‹ Cours familier de Littérature - Volume 01Chapitre 6 sur 216 · VI.

VI.

Je compris ainsi à demi qu'il existait par ces livres, sans cesse feuilletés sous ses mains pieuses le matin et le soir, je ne sais quelle littérature sacrée, par laquelle, au moyen de certaines pages qui contenaient sans doute des secrets au-dessus de mon âge, celui qu'on me nommait le bon Dieu s'entretenait avec les mères, et les mères s'entretenaient avec le bon Dieu. Ce fut mon premier sentiment littéraire; il se confondit dans ma pensée avec ce je ne sais quoi de saint qui respirait sur le front de la sainte femme, quand elle ouvrait ou qu'elle refermait ces mystérieux volumes.