CL. MAROT.
_Conclusion, que Renaud sur la place Obtint le don d’amoureuse merci._
LA FONTAINE.
DONNER DANS L’ŒIL À UN HOMME OU À UNE FEMME. Donner envie à un homme de coucher avec une femme, ou à une femme de coucher avec un homme.
Il m’a dit que votre chienne de mine lui avait donné dans l’œil.
LA POPELINIÈRE.
DONNER DU BON TEMPS (Se). Passer sa jeunesse à baiser les filles, quand on est homme, et à se faire baiser par les hommes, quand on est fille. C’est le _Aimons! aimons!_ de M. Alphonse de Lamartine.
Où qu’est l’ mal après tout? On béquille, on s’amuse, on s’donne du bon temps, on oublie sa misère: c’est toujours ça d’ gagné.
HENRY MONNIER.
_Not’ vivandière S’en donna tant, Qu’il survint un enfant._
E. DEBRAUX.
_Se donner à crédit pendant qu’on est si belle, Et pendant qu’on pourrait amasser des trésors, Ma fille, proprement c’est là ce qu’on appelle Faire folie de son corps._
MONTREUIL.
DONNER DU CONTENTEMENT AUX HOMMES. Savoir les faire jouir comme il faut, par des moyens que réprouve la morale et qu’autorise le bonheur.
Il dit qu’il me veut rendre une des plus habiles qui soient capables de donner du contentement aux hommes.
MILILOT.
DONNER DU MAL. Communiquer la maladie vénérienne par le coït.
Elle est belle, ma Joséphine... et elle connaît son affaire!... Mais, pas d’ bêtises, ô mon père! elle vous donnerait du mal...
TISSERAND.
DONNER DU MAL (Se). Dans l’argot des filles publiques, c’est raccrocher fréquemment sur le trottoir, c’est monter souvent avec de nouveaux michés.
_Mais, va, c’est égal, Je m’ donnerai du mal, Je veux c’ soir, bravant Saint-Lazare. Labourer l’ persil._
DUMOULIN.
DONNER DU PLAISIR. Faire jouir un homme à coups de cul, ou une femme à coups de queue.
_Il faut de tous ces dons savoir bien se servir, Savoir les employer à donner du plaisir A ceux qui dans nos bras cherchent la jouissance._
LOUIS PROTAT.
DONNER LA SAUCE. Donner la vérole.
_«..... Présent le plus funeste Que puisse faire aux vits la colère céleste.»_
DONNER L’ASSAUT. Baiser une femme, monter sur elle et entrer par la brèche que vous savez.
_Dames, dansez, et que l’on se déporte, Si m’en croyez, d’écouter à la porte, S’il donnera l’assaut sur le minuit._