‹ Contes fantastiques Tome VIChapitre 127 sur 159 · Berganza

Berganza

C’est que la vérité est une. – Mais que dis-tu de cette espèce de marchandise médiocre qui n’abonde que trop sur vos marchés dramatiques ? Ce n’est pas qu’on puisse l’appeler précisément mauvaise : il n’y manque ni de l’invention, ni des pensées heureuses ; mais il faut les pêcher péniblement dans l’eau comme le poisson doré, et l’ennui de cette opération rend l’esprit complètement insensible à l’apparition momentanée de quelque éclair poétique qu’on entrevoit à peine quand il ne rayonne déjà plus.