II
En dehors de ces États mal assis, Rome, enrichie par ses alliances pontificales et fortifiée par ses alliances temporelles, tenait d'une main habile la balance de la politique italienne; elle croissait en force et en ascendant sur le monde. Rome luttait avec l'Allemagne, tantôt lui résistant comme parti guelfe au nom de l'indépendance sacrée de l'Italie, tantôt s'unissant à elle comme parti gibelin, au nom de l'ordre dans la Péninsule. C'est ce qui fait encore aujourd'hui que les plus grands esprits de l'Italie, tels que le Dante, bannis de leur patrie comme partisans de l'empire, sont vénérés comme patriotes, quoique ayant trahi leur pays en faveur des Gibelins, partisans de l'empereur.
Confusion et non-sens partout.