‹ Contes fantastiques Tome VIChapitre 70 sur 159 · Berganza

Berganza

C’est pour dire que ma dame était précisément en grande vénération auprès de tous les musiciens, et lorsqu’au bout de six semaines d’exercice continu, elle massacrait, sans respect pour la mesure et l’expression, une sonate ou un quintetto, ils ne manquaient pas de la combler des éloges les plus exagérés ; car les vins de sa cave, qu’elle recevait de première main, étaient exquis, et il était impossible de manger de meilleurs biftecks dans toute la ville que chez elle.