PREMIÈRE PARTIE. - I.
15 août 1861.
Causons à l'ombre de ce dernier bouquet de chênes de la colline de Saint-Point, puisqu'un véritable soleil d'Athènes luit aujourd'hui sur cette vallée de Gaules, fait grincer la cigale d'Attique dans les joncs desséchés des bords de la Valouze, comme je les ai entendues autrefois dans les lits poudreux du Céphyse, et puisque la lumière ardente du midi répercutée et rejaillissante de ces roches grises, en faisant nager et onduler dans l'éther les cimes dentelées de ces montagnes, me fait songer, autant que ce livre ouvert sur mes genoux, à cette lumière dorée de la Grèce. Il n'y manque que les lignes architecturales du temple blanc de Minerve, sur lesquelles semblent se mouvoir, aux différentes heures du jour, les groupes éternellement vivants, quoique mutilés, de Phidias sur le fronton du Parthénon.