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1.Le Château de Brace-Bridge est un des romans de M. Washington Irving, auteur de ces Contes. On y trouve une singulière histoire dans le chapitre XIV intitulé : The stout gentleman.
2.Le premier de ces ouvrages est dédié à sir Walter Scott. (Note du traducteur.).
3.Les romans de sir Walter Scott n’ont jamais été avoués par l’auteur. Tous ses lecteurs savent à qui appartiennent ces étonnantes productions, quoique l’admirable écrivain persiste à les publier sous des noms supposés ; quelquefois il annonce que tel ouvrage nouveau est de l’auteur de Waverley ; mais celui-ci ne s’est pas encore nommé. Les Anglais, en conséquence, le désignent souvent sous le titre assez bizarre du Grand Inconnu. (Note du traducteur.)
4.Les Anglais appellent bas bleus (blue stockings) les dames qui s’occupent, avec affectation, de littérature ou de beaux-arts, surtout les femmes auteurs. On désigne sous le nom de sociétés de bas bleus (blue-stocking parties) ces sortes d’assemblées bourgeoises où les deux sexes étalent à l’envi leurs petites prétentions pédantesques. (Note du traducteur.)
1.Le texte dit : le vin et le wassail ; cette dernière liqueur, faite avec des pommes, du sucre et de la bière, est connue surtout dans le Staffordshire et les provinces environnantes ; mais c’est ici une locution, en quelque sorte proverbiale qui indique toutes les boissons choisies dont on régale ses convives. C’est ainsi que dans Shakespeare lady Macbeth (Acte Ier, scène VII) dit :
.....................« ... His two chamberlains
Will I with wine and wassel so convince... »
Passage que les traducteurs ont fort bien rendu par ces mots : J’aurai soin, moi, à force de vin et de santés, de décomposer si bien ses deux chambellans... (Voyez Shakespeare, édition de Ladvocat, tome III, page 384 ; in-8∘.) ( Note du traducteur.)
1.Cela se passa au siège de Limerick, en Irlande. (Voyez Tristram Shandy, tom. 2, chap. 114–121)
Mon oncle Tobie, capitaine en retraite, est un des principaux personnages de l’inimitable ouvrage de Sterne, dont M. Washington Irving rappelle souvent la finesse et la gaieté. Le caporal Trim, dont il est question ici, appartient au même roman. (Note du traducteur.)
2.Le mot mynheer, littéralement monsieur, est celui dont on se sert en Flandre et en Hollande quand on parle d’un homme comme il faut. C’est le meinn herr des Allemands. Les Anglais désignent volontiers les diverses nations par les titres qu’elles emploient comme formules de salutation ou de politesse. Ils disent un Monsieur, un Mein herr, un Don, un Signor, pour un Français, un Allemand, un Espagnol, un Italien. (Note du traducteur).
3.Ce mot flamand et hollandais, qui s’écrit juffrouw et juffer, par syncope de jonkvrouw, ou jonge vrouw, signifie littéralement jeune femme, demoiselle ou dame : en Flandre on donne toujours cette qualification aux jeunes personnes, et on l’emploie pour les mères de famille quand le mari n’est pas noble ; comme dans le siècle de Louis XIV on disait mademoiselle Molière, en parlant de la femme de l’immortel poète. Le titre de mevrouw (madame), en Flandre, appartient exclusivement à l’épouse d’un gentilhomme. Les Hollandais traitent indistinctement de mevrouw (madame), la femme d’un comte et celle d’un avocat, d’un médecin, d’un professeur, d’un grand propriétaire, d’un négociant ; en un mot de tout homme qui exerce une profession libérale, ou qui vit avec aisance ; mais chez eux, comme en Flandre, les petites bourgeoises, particulièrement quand le mari exerce un commerce de détail, comme celui d’épicier ou d’apothicaire, continuent de s’appeler mademoiselle (Jufvrouw). M. Washington Irving écrityafrow, en figurant à l’anglaise la prononciation de ce mot flamand. (Note du traducteur.)
4.Ici on vend de bonnes boissons. Ces mots se trouvent en Flandre au-dessus de la porte de tous les cabarets, grands ou petits, surtout à l’entrée des caves où l’on débite sur le comptoir de petits verres d’eau-de-vie de grain et de genièvre. (Note du traducteur.)
5.Petite ville de Hollande, située à trois lieue de Rotterdam : l’eau-de-vie de grain distillée à Schiedam obtient toujours la préférence sur le genièvre de toutes les autres fabriques des Pays-Bas. On attribue la supériorité que lui reconnaissent les buveurs, aux eaux d’une petite rivière, la Schie, qui traverse la ville. (Note du traducteur.)
6.En Flandre, les cheminées et souvent les cuisines, les antichambres, les corridors sont ornés de cette tuile fayencée qui s’applique contre le mur : les sujets sont presque tous tirés de l’histoire sainte, ou bien ils rappellent des usages et des sites du pays. On imite aujourd’hui cette tuile avec succès en France.
(Note du traducteur.)
7.J’ai vu la Mer-Rouge : ces mots font allusion, aux anciennes formules d’exorcisme par lesquelles on ordonnait aux esprits, aux revenants, aux démons, d’aller se précipiter dans la Mer Rouge, au même endroit où Moïse, poursuivi par l’armée de Pharaon, avait vu les flots s’ouvrir pour livrer un passage aux Israélites. Le dragon, qui a fait la guerre dans ce pays, prétend qu’il y a rencontré beaucoup de lutins, et qu’il connaît une méthode particulière de les conjurer. (Note du traducteur.)
1.« Les goules de l’un et de l’autre sexe sont des démons errants dans les campagnes. Ils habitent d’ordinaire les bâtiments ruinés, d’où ils se jettent par surprise sur les passants qu’ils tuent et dont ils mangent la chair : au défaut des passants, ils vont la nuit dans les cimetières, se repaître de celle des morts qu’ils déterrent. » C’est ainsi que Sidi Nouman (le jeune homme qui bat sa cavale) explique le nom de goules, en parlant au calife Haroun al Raschid. (Note du traducteur.)
1.Toutes les gondoles sont de cette couleur à Venise. (Note du traducteur.)
2.Ces mots se trouvent dans une chanson de Shakespeare.
Oh ! Heart, oh ! Heart, oh ! Heavy heart !
Why sigh’st thou without breaking ?
Because thou canst not ease thy Smart,
By silence nor by speaking
Le style de M. Washington Irving se distingue par l’heureux emploi d’expressions et de tournures empruntées aux grands écrivains, surtout de l’ancienne littérature anglaise. Il ne cite point ; mais, soit qu’il parle en son nom, soit qu’il introduise un personnage dont l’éducation suppose la connaissance des bons auteurs, son langage est toujours empreint d’une couleur classique. De là une foule d’allusions qu’il est difficile de rendre. (Note du traducteur.)
3.Citation du Nouveau Testament. (Note du traducteur.)
Une édition
Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.