‹ De l'Amour Édition revue et corrigée et précédée d'une étude sur les oeuvres de Stendhal par Sainte-BeuveChapitre 108 sur 163 · XCV

XCV

Le roman sent les beautés de la nature et des arts avec une force, une profondeur, une justesse étonnantes; mais, s'il se met à vouloir raisonner sur ce qu'il sent avec tant d'énergie, c'est à faire pitié.

C'est peut-être que le sentiment lui vient de la nature, et sa logique, du gouvernement.

On voit sur-le-champ pourquoi les beaux arts, hors de l'Italie, ne sont qu'une mauvaise plaisanterie; on en raisonne mieux, mais le public ne sent pas.