère hongrois Batthyány. Il fut toujours un ami fidèle de la duchesse de Dino.
ÉTIENNE (Charles-Guillaume), 1777-1845. Journaliste et auteur dramatique français; il devint député en 1832, vota avec les libéraux et obtint, en 1839, un siège à la Chambre des Pairs.
ÉTIENNE DE BLOIS, roi d'Angleterre, 1105-1154. Il avait pour mère une fille de Guillaume le Conquérant. Étienne de Blois épousa l'héritière des comtes de Boulogne.
EXELMANS (Isidore, comte), 1775-1852. Un des plus brillants généraux du premier Empire. Exilé au retour des Bourbons, il ne put rentrer en France qu'en 1823. Nommé pair de France par le roi Louis-Philippe, il devint en 1849 grand chancelier de la Légion d'honneur, et, en 1851, maréchal de France. Il mourut d'une chute de cheval.
F
FABRE (François-Xavier), 1766-1837. Peintre français, élève de David. Il se lia, à Florence, avec la comtesse d'Albany, veuve du dernier des Stuart et d'Alfieri, le célèbre poète italien, qu'elle avait épousé en secondes noces.
FAGEL (le général Robert). D'une famille néerlandaise, il combattit contre la France pendant les guerres de la République. Il fut nommé ambassadeur des Pays-Bas aux Tuileries sous la Restauration.
FALK (Antoine-Reinhard), 1776-1843. Homme d'État hollandais; il fut secrétaire de légation à Madrid; plus tard, ministre des Affaires étrangères, de l'Instruction publique, du Commerce, des Colonies. En 1824, il fut envoyé comme ambassadeur à Londres; après la séparation de la Hollande et de la Belgique, il fut ambassadeur à Bruxelles où il mourut.
FALK (Mme), 1792-1851. Rose, baronne de Roisin; elle était demoiselle d'honneur de la Reine des Pays-Bas et épousa, en 1817, M. Falk. Après la mort de son mari, elle fut nommée grande maîtresse de la princesse d'Orange, et se démit de ses fonctions en 1849 lorsque la Princesse monta sur le trône.
FARNBOROUGH (lord), 1761-1838. Ami intime de Pitt, il fut maître général des Postes.
FERDINAND II, roi des Deux-Siciles, 1810-1859. Il monta sur le trône en 1830, et amena par son impopularité la chute de sa dynastie. On l'avait surnommé _le roi Bomba_.
FERDINAND VII, roi d'Espagne, 1784-1833. Fils aîné de Charles IV et de Marie-Louise de Parme. L'année même de son avènement, en 1808, il fut interné à Valençay, mais remonta sur le trône en 1814.
FERGUSSON (Robert Cutlat), 1768-1838. Avocat et magistrat anglais. Il passa vingt ans à Calcutta, où il fit une grosse fortune, et, en 1826, revint en Angleterre, où il soutint vigoureusement les réformes libérales. En 1830, il se fit l'avocat de la Pologne. En 1831, il épousa une Française, Mlle Auger, dont il eut deux enfants.
FERRETTE (Étienne, bailli DE), 1747-1831. Il était déjà bailli de l'ordre de Malte en 1767 et ambassadeur de cet ordre à Paris. En 1805, les domaines de Malte à Heitersheim ayant été sécularisés et incorporés au grand-duché de Bade, le baron de Ferrette fut indemnisé par une pension viagère de 60,000 livres et nommé ministre de Bade auprès de l'empereur Napoléon Ier, plus tard, auprès de Louis XVIII. Il démissionna en 1830. Il avait beaucoup de relations à Paris et était un ami du prince de Talleyrand.
FERRERS (lord), 1822-1859. Washington Sewallis, comte Ferrers.
FERRERS (lady), épousa en 1844 lord Ferrers. Elle se nommait Arabella et était fille du marquis de Donegall.
FIESCHI (Joseph), 1790-1835; né à Murano (Corse); il tenta de faire périr le roi Louis-Philippe pendant une revue le 28 juillet 1835, à Paris, au moyen d'une machine infernale dressée dans une maison vers le milieu du boulevard du Temple. Le Roi et les Princes échappèrent, mais vingt-deux personnes furent blessées et dix-huit tuées, parmi lesquelles le maréchal Mortier, duc de Trévise, ministre de la Guerre. Fieschi fut condamné à mort avec ses complices Pépin et Morey.
FITZCLARENCE (Adolphus, lord), 1802-1856. Troisième fils illégitime du roi Guillaume IV d'Angleterre et de l'actrice Mrs Jordan. Il fut contre-amiral et aide de camp naval de la reine Victoria.
FITZ-PATRICK (Richard), 1747-1813. Il fut général et se distingua dans la guerre d'Amérique. Il entra au Parlement en 1870, fut secrétaire du duc de Portland, lord-lieutenant d'Irlande, et, en 1783, secrétaire au ministère de la Guerre; il fut un constant ami de Fox.
FITZ-PATRICK (M.). Né en 1809, il épousa en 1830 la fille d'Auguste Douglas. Il fut capitaine dans l'armée anglaise et membre du Parlement.
FITZROY-SOMERSET (lord), 1788-1855. Plus tard lord Raglan. Fils cadet du comte de Beaufort, aide de camp du duc de Wellington, aux côtés de qui il perdit le bras droit à Waterloo. Il mourut du choléra sous Sébastopol, où il commandait l'armée anglaise.
FITZROY-SOMERSET (lady), morte en 1881. Elle était fille de lord Wellesley, et nièce du duc de Wellington, chef et ami de lord Fitzroy-Somerset, qu'elle épousa, en 1814.
FLAHAUT (le général comte DE), 1785-1870. Aide de camp de Napoléon Ier, il fut, sous Louis-Philippe, pair de France, et sous Napoléon III ambassadeur et sénateur. Ses parents étaient pauvres, et le prince de Talleyrand avait contribué en partie aux frais de son éducation.
FLAHAUT (la comtesse DE), morte en 1867. Elle était fille de lord Keith et Nairne, amiral anglais.
FOUCHÉ (Joseph), duc d'Otrante, 1763-1820. Maître de police sous l'Empire; homme habile, mais sans convictions et sans scrupules.
FOUGIÈRES (Mlle DE). Elle épousa le marquis Christian de Nicolay. Son fils, Antoine, épousa Mlle de Vogüé, et sa fille Aymardine, Paul de Larges.
FOX (Charles-Jacques), 1748-1806. Un des plus grands orateurs de l'Angleterre. Député, il entra dans l'opposition et fut bientôt à la tête du parti whig. Défenseur de la tolérance et de la liberté, il se montra favorable à la Révolution française et ne cessa de conseiller la paix avec la France.
FRANÇOIS Ier, Roi de France, 1494-1547. Fils de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie, il succéda, en 1515, au roi Louis XII dont il avait épousé la fille Claude.
FRÉDÉRIC II LE GRAND. Roi de Prusse, 1712-1786. Guerrier illustre, il fonda la puissance militaire de la Prusse. Amateur des lettres et se piquant de philosophie, il attira Voltaire à sa cour et fut en relation avec les encyclopédistes.
FRIAS (le duc DE), 1783-1851. Don Bernardino Fernandez Vilano, comte de Haro, duc de Frias, duc de Meda, marquis de Villena. Depuis 1796, il servit dans la _Guardia Volona_ et devint capitaine. Il épousa doña Marianna de Siloa, fille du marquis de Santa-Cruz. Le duc de Frias fut ambassadeur d'Espagne à Londres, et devint ensuite président de la Chambre haute établie par la Charte qu'octroya la reine Marie-Christine en 1834, et appelée _El estatuto Real_. Il était homme de lettres et a laissé des poésies.
FULCHIRON (Jean-Claude), 1774-1859. Littérateur et homme politique français. Élève de l'École polytechnique, il servit dans l'artillerie. En 1831, élu député, il se montra, pendant quinze ans, le constant défenseur de la politique conservatrice. Pair de France en 1845, il rentra dans la vie privée en 1848.
G
GAËTE (Martin-Charles Gaudin, duc DE), 1756-1841. Ministre des Finances sous Napoléon Ier, qui le créa duc. Il fut député sous la Restauration, et, en 1820, gouverneur de la Banque de France.
GARCIA (Manuel), 1775-1832. Compositeur et artiste lyrique espagnol; il fut le père de Mme Malibran et de Mme Viardot.
GARRAUBE (Jean-Alexandre Valleton DE), 1790-1859. Il suivit la carrière militaire et se signala d'abord par son zèle légitimiste. Son dévouement pour la duchesse d'Angoulême lui valut le surnom de _Chevalier du Brassard_, et une faveur qui, pendant quinze ans, ne se démentit pas. Il se rallia à Louis-Philippe en 1830. En 1831, il était colonel et député. Il se montra, en général, fidèle à la politique des doctrinaires. Il fut admis à la retraite en 1852 avec le grade de général de brigade.
GASTON D'ORLÉANS, 1608-1660. Troisième fils du roi Henri IV et frère de Louis XIII. Il porta le titre de duc d'Anjou jusqu'en 1624, où il reçut en apanage le duché d'Orléans. Il joua un rôle déplorable pendant la Fronde, passant sans cesse d'un parti à un autre. C'était, du reste, un homme spirituel, ami des lettres et des sciences. Il laissa une seule fille, la célèbre Mademoiselle, duchesse de Montpensier.
GAUTARD (M. DE), mort en 1839. Il possédait, près de Bex, le château Grenier. Très estimé, il fut beaucoup regretté quand il mourut des suites d'un accident, l'esprit-de-vin dont il dirigeait la fabrication ayant pris feu et fait explosion.
GEORGE III, Roi d'Angleterre, 1738-1820. Il monta sur le trône en 1760, succédant à son grand-père George II. Il étendit les conquêtes de l'Angleterre aux Indes et réunit définitivement l'Irlande. Il combattit de tout son pouvoir la Révolution française, et devint fou dix ans avant sa mort.
GEORGE IV, Roi d'Angleterre, 1762-1830. Une jeunesse dissipée, l'énormité de ses dettes et son mariage avec une catholique, Mrs Fitzherbert, lui aliénèrent l'estime de sa nation. En 1795, il épousa la princesse Caroline de Brunswick, à laquelle il intenta plus tard un procès scandaleux. En 1811, le Parlement lui donna la Régence par suite de la démence de son père. Il monta sur le trône eu 1820. Ce fut à lui que Napoléon adressa sa lettre pour réclamer l'hospitalité de l'Angleterre, après sa seconde abdication.
GEORGE V, Roi de Hanovre, 1819-1878. Il succéda à son père le roi Ernest-Auguste en 1851, malgré sa cécité. En 1866, il perdit ses États, qui passèrent à la Prusse, après avoir absolument refusé toute entente avec elle.
GÉRARD (Étienne-Maurice, comte), 1773-1852. Ayant adopté la carrière militaire, il fit toutes les campagnes de la République et de l'Empire. La Restauration l'éloigna. En 1830, il devint ministre de la Guerre, et en 1831 maréchal. Commandant de l'expédition de Belgique, il prit la citadelle d'Anvers et fut élevé à la Pairie en 1832.
GESSLER (Hermann). Bailli des cantons de Schwytz et d'Uri pour Albert Ier d'Autriche; il fut, par sa cruauté, cause de l'insurrection du pays en 1307, et, selon la tradition, périt de la main de Guillaume Tell.
GILLES LE GRAND. Type de la comédie bouffonne, tirant son nom d'un acteur célèbre au dix-septième siècle.
GIRARDON (François), 1630-1715. Sculpteur: protégé par le chancelier Séguier qui l'envoya étudier à Rome, il fit plusieurs ouvrages très estimés.
GIROLLET (Jean-Baptiste-Simon, abbé), 1765-1836. Prêtre bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, que la Révolution força d'émigrer. Il trouva en Pologne une situation de précepteur où il connut la princesse Tyszkiewicz. Elle le recommanda au prince de Talleyrand, qui le fit nommer aumônier de la Chambre des Pairs. Il fut très ami de la famille de Talleyrand. Vers la fin de sa vie, il s'établit à Rochecotte, où il fonda une école qui porte son nom.
GLOUCESTER (Frédéric, duc DE), 1776-1834. Fils du duc Guillaume-Henri de Gloucester, mort en 1805, il avait épousé en 1816 la quatrième fille du roi George III, et fut, à cette occasion, élevé au rang de prince du sang.
GLOUCESTER (la duchesse DE), 1776-1857. Marie, fille de George III d'Angleterre et de la princesse Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strélitz, épouse du duc de Gloucester.
GONTAUT-BIRON (la duchesse DE), 1773-1858, née Montault-Navailles, gouvernante des enfants de France, qu'elle suivit en exil. Charles X l'avait créée duchesse en 1827: c'était un titre à brevet.
GRAFTON (Henry Fitzroy, duc DE), 1790-1863. Il entra en 1826 à la Chambre des communes parmi les libéraux et les promoteurs de la réforme parlementaire. A la mort de son père, il entra à la Chambre des lords où il conserva son attitude libérale, suivant assez fidèlement la politique de lord John Russell. Il avait épousé une fille de l'amiral Berkeley.
GRAHAM (sir James), 1792-1861. Il devint en 1836, à la mort de son père, duc de Montrose et il siégea alors à la Chambre des lords dans les rangs du parti conservateur. En 1837, il devint chancelier de l'Université de Glascow; en 1852, grand maître de la maison de la reine: il fut aussi lord-lieutenant et chancelier du duché de Lancastre.
GRANT (Charles), plus tard lord Glenelg. Il était né en 1780, fut membre de la Chambre des communes. De 1817 à 1822, il fut secrétaire d'État pour l'Irlande. En 1830, il fit partie du ministère de lord Grey et, en 1835, de celui de lord Melbourne.
GRANVILLE (lord), 1775-1846. Fils cadet du marquis de Stafford; il représenta pendant de longues années l'Angleterre à Paris, où il sut se créer des amitiés précieuses. Sa femme était fille de la belle duchesse de Devonshire.
GRANVILLE (lady). Henriette-Élisabeth Cavendish, fille du duc de Devonshire, épousa en 1809 lord Granville et mourut en 1862.
GREFFULHE (Mme), 1766-1859. Pauline de Randan-Pully; elle épousa en 1793 M. Louis Greffulhe, dont elle eut une fille qui fut la comtesse de Castellane. Devenue veuve en 1821, Mme Greffulhe épousa en secondes noces le comte d'Aubusson la Feuillade, pair de France et ancien ambassadeur, qui mourut en 1848.
GRENVILLE (lord William Wyndham), 1759-1834; attaché au parti de Pitt dont il était le parent, il remplit plusieurs rôles politiques.
GREVILLE (Henry). Il occupa un emploi à la cour vice-royale de Dublin sous lord Clarendon; il eut ensuite un poste au Foreign-office et fut secrétaire privé du duc de Wellington.
GREY (Charles Howick, lord), 1764-1845. Appartenant au parti libéral, lord Grey fut ministre avec Fox et joua un grand rôle dans le procès de la reine Caroline et aussi dans les affaires de Belgique en 1830. C'est à lui que l'Angleterre dut sa réforme électorale.
GREY (lady), 1775-1861. Fille de William Ponsonby et de Louise, fille du vicomte Molesworth, elle avait épousé lord Grey en 1794.
GREY (lady Élisabeth), fille de lord Grey; elle mourut sans s'être mariée.
GREY (lady Georgiana), sœur de la précédente; elle mourut en 1870 sans avoir été mariée.
GRISI (Giulia), 1812-1869. Célèbre cantatrice, fille d'un officier italien au service de la France et nièce de Mme Grassini. Elle naquit à Milan, entra de bonne heure au Conservatoire et devint une artiste renommée, admirée dans toute l'Europe et l'Amérique. En 1836, elle épousa à Paris le comte Gérard de Melcy, mais cette union fut rompue peu après, à la suite d'un duel entre M. de Melcy et lord Castlereagh, neveu du célèbre homme d'État. Elle se remaria plus tard avec son camarade Mario, comte de Candia.
GROSVENOR (lady), née en 1797; Élisabeth, fille cadette du duc de Sutherland, épousa en 1819 le duc de Westminster.
GUILLAUME II, Roi des Pays-Bas, 1792-1849. Il épousa, en 1816, Anna Paulowna, fille de l'Empereur Paul de Russie, et eut un règne paisible et conciliateur.
GUILLAUME IV, Roi d'Angleterre, 1765-1837. Il monta sur le trône à l'âge de soixante-cinq ans, succédant à son frère George IV, et régna de 1830 à 1837. Il avait épousé, en 1818, Adélaïde, fille du duc de Saxe-Meiningen.
GUILLAUME LE CONQUÉRANT ou le Bâtard, duc de Normandie, 1027-1087. Il conquit l'Angleterre en 1066 et sut organiser fortement son nouveau royaume en créant une noblesse militaire hiérarchisée.
GUILLAUME TELL, mort en 1354. Un des chefs de la révolution qui affranchit la Suisse en 1307.
GUISE (Henri de Lorraine, duc DE), dit _le Balafré_; 1550-1588. Fils aîné de François de Guise, chef de la Ligue, il fut assassiné au château de Blois par ordre de Henri III; il avait dirigé le massacre de la Saint-Barthélemy.
GUIZOT (François-Pierre-Guillaume), 1767-1874. Homme d'État et écrivain français; il fut ministre sous Louis-Philippe. Ambassadeur à Londres et membre de l'Académie française.
GUIZOT (Mme), 1803-1833. Élisa Dillon, fut la deuxième femme de M. Guizot, qu'elle épousa en 1828, après la mort de sa première femme, Pauline de Meulan.
H
HAENDEL (Georges-Frédéric), 1685-1759. Compositeur allemand, né à Halle en Saxe, mort aveugle à Londres.
HALFORD (sir Henry Wangham), 1766-1844. Premier médecin du roi George III d'Angleterre, jouissant d'une grande réputation. En 1809, il fut créé baron. Il avait épousé, en 1795, la deuxième fille de lord Blestow.
HARDWICK (lady), 1763-1858. Élisabeth, fille du comte de Balcarres, épousa, en 1782, Charles-Philippe Yorke, qui, à la mort de son oncle lord Hardwick, prit son nom et son titre. Le mari de lady Hardwick, amiral, fit partie du ministère Derby en 1852.
HARDY (miss Émily), morte en 1866. Elle épousa, en 1839, le Rév. Francis Flewson de Rillarmes.
HAREWOOD (lord Henry), 1767-1841. Il avait épousé lady Louise Thynne, fille du marquis de Bath.
HARISPE (le général), 1768-1854. Il fit avec distinction les campagnes de la Révolution et de l'Empire. Écarté par la Restauration, il fut rappelé en 1830, élevé à la Pairie et fait maréchal de France en 1851.
HAYDN (François-Joseph), 1732-1809. Compositeur allemand. Auteur de symphonies et d'oratorios remarquables.
HÉLÈNE DE TROIE. Princesse grecque célèbre par sa beauté, et, selon la fable, fille de Jupiter et de Léda. Épouse de Ménélas, elle fut enlevée par Pâris, ce qui détermina l'expédition des Grecs contre Troie.
HENRI III, Roi d'Angleterre, 1216-1272. Fils de Jean sans Terre, auquel il succéda à l'âge de neuf ans.
HENRI III, Roi de France, 1551-1589. Troisième fils de Henri II. Il porta d'abord le titre de duc d'Anjou, fut élu roi de Pologne, mais abandonna ce royaume au bout de quelques mois pour venir succéder, en France, à son frère Charles IX. Il fut assassiné par Jacques Clément, et avec lui s'éteignit la branche des Valois.
HENRI IV, Roi de France, 1553-1610. Fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret; il monta sur le trône en 1589, et mourut assassiné par Ravaillac.
HENRI V. Les légitimistes appelaient ainsi le duc de Bordeaux.
HENRI VIII, Roi d'Angleterre, 1491-1547; succéda en 1509 à son père Henri VII; il se prononça pour Charles-Quint contre François Ier et rompit avec l'Église catholique.
HERTFORD (lady), morte en 1836. Isabelle, fille aînée de Charles-Ingram Sheffield, vicomte Irvin, épousa Seymour Conway, marquis de Hertford. Elle était une amie de George IV.
HESSE-DARMSTADT (le grand-duc DE), 1777-1848. Louis II; il épousa en 1830 une princesse Wilhelmine de Bade, qui mourut en 1836.
HESSE-DARMSTADT (la grande-duchesse DE), 1813-1842. Mathilde-Caroline, fille du roi Louis de Bavière et épouse du grand-duc Louis III de Hesse-Darmstadt.
HESSE-HOMBOURG (la Landgravine DE), 1770-1840. Élisabeth, fille du roi George III d'Angleterre, épousa, en 1818, le landgrave Frédéric-Joseph, qui mourut en 1829.
HESSE-HOMBOURG (la Landgravine DE), née en 1778. Auguste, fille du duc de Nassau-Usingen, épousa en 1804 le landgrave Louis de Hesse-Hombourg.
HEYTESBURY (lord William), 1779-1860. Homme d'État anglais; conseiller privé, diplomate distingué; son dernier poste d'ambassadeur fut celui de Saint-Pétersbourg de 1828 à 1833. De 1844 à 1846, il fut lord-lieutenant d'Irlande. Il avait épousé une fille de W. Bouverie.
HILL (lord Rowland), 1773-1842. Général anglais. Il s'illustra dans la guerre d'Espagne et la campagne de 1815. En 1827, il devint gouverneur de Plymouth, et l'année suivante il reçut le commandement en chef de l'armée anglaise.
HOBHOUSE (sir John Cam), 1785-1869. Écrivain et homme politique anglais. Condisciple de lord Byron à Cambridge, il conserva toujours pour lui une vive amitié. Ils visitèrent ensemble une partie de l'Orient et du Continent et sir J. Hobhouse fit paraître en 1812 un ouvrage, _Voyage à travers l'Albanie_, qui le fit nommer membre de la Société Royale de Londres. S'étant trouvé à Paris lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, sir J. Hobhouse publia, après la bataille de Waterloo, _Lettres écrites par un Anglais pendant les Cent-Jours_, livre qui fit sensation, car il y attaquait vivement le gouvernement et y émettait des idées libérales. Hobhouse entra en 1820 à la Chambre des communes et occupa dès lors plusieurs postes administratifs. Il fut élevé à la Pairie en 1851 sous le titre de baron Broughton Gyfford.
HOHENTHAL (la comtesse DE), 1808-1845. Née princesse Louise de Biron-Courlande, sœur de la comtesse de Lazareff et de Mme de Boyen.
HOLLAND (lord), 1772-1840. Neveu de Fox, il fut, comme son oncle, le champion des libertés publiques. Il contribua, avec lady Holland, à adoucir le sort de Napoléon à Sainte-Hélène.
HOLLAND (lady), morte en 1840. Elle fut en premières noces lady Webster. Lord Holland l'avait connue à Florence et l'épousa après avoir eu avec elle une liaison antérieure, et après son divorce d'avec sir Godfrey Webster. Lady Holland était très spirituelle et Holland-House fut pendant longtemps le rendez-vous des notabilités littéraires de l'époque.
HOMÈRE. Célèbre poète grec, regardé comme l'auteur de l'_Iliade_ et de l'_Odyssée_.
HOPE (Thomas), 1774-1835. Riche et amateur des arts, il voyagea beaucoup, puis s'installa à Londres où il forma de riches galeries de peinture et de sculpture.
HOWE (Richard-William Penn, lord), mort en 1870, fils du baron Curzon. En 1831, il occupait une charge à la cour de la reine Adélaïde d'Angleterre.
HOWICK (Henry), 1802-1894. Fils aîné de lord Grey et sous-secrétaire d'État aux colonies dans le ministère de son père en 1830. En 1845, à la mort de lord Grey, il prit son titre et sa place à la Chambre des lords. Il avait des opinions très libérales.
HUGO (Mme Victor), née en 1810; elle se nommait Adèle Foucher, et était la fille de Paul-Henry Foucher, littérateur et homme politique français.
HUMANN (Jean-Georges), 1780-1842. Financier et homme d'État français. Il siégea à la Chambre des députés à partir de 1820, fut un des deux cent vingt et un signataires qui amenèrent la révolution de 1830, fut ministre des Finances de 1832 à 1836 et de 1840 jusqu'à sa mort.
HURE (M.). Grand ami de Fox.
HUSS (Jean), 1373-1415. Théologien hérésiarque, de Bohême. Excommunié par le pape Alexandre V pour avoir adopté les doctrines de Wicleff, il en appela au Concile de Trente, et, refusant de se rétracter, il fut brûlé vif.