‹ Cours familier de Littérature - Volume 01Chapitre 107 sur 216 · XXIII.

XXIII.

Un autre de ces hymnes complète lyriquement cette définition par un cri répété de foi et de reconnaissance au Dieu unique créateur, et conservateur des êtres connus.

«Il naissait à peine de lui-même et déjà il était le seul maître des mondes créés par lui; il remplit le ciel et la terre: à quel autre Dieu offrirons-nous l'holocauste?

«Le monde ne respire et ne voit qu'en lui: à quel autre Dieu offrirons-nous l'holocauste?

«À lui appartiennent ces sommets inaccessibles de montagnes blanchies, ce firmament, cet Océan sans limites avec tous ses flots; à lui l'espace où il étend ses deux bras sans toucher les bords: à quel autre Dieu offrirons-nous l'holocauste?

«C'est lui que le ciel et la terre, soutenus par son esprit, frémissent du désir de voir, quand le soleil dans sa splendeur surgit à l'orient: à quel autre Dieu offrirons-nous l'holocauste?

«C'est lui qui parmi tous les dieux secondaires (incarnations de ses attributs) a toujours été le vrai Dieu, le Dieu suprême: à quel autre offrirons-nous l'holocauste?...»

Cette litanie sublime des perfections et des droits divins du Dieu créateur se poursuit de strophe en strophe avec l'accent d'un _Te Deum_ de l'âme, ivre de joie d'avoir entrevu son auteur.