‹ Chroniques de J. Froissart, tome 07/13Chapitre 7 sur 21 · XVII, 268 à 272.

XVII, 268 à 272.

Le prince de Galles fait de grands préparatifs de guerre contre le roi de France et dit qu’il compte bien assister de sa personne à la fête du Landit; mais il est retenu à Bordeaux par une hydropisie incurable, et Charles V a trouvé le moyen de se faire exactement renseigner sur la maladie de son adversaire.--Peu après l’arrestation des deux messagers qui ont porté au prince la citation du roi de France, les comtes de Périgord, de Comminges, le vicomte de Caraman et quelques autres seigneurs d’Aquitaine, ralliés au parti français, se concertent pour tirer vengeance de cette arrestation. Ils tendent une embuscade à Thomas de Wetenhale, sénéchal anglais du Rouergue[127], au moment où celui-ci fait route, avec soixante lances et deux cents archers, de Villeneuve-d’Agen à Rodez[128]; ils le surprennent à deux lieues de Montauban, le battent et le forcent à chercher un refuge derrière les remparts de cette dernière ville. A cette nouvelle, le prince de Galles, qui réside alors à Angoulême, rappelle de Saint-Sauveur-le-Vicomte, en basse Normandie, Jean Chandos[129] et l’envoie tenir garnison à Montauban. Le sénéchal du Rouergue se rend à Rodez, et met cette ville en état de défense, ainsi que Millau et Monpazier[130].--Noms des principaux seigneurs gascons, poitevins, anglais, qui défendent sous Jean Chandos les frontières du Rouergue contre les comtes d’Armagnac, de Périgord[131], de Comminges, le vicomte de Caraman et le seigneur d’Albret.--Le duc d’Anjou n’a point encore pris les armes, car le roi de France, son frère, lui a défendu de commencer les hostilités sans son ordre exprès. P. 102 à 105, 326 à 330.

[127] Thomas de Wetenhale, cousin du fameux Hugh de Calverly, avait été nommé sénéchal du Rouergue dans le courant du mois de mai 1365, en remplacement d’Amanieu du Fossat; il tenait sa cour à Villefranche (aujourd’hui Villefranche-de-Rouergue, Aveyron), où résidait également le trésorier du prince d’Aquitaine en Rouergue. Quoique Froissart fasse vivre le sénéchal du Rouergue jusqu’à la reddition de Millau au duc d’Anjou, c’est-à-dire jusqu’au 31 mai 1370, il est certain que Thomas de Wetenhale mourut dans la seconde moitié du mois de septembre 1369, à la suite des blessures qu’il avait reçues au combat de Montlaur (Aveyron, arr. Saint-Affrique, c. Belmont), où il avait été battu par Jean, comte de Vendôme et de Castres (au mois d’août précédent, la seigneurie de Castres avait été érigée en comté par Charles V). Thomas fut enterré à Montlaur, où l’on voit encore aujourd’hui son tombeau; et le conseil de ville de Millau, resté fidèle au parti anglais, fit faire au sénéchal un service solennel dans l’église Notre-Dame de l’Espinasse. _Le Rouergue sous les Anglais_, p. 73, 129, 156 à 158.

[128] Les historiens du Rouergue ont dit (Gaujal, _Essais historiques sur le Rouergue_, I, 411) et le savant M. Lacabane a répété (_Bibl. de l’École des Chartes_, XII, 103 et 104) que, dès le 17 septembre 1368, Rodez avait expulsé l’administration anglaise. Les registres des comptes et des délibérations consulaires, conservés aux Archives municipales de Millau, contredisent cette assertion. On y voit que la cité de Rodez, soumise à l’évêque de cette ville, et le bourg de Rodez, relevant du comte d’Armagnac, adhérèrent à l’appel au roi de France à la fin de septembre seulement. Un certain Pierre Borda fut alors chargé de porter à Paris l’acte contenant cette adhésion. Adhérer à l’appel, c’était reconnaître implicitement la souveraineté du roi de France; mais la reconnaissance de cette souveraineté suprême ou du ressort n’entraînait pas la déchéance du souverain immédiat, c’est-à-dire du prince d’Aquitaine. Malgré cette reconnaissance, la ville de Rodez, cité et bourg, continua de rester soumise à la domination anglaise. Cela est tellement vrai que le 29 septembre, le grand maréchal d’Aquitaine, allant en ambassade à Rome, passa par Rodez et y reçut des consuls les présents accoutumés. Rodez ne rompit ouvertement avec le gouvernement anglais et ne se donna officiellement à la France qu’à la fin de janvier ou dans les premiers jours de février 1369. Le 27 février seulement, les fleurs de lis furent placées sur le _Poids_ et la maison commune du bourg. La première place du Rouergue qui semble avoir secoué ouvertement le joug étranger est Najac (Aveyron, arr. Villefranche-de-Rouergue). Dès le 5 janvier 1369, Raymond Guerre, bourgeois de Najac, se faisait donner les droits utiles de la châtellenie, montant à 20 marcs d’argent par an, ainsi que le droit de basse justice au dit lieu de Najac, rapportant annuellement 60 sous tournois, en récompense de son entremise «in et circa veram obedienciam dicti loci de Najaco erga dominum meum regem atque nos exhibitam et ostensam.» _Arch. Nat._, JJ 100, nº 537; JJ 102, nº 202.--Mais, deux ans plus tard, par acte daté d’Albi le 28 février 1371 (n. st.), le duc d’Anjou, ayant appris que Raymond Guerre s’était fait valoir aux dépens de ses concitoyens, lui retirait les 20 marcs d’argent dont il vient d’être question pour les assigner à ceux-ci, «considerantes bonam voluntatem et cordialem dileccionem quas ipsi consules et habitatores (Najaci) erga dominum meum et nos, _mortis formidine retrojecta_, habuerunt _et de facto monstraverunt de primis totius ducatus Aquitanie_, ad obedienciam regis et nostram veniendo, et ipsum dominum meum suum verum, directum et naturalem dominum recognoscendo _et inimicos domini mei et nostros, extunc in dicto loco existentes, debellando et ab eodem projiciendo_.» JJ 102, nº 101.--Quant à la défaite de Thomas de Wetenhale près de Montauban, elle n’a pu avoir lieu, si tant est qu’il faille ajouter quelque foi au récit de Froissart, qu’au mois de janvier 1369, puisque le sénéchal du Rouergue, absent de cette province depuis plus de deux ans, n’y rentra qu’au mois de décembre 1368. La première rencontre eut lieu le 17 janvier au Mont d’Alazac, où Jean d’Armagnac, fils du comte, tua 400 Anglais, en prit 60, et parmi ces derniers, Pierre de Gontaut et un neveu du sénéchal de Quercy. _Le Rouergue sous les Anglais_, p. 121 à 137.

[129] Il importe beaucoup, pour préciser un peu la chronologie extrêmement vague et confuse de Froissart, d’établir la date au moins approximative du départ de Jean Chandos pour la Guyenne. Le connétable d’Aquitaine, vicomte de Saint-Sauveur, était encore en basse Normandie le 6 octobre 1368, jour où il donna quittance de 15 000 fr. à Gerard de Crepon, vicomte de Valognes (L. Delisle, _Preuves de l’histoire du château de Saint-Sauveur-le-Vicomte_, p. 167). Mais il était arrivé en Guyenne dès le mois de décembre suivant, ainsi que l’atteste l’article de compte suivant: «A Navarre, roy des heraux de Monseigneur (le roi de Navarre), par mandement de l’abbé de Cherebourg du XVIIIe jour de decembre MCCCLXVIII, _pour aller devers messire Jehan Chandos en Guyenne_.» _Ibid._, p. 148.

[130] Dordogne, arr. Bergerac.

[131] Le 24 novembre 1368, Charles V fit l’avance de 12 000 francs d’or à Taleyrand de Périgord, et, le 28 de ce même mois, de 40 000 fr. d’or, au comte de Périgord, pour les frais de la guerre contre le roi d’Angleterre (Delisle, _Mandements de Charles V_, p. 240 à 242).

Le roi de France met dans ses intérêts plusieurs chefs de Compagnies qui ont remonté la Loire et sont cantonnés sur les marches de Berry et d’Auvergne[132]; mais il le fait en grand secret, pour ne pas donner l’éveil au roi d’Angleterre, qui n’a que peu de forces à Abbeville et dans le Pontieu, dont Charles V travaille à se remettre en possession. Pendant ce temps, le comte de Saarbruck et Guillaume de Dormans, envoyés en ambassade auprès d’Édouard III, font traîner à dessein les négociations en longueur pendant deux mois[133]. Une fois ses préparatifs terminés et les hostilités ouvertes en Gascogne, le roi de France, qui a pris secrètement toutes ses mesures pour se faire livrer Abbeville, envoie un Breton, l’un de ses valets de cuisine[134], défier le roi d’Angleterre. Le comte de Saarbruck et Guillaume de Dormans, au retour de leur mission, rencontrent ce Breton à Douvres et se hâtent d’autant plus de regagner Boulogne.--Guichard d’Angle, maréchal d’Aquitaine, envoyé par le prince de Galles à Rome en mission auprès du pape Urbain V, est informé de l’ouverture des hostilités au moment où il se dispose à rentrer en France. Il fait route par la Savoie dont le comte est alors en guerre avec le marquis de Saluces; mais, arrivé sur les confins de la Bourgogne, il est réduit à prendre un déguisement de pauvre «chapelain» pour regagner la Guyenne. Jean Ysoré, chevalier breton, gendre de Guichard d’Angle, ne peut retourner en Bretagne qu’en promettant de se rallier au parti français; et un autre compagnon de voyage du maréchal d’Aquitaine, Guillaume de Seris[135], chevalier poitevin, après être resté plus de cinq ans caché à l’abbaye de Cluny, finit aussi par se faire Français. P. 106 à 109, 330 à 332.

[132] La plupart de ces chefs de Compagnie étaient Bretons. L’un d’eux, Alain de Taillecol, surnommé l’abbé de Malepaye, qui prend le titre d’écuyer du roi dans une quittance datée d’Angers le 2 avril 1366 (n. st.), (Hay du Chastelet, _Hist. de Bertrand du Guesclin_, p. 341 et 342), occupait alors (_Arch. Nat._, JJ 109, nº 192) le fort de Breviande, en Sologne (aujourd’hui ferme de la Ferté-Hubert, Loir-et-Cher, arr. Romorantin, c. Neung).

[133] Par acte daté de Westminster, le 30 octobre 1368, Édouard III accorda des lettres de sauf-conduit aux comtes de Tancarville et de Saarbruck, à maître Guillaume de Dormans, chevalier, et à Jacques le Riche, doyen de Paris, qui se rendaient en Angleterre avec une escorte de cent chevaux (Rymer, III, 850). Le 24 décembre suivant, Charles V envoyait encore en Angleterre un de ses huissiers de salle porter des fromages de France à sa «très chiere et amee suer la royne d’Angleterre.» Delisle, _Mandements de Charles V_, p. 245, nº 483.--Le 27 décembre, une somme de mille francs d’or par mois était allouée au comte de Tancarville pour ses frais de voyage et de séjour en Angleterre.

[134] Que le roi de France ait fait porter par un de ses valets de cuisine un défi à son adversaire d’Angleterre, cela est dépourvu de vraisemblance, et rien n’est plus contraire à tout ce que l’on sait du caractère de Charles V. Quoi qu’il en soit, les deux rois se préparèrent ouvertement à la guerre dès les premiers mois de 1369.

[135] Guillaume de Seris, que la Rochelle avait député vers le roi de France, à Calais, avec quatre autres bourgeois, le 15 août 1360 (_Chroniques de J. Froissart_, VI, XVII, note 67), institué avec Jean Chandos, le 20 juillet 1366, gardien des terres et seigneuries situées en Poitou et Saintonge, et cédées par le duc d’Orléans à Thomas de Wodestok, l’un des fils d’Édouard III (Rymer, III, 794), encore fidèle au parti anglais à la date du 14 juin 1367 (Delpit, _Documents français en Angleterre_, p. 127), fut gratifié par Charles V, en mai 1371, de 1000 livrées de terre ou de 1000 livres parisis de rente annuelle et perpétuelle, pour s’être rallié au parti français, «cum dilectus et fidelis miles et consiliarius noster Guillelmus de Seris, primus presidens in parlamento nostro Parisiensi, habita noticia nostri juris et justicie in guerra quam Eduardus Anglie et princeps Wallie primogenitus suus, cujus erat consiliarius, nobis noviter suscitarunt, spretis honoribus quibus se gaudebat attolli et commodis omnibus, et dimissis possessionibus et bonis suis quibuscumque, mobilibus et immobilibus, que sub dictorum hostium nostrorum dominio possidebat, ad nos accedens, nostre se submiserit obediencie, nobis et nostris se offerens serviturum....» _Arch. Nat._, sect. hist., JJ 102, nº 272.--Douze jours avant la reddition de la Rochelle, par acte daté de son château du Bois de Vincennes, le 27 août 1372, le roi de France donna à Guillaume de Seris, chevalier, son conseiller, premier président en son Parlement, «pour ce que liberalment s’est soubmis à nostre obeissance, en cognoissant le droit qui nous appartient en la duché de Guienne», une maison appelée la maison de Fessac, sise à la Rochelle et confisquée sur Jean de Ludent, prêtre anglais et receveur de Saintonge. JJ 103, nº 237.--Guillaume de Seris, institué premier président du Parlement, avant le mois de mai 1371, mourut à Lyon au retour d’un voyage à Rome le 3 octobre 1373, et le Parlement assista en corps à ses obsèques qui furent célébrées à Paris le 23 novembre suivant; il est mentionné comme mort dans un mandement en date du 28 décembre 1374, relatif à un don de 200 francs fait à son neveu Étienne Poissonart, huissier d’armes de Charles V, «pour consideration des services que nous fist en son vivant nostre dit conseiller, oncle du dit Estienne.» Delisle, _Mandements de Charles V_, p. 564.--En supposant exact pour tout le reste le récit de Froissart, Guillaume de Seris ne serait donc resté à l’abbaye de Cluny que deux ans tout au plus, et non cinq ans.

Le valet breton, envoyé par Charles V, arrive à Londres et remet à destination la lettre de défi du roi de France. Édouard III, après avoir pris connaissance du message, est transporté de fureur[136] à tel point que le comte dauphin d’Auvergne, le comte de Porcien, les seigneurs de Roye et de Maulevrier, qui sont encore otages en Angleterre, redoutent des représailles sur leurs personnes[137].--Sans perdre un moment, il envoie quatre cents hommes d’armes, sous les ordres des seigneurs de Percy, de Nevill, de Carlton et de Guillaume de Windsor, renforcer la garnison anglaise d’Abbeville[138]; mais on apprend bientôt que les bourgeois de cette ville, à la suite de pourparlers secrets avec Charles V, ont ouvert leurs portes à un corps de six cents lances amené par Gui, comte de Saint-Pol, et Hue de Châtillon, alors maître des arbalétriers de France[139]. Hue de Châtillon fait prisonnier Nicolas de Louvain[140], sénéchal du Pontieu, et les Français occupent Saint-Valery, le Crotoy[141] et Rue. Le comte de Saint-Pol emporte Pont-Remy après un brillant assaut où son fils aîné Waleran est fait chevalier.--A la nouvelle de l’occupation du Pontieu par les Français, Édouard III redouble de fureur; il envoie dans les villes de l’intérieur de son royaume les bourgeois des bonnes villes de France, otages du traité de Brétigny, et les soumet à une captivité plus étroite. Toutefois, il permet au comte dauphin d’Auvergne[142] de se racheter moyennant trente mille francs, et au comte de Porcien[143], moyennant dix mille francs. Moins heureux que ces deux otages, le seigneur de Roye ne recouvra la liberté que plus tard et par un cas fortuit[144]. P. 109 à 113, 332 à 335.

[136] Le 26 avril 1369, Édouard III renvoya cinquante pipes de vin que Charles V lui avait fait porter en Angleterre et présenter par un des officiers de son échansonnerie nommé Jean Eustache (Rymer, III, 864). Cet envoi de vin, qui put paraître au roi d’Angleterre une sorte de bravade et de provocation dérisoire en présence des préparatifs de guerre ouverte que l’on faisait dès lors de l’autre côté du détroit (Delisle, _Mandements_, p. 255, nº 507), n’aurait-il pas donné lieu à la legende du défi rapportée plus haut, et le «Johannes Eustachii, pincerna regis Franciæ», ne serait-il pas le «valet de cuisine breton» dont parle Froissart?

[137] A la nouvelle des préparatifs maritimes du roi de France, l’opinion publique, en Angleterre, fut tellement excitée contre les otages français, qu’Édouard III dut défendre, le 26 avril 1369, de leur faire outrage, menace ou violence (Rymer, III, 864).

[138] Le 9 mars 1369, le roi d’Angleterre donna l’ordre à Henri Lescrop, gouverneur de Calais, Merck, Oye, Sangate, Hames, Audruicq, Guines, Ardres, et à Nicolas de Louvain, gouverneur et sénéchal du Pontieu, en résidence à Abbeville (Rymer, III, 812), de mettre en bon état de défense les forteresses confiées à leur garde (_Ibid._, 862).

[139] Le dimanche 29 avril 1369, Abbeville et Rue se rendirent à Charles V et ouvrirent leurs portes à Hue de Châtillon, maître des arbalétriers de France. Le comté de Pontieu tout entier était redevenu français dans la première quinzaine de mai, à l’exception de Noyelles (auj. Noyelles-sur-Mer, Somme, arr. Abbeville, c. Nouvion) où les Anglais parvinrent à se maintenir (_Grandes Chroniques_, VI, 271 et 272). Aussi, la plupart des priviléges, qui furent alors accordés aux bourgeois d’Abbeville, en récompense de leur soumission spontanée, sont-ils datés de ce même mois de mai 1369. _Ordonn._, V, 177. Delisle, _Mandements_, nºs 541 et 542. _Arch. Nat._, JJ 100, nºs 8, 167, 169, 189, 212, 213, 219, 228, 517.

[140] Nicolas de Louvain avait deux maisons: l’une à Rue, l’autre à Abbeville «devant les Flos Saint Sepulcre», qui furent toutes les deux confisquées en mai 1369. _Arch. Nat._, JJ 100, nºs 502, 611.

[141] _Arch. Nat._, JJ 100, nºs 171 à 173.

[142] Au commencement de 1369, Beraud, comte dauphin d’Auvergne, se racheta moyennant 12 000 nobles d’or, et, par acte daté de Souvigny, le 4 juillet de cette année, Louis, duc de Bourbon, comte de Clermont, se porta garant du payement de cette somme. Rymer, III, 816, 817, 875.

[143] Le payement de la rançon de Jean de Châtillon, comte de Porcien, n’était pas encore définitivement réglé le 28 octobre 1375. Rymer, III, 1043.

[144] Nous sommes en mesure d’indiquer dès maintenant le cas fortuit auquel Froissart fait allusion. En 1374, Bertrand du Guesclin négocia et obtint la mise en liberté de Mathieu II du nom, seigneur de Roye et de Germigny, otage en Angleterre depuis 1360, à condition que le dit Mathieu donnerait Marie, sa fille unique, en mariage à Alain de Mauny, neveu à la mode de Bretagne du connétable de France. Anselme, _Hist. généal._, VIII, 9 et 10.