L. FESTEAU.
COUSIN. L’homme qui baise une femme, qu’il lui soit ou non parent.
COUSINE. Pédéraste passif; variété de _Tante_,—les enculés portant presque tous des noms de femme, tels que ceux de: la _Reine d’Angleterre_, la _Grise_, la _Marseillaise_, la _Fille à la perruque_, la _Léontine_, la _Nantaise_, la _Folle_, la _Fille à la mode_, la _Pipée_, la _Bouchère_, etc.
COUSINE DE VENDANGE. Femme que l’on baise sur la table de certains cabarets borgnes, moyennant bouteille et quelque monnaie.
M. de L’Aulne se fit égratigner à la place de sa cousine de vendange.
Comte DE CAYLUS.
COUVENT. Bordel, où s’enferment volontairement les vierges folles.
COUVREUR, COUVRIR UNE FEMME. Homme qui baise, parce qu’en baisant il couvre de son ventre, en guise de toit, cette délicieuse habitation qu’on appelle le con de la femme, et que, sous prétexte d’empêcher la pluie d’y tomber, il inonde, lui, de son sperme.
Plus vous couvrirez une femme, plus il pleuvra.
TABARIN.
_Faut voir comm’ leux femm’s sont couvertes._
ROUGEMONT.
CRACHER À LA PORTE. Décharger sur la motte d’une femme au lieu de le faire dans son vagin;—ce qui s’appelle: _tricher au jeu_.
_Ne fout que quand son vit lui crache Pour tout soulaz dedans la main._
THÉOPHILE.
CRACHER DANS LES BROUSSAILLES. Éjaculer, non dans le vagin, mais sur les poils de la motte.
CRAMPE D’AMOUR. L’érection.—Voir aussi _Tirer sa crampe_.
_Le grivois à l’aspect des lieux qu’il envisage, Où nichent mille attraits qu’il lorgne tour à tour, Se sent atteint d’une crampe d’amour._
VADÉ.
CRAMPER. Baiser,—parce que dans la jouissance qu’amène la conjonction de deux créatures d’un sexe différent, il y a un spasme, une crampe.
_Puissé-je, ... Cramper dans le cul De ma blonde._
E. DEBRAUX.
CRAMPEUSE. Synonyme de _jouisseuse_.—Fille publique qui crampe—c’est-à-dire qui jouit aussi bien avec un miché qu’avec un amant.
CRAPAUDINE. Expression tirée du langage culinaire. Les pigeons à la crapaudine ont les pattes rentrées en dedans. De même, la femme étendue sur le dos et recevant le vit dans son con, afin de mieux le faire glisser jusqu’au fond du vagin, lève ses deux jambes en l’air, les replie sur l’homme, les appuie sur son dos et l’attire à elle autant qu’elle peut. Il voudrait s’en défendre, ce serait inutile, il faut que sa pine pénètre jusqu’à la matrice, qui vient d’elle-même se présenter à ses coups. Plus les coups sont forts, plus ils plaisent à la femme jeune et bien portante. Bien des couchettes ont été cassées avec ce jeu-là; aussi, maintenant, on les fait en fer.
_Marie se colle à mon ventre Et pour que tout mon vit entre Jusques au fin fond de l’antre Enflammé par Cupidon, Elle fait la crapaudine. Vraiment, cette libertine, Si je n’étais qu’une pine M’engloutirait dans son con._
J. CHOUX.
CRÉATURE. Nom que, dans leur mépris—qui ressemble beaucoup à de l’envie,—les femmes honnêtes donnent à celles dont le métier est de ne l’être pas.
Mon mari a eu l’infamie de faire venir cette créature dans ma maison.
GAVARNI.
CREUSET. La nature de la femme.
_Ma femme tempeste Dans son cabinet: Je luy mets mon reste Dedans son creuset._
(_Chansons folastres._)
CREVER L’ŒIL. Introduire le membre viril dans le vagin d’une femme, ou dans le cul d’un homme.
Un jeune homme qui tenait la lance en arrêt pour te crever l’œil.
D’ABLANCOURT.
CREVETTE. Lorette.—Mot de création tout à fait récente.
Le petit crevé une fois affirmé, il a fallu lui trouver sa femelle, et à sa femelle donner un nom; une dérivation toute naturelle a conduit au nom de crevette.
NESTOR ROQUEPLAN.
CRISTALLINE. Maladie vénérienne de l’anus,—ce que les satiriques latins appellent _crista_, ou _marisca_. Ce sont des espèces de caroncules, de crêtes, que font pousser là les habitudes sodomiques.—C’est à tort que M. Louis Protat a, dans sa parodie de _Lucrece_, dit:
_Mais là, de tous les maux que redoutent une pine: Chancres, crêtes de coq, vérole, cristalline..._
La pine la donne, mais ne la reçoit pas,—comme une noble et charitable dame qu’elle est.
CROQUER. Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.
_Par où le drôle en put croquer, Il en croqua._
LA FONTAINE.
_Tout Est de votre goût, Vous croquez tout._
COLLÉ.
CROQUER UNE FEMME. La baiser, ce qui est une friandise exquise.
C’est que la plupart sont des goulus, qui ne veulent des femmes que pour eux: ils ont beau faire, on en croquera toujours quelques-unes à leur barbe.
(_Théâtre italien._)
CROUPE (La). Les reins, dont la femme joue si merveilleusement à notre bénéfice.
La torsion lascive de sa croupe.
H. DE BALZAC.
_Une gorge bien ferme et des fesses bien blanches, Une croupe soignée, un beau cul et des hanches._
LOUIS PROTAT.
_J’aime à voir onduler vos croupes dans le soir, Monstres dont on voudrait être les Hippolytes._
PAUL MAHALIN.
CROUPION. Nom qu’on donne aux fesses.
_Quel superbe croupion elle a, cette drôlesse!_
J. LE VALLOIS.
CUEILLIR LA FRAISE, LA NOISETTE, LA FLEUR, UN BOUTON DE ROSE SUR LE NOMBRIL. Tirer un coup.
_Ah! qu’il fait donc bon_ (bis) _Cueillir la fraise, Au bois de Bagneux, Quand on est deux._
(_Le Bijou perdu._)
Mais souffre que je puisse cueillir le fruit, dès si longtemps promis à ma pure et sainte fidélité.
P. DE LARIVEY.
Je craignais qu’elle ne laissât cueillir la belle fleur de son pucelage sans en tirer profit.
CH. SOREL.
_Par ma fine, je suis perdue, Disait Babet à son seigneur, Qui par méprise, en lui cueillant sa fleur, La greffa d’un beau fruit._
VADÉ.
_Vous abusez, car Meung, docteur très sage, Nous a décrit que pour cueillir la rose Riche amoureux a toujours l’avantage._
F. VILLON.
CUEILLIR UNE FEMME. Prendre un pucelage,—les femmes étant des fleurs, au dire des poètes qui les mettent dans leur herbier au lieu de les foutre dans leur lit.
_... Je te vois pâlir, Lui dis-je, et de plus tressaillir, Quand je suis prêt à te cueillir._
COLLÉ.
CUL (Le). Les fesses, l’anus et les parties génitales tout ensemble.
Que ton petit cul est rond et potelé! Qu’il est bien fait!...
LA POPELINIÈRE.
_Un cul dur comme un marbre et plus blanc que l’ivoire._
LOUIS PROTAT.
_Vous assurez, belle farouche, Que l’amour ne peut vous brûler: Si votre cul pouvait parler, Il démentirait votre bouche._
COLLÉ.
_Et nous autres, Pauvres apôtres, Pauvres moines... Ne foutons que des culs crottés... Eleïson!_
(_Romance populaire._)
_Louyson a le cul crotté Tout ainsi qu’un veau garotté Que l’on traîne parmy la rue..._
M. DE MONTGAILLARD.
_Gai, gai, l’on est chez nous Toujours en fête Et cul par-dessus tête; Gai, gai, l’on est chez nous, Toujours en fête et sens dessus dessous._
BÉRANGER.
_Cul, cul pour la vertu! Je suis putain, je veux faire mes farces; Cul, cul, pour la vertu! Je suis putain, je veux montrer mon cul!_
(_Vieux refrain._)
_Dieu fit le con, ogive énorme, Pour les chrétiens, Et le cul, plein cintre difforme, Pour les païens..._
(_Parnasse satyrique._)
_Ah! je n’y tiens plus!... le cul me démange... Qu’on m’aille chercher l’Auvergnat du coin, Car je veux sentir le vit de cet ange Enfoncer mon con comme avec un coin._
(_Parnasse satyrique._)
CULBUTER UNE FEMME. En jouir,—parce que, pour en arriver là, il faut la renverser sur le dos.
Mademoiselle, aimez-vous bien à être culbutée?
SOREL.
CULETER. Faire l’acte copulatif, qui exige de part et d’autre un fort remuement de cul.
_Elle en entretenait de tous prix et tous âges, Même leur apprenait cent divers culetages._
THÉOPHILE.
_Depuis grosse garce devint, Et lors culetait plus que vingt._