‹ Contes de l'Ille-et-VilaineChapitre 72 sur 92 · 32.5

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Le chien, peu habitué à voyager de la sorte, se fâcha, se démena dans le sac, et enfin se mit à gratter le dos du sorcier.

— Finiras-tu bientôt de ragaler, vilaine bête ? Je vas joliment te corriger, tout à l’heure.

L’animal n’en continua pas moins à gigoter et à enfoncer ses ongles dans les reins de Mirlificochet.

Ce dernier passait sur un pont et, sentant une douleur très violente, il crut que la fille le mordait. Dans sa colère, il lança son sac dans la rivière.

Le chien, une fois dans l’eau, supposant à son tour et à juste titre, qu’on voulait le noyer devint furieux ; il parvint, avec les pattes et les dents, à briser sa prison et sortit de l’eau.

En apercevant le sorcier sur la rive l’animal s’élança sur lui, le mit en pièces et le dévora.

Le pays fut ainsi débarrassé du terrible sorcier Mirlificochet.

(Conté par Alfred Marcel,

de Bain, âgé de 8 ans).

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