L. FESTEAU.
COUP DE CROUPE. Coup de cul que donne la femme dans l’acte copulatif.
Elle a un coup de croupe des plus distingués.
LA POPELINIÈRE.
COUP DE CUL. Jeu des reins dans lequel excellent les femmes, ce qui nous procure du plaisir et à elles des rentes—quand elles ne sont pas trop prodigues et qu’elles n’ont pas de maquereaux.
Pourtant, si j’en crois mes propres rivales, Je réveillerais le plus mort des morts D’un coup de ce cul qu’ici tu ravales Sans en éprouver le moindre remords.
ANONYME.
Ta fortun’ n’est pas faite: Allons donc, y pens’-tu? Encore un coup d’ cul, Jeannette, Encore un coup d’ cul.
E. DEBRAUX.
COUP DU MACARON. Tour de force facile à figurer, mais impossible de mener à bonne fin.—L’homme est couché sur le dos, le bracquemart en l’air. La femme s’asseoit dessus et s’introduit dans le vagin ce pivot de chair. Alors, s’aidant des pieds et des mains, elle tâche de tourner et de figurer l’aiguille du jeu de macarons. L’inventeur de ce divertissement m’assure «qu’à tous les coups l’on gagne.»—Je me permets d’en douter..... et vous?...
Sur l’assise d’une pine Pivotant comme un toton, Aimes-tu mieux en gamine Tirer l’coup du macaron?...
PAUL SAUNIÈRE.
COUP DU MATIN (Le). Celui qui se tire forcément lorsqu’on se réveille, parce qu’à ce moment on bande toujours, soit qu’on ait dormi sur le dos, soit qu’on ait envie de pisser, et que toute pine qui bande a le devoir de décharger.
Pour le coup du matin j’ai de l’aversion, Et je ne m’y soumets qu’avec répulsion.
LOUIS PROTAT.
COUP DU MILIEU (Le). Celui qui se tire vers le milieu de la nuit, après un léger repos, nécessité par la fatigue des coups précédents, et avant le repos définitif qui précédera le coup du matin.
Et l’on ne voit pas une belle Refuser le coup du milieu.
ARMAND GOUFFÉ.
COUPER LA MÈCHE (Se). S’émasculer volontairement,—pour ne plus prendre feu auprès des femmes.
Puisque aimer offense Dieu, Qu’un sûr moyen nous empêche: Dès qu’on redoute le feu, Que ne coupe-t-on la mèche?
ALTAROCHE.
COUP QUI PORTE. Coup chargé de sperme prolifique, dont le résultat naturel est un enfant.
Pour neuf mois que l’on passe en délices et plaisirs, on n’engrosse qu’une seule fois, et... tous les coups ne portent pas.
MILILOT.
COURAILLER. Baiser en ville, et fréquemment, brunes ou blondes, rousses ou cendrées, bourgeoises et lorettes, servantes et maîtresses.
Vous l’auriez empêché de courailler.
H. DE BALZAC.
COUREUR. Libertin,—parce qu’il court après toutes les femmes, comme un chien après toutes les chiennes.
COUREUSE. Femme libertine qui court volontiers après les porte-queue, soit parce qu’elle y trouve son plaisir, soit parce qu’elle y trouve son intérêt.
Une fille inconnue, qui fait le métier de coureuse.
MOLIÈRE.
COURIR. Baiser en ville et chez soi; changer volontiers de maîtresses quand on est homme, d’amants lorsqu’on est femme.
Monsieur n’est pas heureux quand il court.
H. MONNIER.
J’aimerois mieux que tous les laquais de la cour courussent sur le ventre de ma femme, que d’être astreint à ne point faire l’amour.
(Les Caquets de l’accouchée.)
COURIR LA GUEUSE. Hanter les bordels et les bals publics, où l’on peut faire une femme nouvelle tous les jours.
Mais j’oublierai cette folle amoureuse, Tra la la, la la la la la, Et dès ce soir, je vais courir la gueuse! Tiens, voilà Carjat!...
ALEXANDRE POTHEY.
COURIR LE GUILLEDOU. Faire le libertin; rechercher les grisettes, les femmes faciles, pour coucher avec elles. Se dit aussi pour: Faire le métier de gueuse.
J’aurais pu, comme une autre, être vile, être infâme! Courir le guilledou jusqu’au Coromandel! Mais jamais je ne fusse entrée en un bordel!
ALBERT GLATIGNY.
COURIR UNE POSTE, DES POSTES. Tirer un coup, des coups, autant qu’on le peut quand on est bon cavalier et qu’on ne se laisse pas désarçonner par le premier coup de cul de sa jument.
COURSE. Coup tiré avec une femme, que l’on fait ainsi voyager à cheval sur un bâton, comme sorcière allant au sabbat.
Argant, de ses nombreuses courses Tout fatigué, s’échappe enfin. Hélas! il emporte à ses bourses L’amante qui supplie en vain.
B. DE MAURICE.
COURTE. Le membre viril—qui s’allonge si volontiers sous la douce pression d’une bouche ou d’une main de femme.—On emploie ordinairement ce mot en mauvaise part, pour désigner une pine d’une longueur médiocre et qu’on ne suppose pas, sur ses apparences, propre à faire jouir les femmes. Qu’importe qu’elle soit courte—pourvu qu’elle soit bonne!
Le jeune homme puceau l’appelle son affaire, L’ouvrier son outil, la grosse cuisinière Une courte...
LOUIS PROTAT.
En avant! courtons, Enfonçons les cons; A grands coups de cul, de pine et de roustons, Faisons cramper les garces.
(Parodie de la Parisienne.)
COURTISANE. Professeur femelle de philosophie horizontale.
Aussi, j’aime tes courtisanes Et tes nymphes, ô Titien, Roi des tons chauds et diaphanes, Soleil du ciel vénitien.
TH. GAUTIER.
Les petites paysannes Qu’on patine au coin d’un mur, Ont, plus que les courtisanes, Fesse ferme et téton dur.
DE LA FIZELIÈRE.
COURTISER UNE FEMME. Chercher tous les moyens de se servir de sa courte avec elle et même s’en servir.
Mais pour que ce coureur de belles Puisse, en dix heures seulement, Courtiser cinquante pucelles... Ah! qu’il faut de tempérament.