‹ Dictionnaire érotique moderneChapitre 16 sur 80 · CL. MAROT.

CL. MAROT.

DONNER L’AUBAINE. Baiser une femme, qui s’en trémousse beaucoup—de joie.

Aussi la dernière du bout, Se pâmant, cria: Le roi fout! Et chanta: Bon! Le roi Salomon M’en a donné l’aubaine!

COLLÉ.

DONNER LE PICOTIN. Baiser une femme—qui mourrait d’inanition sans cette ration d’amour quotidien.

Un dimanche matin, il cuidait lui donner le picotin.

(Moyen de parvenir.)

DONNER LE PLAISIR À UNE FEMME. Besogner du membre dans son vagin.

Témoin son père, qui a donné le plaisir à Marguerite, la servante que vous avez chassée.

MILILOT.

DONNER SA ROSE. Offrir son pucelage sur l’autel du dieu Priape.

Ma fille, avant d’ céder ta rose, Retiens bien ce précepte-là.

E. DEBRAUX.

DONNER UN BRANLE. Faire l’acte vénérien.

Mais quand quelqu’un lui donne un branle, En l’absence de son cocu, Vous diriez, comme elle se branle, Qu’elle a des épines au cu.

THÉOPHILE.

DONNER OU RECEVOIR UN CLYSTÈRE. Faire l’acte vénérien,—par allusion à la forme de la seringue que l’on introduit dans le cul. Aussi trouve-t-on dans les vieux auteurs, et notamment dans Rabelais, cette expression: Clystère barbarin dans le sens d’enculement. La seringue disparaît de jour en jour devant le clyso-pompe et autres irrigateurs: dans cinquante ans, nos petits-neveux ne sauront plus ce que c’est que de donner ou recevoir un clystère—barbarin ou non.

DONNER UN COUP DE CUL. Se remuer sous l’homme, de façon à le faire jouir lorsque cela tarde trop.

En baisant, à propos donner un coup de cul.

LOUIS PROTAT.

DONZELLE. Fille ou femme légère—comme chausson.

Tu veilleras à ce que la donzelle n’essaye pas de nous faire voir le tour.

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