IV.
Octavie, Timoléon, Mérope, Philippe II, Polynice, Antigone, Brutus I et Brutus II, Sophonisbe, Rosmonde, Oreste, Agamemnon, Virginie, Marie Stuart, la Conjuration des Pazzi, Don Garcia, Agis, etc., etc.; Saül, tragédie biblique que j'ai imitée ou traduite en vers dans ma jeunesse, et qui a quelque originalité parce qu'elle a plus de poésie réelle, ne sont pas sans talent, mais sont presque sans génie; ces plagiats plus ou moins éloquents de langue étrangère, si l'on n'est pas soi-même un maniaque de langues, ne laissent rien dans l'esprit de celui qui les parcourt, que la froide satisfaction de se dire: J'ai lu une banale déclamation dans un dialecte bien imité. Mais ce n'est pas ainsi que Shakespeare, Corneille, Racine, Voltaire, Goethe, Schiller lui-même,--ont introduit ou renouvelé l'art théâtral dans leur pays.--Un pensum dialogué en vers toscans, voilà le vrai nom que l'Italie laissera à son prétentieux poëte dramatique, jusqu'à ce qu'on n'en parle plus, quand l'Italie aura son théâtre sérieux, après la fédération nationale des Italiens modernes?
Voilà l'homme! N'en parlons plus.