III
L'acte qui suit est une puérilité savante et poétique intercalée hors de propos par le poëte comme un ballet infernal et vertigineux dans le drame humain.
Méphistophélès soulève un des coins du voile de la nature; il met Faust en communication avec les sorciers, les monstres, les feux follets, les esprits secondaires qui peuplent, invisibles, tous les éléments, et il leur fait chanter des rondes bizarres et sataniques sur les vanités et sur les misères de l'humanité. C'est une superbe débauche d'imagination, de philosophie et de poésie; mais c'est une débauche. Elle interrompt le récit, elle glace le coeur, et elle n'amuse pas l'esprit: temps et talent perdus dans les espaces imaginaires.
Revenons au drame humain.