VII
Arrivé à Vienne, il est recommandé au célèbre Salieri, compositeur et directeur d'opéra italien à la cour de l'empereur Joseph; le grand poëte Métastase, le Quinault de l'Italie, l'accueille. Par la protection de Salieri et de Métastase, il est introduit auprès de l'empereur, qui le charge de composer des _libretti_ pour son théâtre italien de Vienne. Métastase meurt, et d'Aponte aspire à lui succéder. L'abbé Casti, son rival en poésie théâtrale, prévaut injustement sur ce jeune homme. Paësiello, le grand compositeur napolitain, emprunte à Casti ses poëmes; d'Aponte échoue dans sa première tentative théâtrale, sur la musique de Salieri. L'amour le console de ce revers. Un chirurgien italien, jaloux de la préférence obtenue par d'Aponte dans le coeur d'une belle Viennoise, lui donne un remède contre un léger mal, qui lui fait tomber à vingt-neuf ans toutes les dents. Il cherche en vain à atteindre son assassin pour le punir de sa perfidie; la fuite le dérobe pendant huit ans à sa vengeance.