L. PROTAT.
FAIRE PRIER (Se). Se dit d’une femme qui refuse, ou fait semblant de refuser l’offre qu’un homme lui fait de son membre,—ce qui est refuser son bonheur.
_Dans le siècle où les dames Ne se font pas prier, Avoir toutes les femmes Afin de varier._
COLLÉ.
FAIRE RAMASSER (Se). Se faire arrêter par les agents de police pour avoir excité les passants à la débauche, après onze heures du soir.
Si ben qu’eune nuit, c’était hors barrière, on m’ramasse... De là, au dépôt... Quand j’ai sorti, j’étais putain...
HENRY MONNIER.
FAIRE RELÂCHE. Se refuser à toute conjonction, par maladie mensuelle ou par fantaisie pure,—ce qui est assez rare, qui a bu voulant toujours boire.
_Il faut que tous les mois l’artiste se repose... Une affiche à la porte, affiche de couleur, Sur laquelle, en travers, une bande s’attache, Avertit le public qu’ici l’on fait relâche._
AUG. ROUSSEL.
FAIRE REMPLIR (Se). Se faire faire un enfant.
_L’un me remplit, l’autre me bourre... Que puis-je désirer de plus?_
MARCILLAC.
FAIRE RIVER SON CLOU. Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.
_La petite savequière, Qui demeure en ce carquié, Va faire river son clou Tous les dimanches à Saint-Cloud._
(_La Comédie des Chansons._)
FAIRE SA MERDE. Faire des façons, des cérémonies—en parlant d’une femme qui ne veut pas être baisée.
_Mais tu ne l’aimes pas. Avec moi tu veux faire Ta merde, voilà tout....._
LOUIS PROTAT.
FAIRE SA POIRE. Faire des façons,—en parlant d’une femme qui hésite à se laisser baiser.
FAIRE SA SOPHIE. Se dit de toute femme qui fait la _sage_ quand il ne le faut pas.
A quoi ça m’aurait avancé de faire ma Sophie?
CHARLES MONSELET.
FAIRE SA TOILETTE. Se laver après le coït, le cul lorsqu’on est femme, la queue quand on est homme, pour éviter les dangers qui résulteraient infailliblement d’une accumulation de sperme—et par amour de propreté, lorsqu’on s’est habitué dès l’enfance à être propre.
N’entre pas, mon chéri; attends que j’aie fini ma toilette.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
FAIRE SAUTER LE BOUCHON. Branler un homme, ou baiser avec lui,—ce qui, naturellement, provoque l’éjaculation du sperme.
Il se sent déjà des velléités pour cette friponne de Célestine, dont il est voisin, et qui joue avec lui de la prunelle à faire sauter le bouchon.
A. DE NERCIAT.
_Vous êtes gai comme un sermon, L’abbé, le diable vous conseille; Faites sauter votre bouchon Sans ma bouteille._
H. CANTEL.
FAIRE SES PETITES AFFAIRES. Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.
Ils se firent allumer du feu dans une chambre où ils firent leurs petites affaires.
TALLEMANT DES RÉAUX.
FAIRE SOIXANTE-NEUF. Gamahucher une femme pendant qu’elle vous suce la pine,—ce qui ne peut se faire qu’en intervertissant mutuellement la position ordinaire au coït, c’est-à-dire en faisant d’un 6 un 9 et d’un 9 un 6: 69.
_Soixante-neuf et son vit se redresse! Soixante-neuf ferait bander un mort!_
(_Chanson anonyme moderne._)
FAIRE SON DEVOIR. Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.
_Et si l’époux avait fait son devoir._