‹ Cours familier de Littérature - Volume 10Chapitre 157 sur 158 · XXXII

XXXII

Il aurait commencé, sans doute, selon sa puissante méthode analytique, par considérer d'un coup d'oeil et par caractériser sans illusion l'état de l'Europe, afin d'y faire prendre à la France la position juste, forte et pacifique, sur ce champ de manoeuvre de la diplomatie; il aurait cherché, en méprisant les préjugés populaires et les forfanteries soldatesques, quel était et où était le système d'alliance actuel le plus propre à assurer l'existence, la durée, la prépondérance légitime de la France, tout en maintenant le plus longtemps possible à l'Europe l'inappréciable bienfait de la paix.

Or voici, selon nous, comment la géographie diplomatique de l'Europe se serait dessinée à ses yeux exercés, et comment il aurait, de ce coup d'oeil de haut sur les choses, conclu au système le plus actuel d'alliance, soit pour la guerre, soit pour la paix, convenable à son pays. Il faut être très-hardi pour oser le dire; mais, du fond du sépulcre ou du fond de la retraite, hors des choses humaines, on est très-hardi. Permettez-moi donc de prêter à cette grande ombre la parole très-pâle d'un de ses disciples: