II.
Le sixième acte s'ouvre par un dialogue entre un pauvre pêcheur enchaîné et les gardes de police qui le traînent en prison.
LES GARDES, frappant leur prisonnier.
Pourrais-tu nous dire où tu as volé cet anneau précieux, sur la pierre inestimable duquel nous voyons gravé en toutes lettres le nom auguste du roi?
LE PRISONNIER, témoignant la plus grande frayeur.
Pardonnez, illustres seigneurs, je ne me suis pas rendu coupable d'une action si indigne.
UN DES GARDES.
Ah! sans doute, tu seras quelque vénérable brahmane que le roi aura voulu récompenser par ce magnifique présent?
LE PRISONNIER.
Écoutez-moi, de grâce; je ne suis qu'un malheureux pêcheur habitant de Sacrâvatâra.