VII
Il reprit et poursuivit, pendant dix ans, à Paris, la direction de l'établissement qui lui était confié; il s'exerçait à parler et à écrire sur des choses saintes. Il composait, pour la duchesse de Beauvillers, mère d'une jeune et nombreuse famille, un traité de l'_Éducation des filles_. Ce livre, bien supérieur à l'_Émile_, de Jean-Jacques Rousseau, n'est point l'utopie, mais la pratique raisonnée d'une éducation domestique pour l'époque où Fénelon écrivait. On y sent le tact parfait d'un homme qui n'écrit pas pour être lu, mais pour profiter aux familles.