CL. MAROT.
Aussi n’épargne-t-il pas les mères qui sont maquerelles de leurs propres filles.
H. ESTIENNE.
Car l’honneur d’une femme souffre beaucoup quand elle est vue avec une maquerelle.
P. DE LARIVEY.
MAQUIGNON. Un monsieur qui fait la traite des blanches,—le mango antique.
MAQUILLAGE. Tricherie féminine qui consiste à dissimuler, à l’aide de pâtes, de cosmétiques et d’onguents, les ravages que le temps apporte au visage le plus frais.
Celle-ci, une fois entrée, relève la mèche de la lampe posée sur la cheminée, mais pas trop cependant, afin de ne pas trahir son maquillage.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
Et ce qui prouve que ce n’est pas là une mode nouvelle, c’est que je trouve dans un poète du XIIIe siècle, Gaultier de Coinsy, les vers suivants:
Telle se fait moult regarder Par s’en blanchir, par s’en farder, Que plus est laide et plus est blesme Que peschiez mortelx en caresme.
MARCHANDISE. La nature de l’homme et celle de la femme, qui, toutes deux, mais la dernière surtout, sont un objet de commerce.
J’ouvre boutique, et faite plus savante, Vous mets si bien ma marchandise en vente, Subitement affinant les plus fins, Qu’en peu de temps fameuse je devins.
J. DU BELLAY.
Je veux une Phillis entre l’haut et le bas, Qui ne fasse pas trop valoir sa marchandise.
BUSSY-RABUTIN.
Voyons, montre-moi ta marchandise, mon petit couillon chéri.
J. LE VALLOIS.
MARCHEUSE. Femme qui a été fille et qui, ne l’étant plus, est chargée de conduire dans les chemins du vice celles qui le sont encore. «Ses fonctions sont d’appeler les passants à voix basse, de les engager à monter dans le bordel où, d’après ses annonces banales, ils doivent trouver un choix exquis de jeunes personnes. Dans la maison de tolérance de première ligne, il y a ordinairement plusieurs marcheuses dont l’emploi principal est de promener les filles d’amour sur les boulevards et dans les passages.»
MARGOT, MARGOTON. Nom de femme qui est devenu celui de toutes les femmes—devenues filles.
Priape dérogea, Vénus fit la Catin. Cette contagion infecta les provinces, Du clerc et du bourgeois passa jusques aux princes. La plus mauvaise garce eut ses adulateurs, Et jusqu’à la Margot, tout trouva des fouteurs.
(L’Art priapique.)
Villon sut le premier dans ces siècles grossiers Débrouiller l’art confus de nos vieux romanciers, Redonner le mouchoir aux filles de bon ton, Et laisser la province enfiler Margoton.
(L’Art priapique.)
Nous le tenons: nous savons où demeure sa margot.
EUGÈNE SUE.
J’ai peu d’estime pour l’argot; Mais au besoin, je le tolère. Si je rencontre une margot, Je la regarde sans colère.
PHIL. DAURIAC.
MARIAGE. Collage légitime de l’homme et de la femme, qui a le vit pour trait d’union, plus les enfants qui peuvent résulter dudit collage. Selon Balzac:
Le mariage est une association de mauvaise humeur, pendant le jour, et de mauvaise odeur pendant la nuit.
MARI MALHEUREUX. Mari, peut-être cossu,—mais à coup sûr, cocu—sans cédille.
MARLOU. Variété de maquereau, d’homme sans préjugés, qui non-seulement consent à recevoir de l’argent des filles galantes, mais encore en exige d’elles le poing sur la gorge et le pied dans le cul.
La plus sublime de ces positions, c’est celle du marlou.
FRÉDÉRIC SOULIÉ.
C’est des marlous, n’y prends pas garde.
H. MONNIER.
MARMITE. Putain,—la femelle naturelle du maquereau, à qui elle fournit de quoi manger, boire et rigoler avec ou sans elle.
Tu es un crâne fouteur... et... si tu y consens, ce n’est pas toi qui me donneras de la braise, c’est moi qui serai ta marmite.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
MARMOTTE. Le con,—qui ne dort jamais.—Allusion au poil d’une motte bien garnie.
Un soir, ma sœur me dit: Si nous étions dans le même lit, tu pourrais faire entrer ta petite broquette qui est toujours raide dans la bouche de ma petite marmotte que tu aimes tant à sucer.
(Anti-Justine.)
MARQUE DE LA VAISSELLE. Le membre viril,—avec lequel nous poinçonnons à notre chiffre le vagin des femmes, qui cependant n’a pas besoin de cela pour être trouvé de bon aloi et pour circuler de main en main.
MARRONS. Les testicules.
... Tire de sa poche une longue ficelle, lui lie les deux marrons que vous savez.
(Nouvelles de Grazzini.)
Dam’ Putiphar, sans médire, Les aimait, je crois, assez; Pourtant Joseph, on doit l’ dire, N’avait qu’ des marrons glacés. Marrons, marrons, Bien pleins et bien ronds, Tout l’ monde en voudra, Ils brûl’nt, ces gros-là!
ALPHONSE.
MASTURBATION. Pseudonyme honnête de Branlage.
Qu’enfin, tous les soldats sans reproduction, N’aient plus qu’un seul recours: la masturbation.
FERNAND DESNOYERS.
MASTURBER (Se). Se livrer à l’onanisme, aux plaisirs solitaires.
De mes cinq doigts je fais une pucelle: Masturbons-nous, c’est le plaisir des dieux.
(Chanson anonyme moderne.)
MATOU. Le mâle de la femme, cette chatte amoureuse.
Allons, mon gros matou, grimpe-moi d’autor et d’achar!
DE NEUVILLE.
MAUVAIS LIEU. Endroit où l’on pelote les femmes, même où on les baise; bordel.
Pour amener sa Lucrèce A souffrir ce petit jeu, Le bonhomme sans finesse, Met la scène en mauvais lieu.
COLLÉ.
MEILLEURE CHOSE DU MONDE (La). La fouterie, qui est le plaisir des dieux et des déesses, des hommes et des femmes,—l’excelsior de toutes les jouissances connues.
Comment, si c’est quelque chose de bon! C’est la meilleure chose du monde!
MILILOT.
MEMBRE (Le). Sous-entendu viril. Le grand outil générateur, que nous faisons travailler comme un cheval et que les femmes adorent comme un dieu.
Jouis-tu, cochon? Ah! le beau membre!
LEMERCIER DE NEUVILLE.
On voit, sous les feuilles de vignes Que leur impose la pudeur, S’agiter de gros membres dignes D’admiration—ou d’horreur.
ANONYME.
Monseigneur le vit, ou madame la pine. Outre ces deux noms, ce noble personnage, qui veut chaque jour être fêté, possède plus de prénoms qu’il n’en faudrait pour refaire le calendrier... républicain. Je cite les principaux:
L’acteur, l’affaire, les agréments naturels, l’aiguille, l’aiguillon, l’aiguillette, l’andouille, l’arbalète, l’ardillon, l’aspergès, l’asticot, la baguette, le balancier, le bâton à un bout, le bâton de sucre de pomme, le bâton pastoral, le battant de cloche, la béquille du père Barnaba, le berlingot, la bibite, le bidet, le bijou, le bistouri, la bite, le bogue, le bonhomme, le bouchon, le boudin blanc, le bougeoir, la bougie, le bout de viande, le boute-feu, le boute-joie, la boutique, le boyau, la braguette, le bracquemard, le bras, la briche, la broche, la broque, la burette, le canon à pisser, la carotte, le cas, le carafon d’orgeat, le cavesson, cela, ce qu’on porte, la chair, le chalumeau, le champignon, la chandelle, la chanterelle, la charrue, la chenille, la cheville d’Adam, la cheville ouvrière, le chibre, le chiffe, le Chinois, le chose, le cierge, la cigarette, la clé, le clou, la cognée, le cognoir, le coin, la colonne, le compagnon fidèle, la corde sensible, le cordon de saint François, le cornichon, la couenne, la courte, le criquet, le dard, le dardillon, le degré de longitude, le devant, le doigt du milieu, le doigt qui n’a pas d’ongle, dom ou frère Frappart, le dressoir, le drôle, l’écouvillon, l’engin, l’épée, l’étendard d’amour, le fils, le flacon d’eau-de-vie, le flageolet, la flèche, la flûte à un trou, le fourrier de nature, la gogotte, la grosse corde, le goujon, le goupillon, la guigui, la guiguitte, la haire, le hanneton, l’herbe qui croît dans la main, l’histoire, le honteux, Jacques, la jambe, Jean Jeudi, Jean Chouart, le laboureur de nature, la lance, la lancette, le lard, la lavette, la limace, le machin, le Mahomet, le manche du gigot, la marchandise, le mirliton, le mistigouri, le moineau, le morceau, la navette, le nerf, le nœud, l’obélisque, le onzième doigt, l’os à moelle, l’outil, l’ouvrier de nature, le paf, le panais, le pénis, le pendiloche, le perroquet, la petite flûte, le petit frère, le petit voltigeur, la pierre à casser les œufs, la pierre de touche, le pieu, le pignon, le pis, la pissottière, le poinçon, la pointe, le poireau, la potence, le poupignon, Priape, la quéquette, la queue, le robinet de l’âme, Rubis-Cabochon, la sangsue, saint Agathon, saint Pierre, le salsifis, la sentinelle, la seringue, le sifflet, le sous-préfet, le sucre d’orge, le trépignoir, la triquebille, la troisième jambe, le tube, la verge, la viande crue, etc. etc.
MENESSE. Femelle de l’homme en général—et, en particulier, de l’homme sans préjugés qu’on appelle maquereau.
En ai-je t’y reçu, de l’argent des menesses! Oh! là là!...
LEMERCIER DE NEUVILLE.
MENIN. Fouteur,—garçon d’honneur qui doit partager vos jeux—et vos joies, Mesdames.—Ce mot vient de l’espagnol menino, jeune page.
La petite comtesse, à côté du prélat, lui serrait de temps en temps la main par-dessous la nappe, pour lui faire comprendre combien elle le préférait pour menin à son peu naturel ami.
(Le Diable au corps.)
MENSONGE COTONNEUX. Tétons d’ouate que les femmes maigres substituent aux tétons de chair qu’elles n’ont pas.
Il dévoilera les mensonges cotonneux de madame.
THÉOPHILE GAUTIER.
MENTULE. Mot purement latin (mentula) signifiant le membre viril.
En tirant sa mentule en l’air, les compissa.
RABELAIS.
On voyait une tourbe de filles qui semblait tirer à qui mieux mieux une mentule grosse et longue à proportion.
(Le Synode nocturne des tribades.)
Je n’eusse, hélas! enduré tant de maux Comme j’ai fuit, qui or comme animaux Rongent le frein de ma triste mentule.
(Cabinet satyrique.)
MÈRE ABBESSE. Maîtresse d’un couvent de s’offre-à-tous:—Maquerelle.
Sortez vite et rentrez souvent, Le jour baisse, Servez votre abbesse; Mes filles, malgré pluie ou vent, En avant, pour l’honneur du couvent.
BÉRANGER.
MÈRE D’ACTRICE. Vieille femme que louent les jeunes femmes de théâtre pour éloigner d’elles les galants—qui ne sont pas assez riches.
MESSALINE (Valérie). Impératrice romaine, deuxième femme de Claude. Célèbre par son impudicité et ses étonnantes débauches: la plus fameuse putain de son temps. Après avoir souillé la couche impériale, en y recevant des amants de toutes les conditions, elle osa, du vivant de son époux, épouser publiquement Silius, jeune homme qu’elle aimait éperdûment. Claude, à cette nouvelle, la fit mettre à mort avec tous ses complices, l’an 48 de J.-C. Juvénal, dans ses Satires, s’exprime ainsi, au sujet de cette grande impure:
Quand de Claude assoupi la nuit ferme les yeux, D’un obscur vêtement sa femme enveloppée, Seule, avec une esclave, et dans l’ombre échappée, Préfère à ce palais tout plein de ses aïeux, Des plus viles Phrynés le repaire odieux. Pour y mieux avilir le nom qu’elle profane, Elle emprunte à dessein un nom de courtisane: Son nom est Lisisca; ces exécrables murs, La lampe suspendue à ces dômes obscurs, Des plus affreux plaisirs la trace encor récente, Rien ne peut réprimer l’ardeur qui la tourmente. Un lit dur et grossier charme plus ses regards Que l’oreiller de pourpre où dorment les Césars. Tous ceux que dans cet antre appelle la nuit sombre, Du regard les invite et n’en craint pas le nombre. Son sein nu, haletant, qu’attache un réseau d’or, Les défie, en triomphe, et les défie encor. C’est là que, dévouée à d’infâmes caresses, Des muletiers de Rome épuisant les tendresses, Noble Britannicus, sur un lit effronté, Elle étale à leurs yeux les flancs qui t’ont porté. L’aurore enfin paraît, et sa mine adultère Des faveurs de la nuit réclame le salaire. Elle quitte à regret cet immonde parvis. Ses sens sont fatigués et non pas assouvis. Elle rentre au palais, hideuse, échevelée, Elle rentre, et l’odeur autour d’elle exhalée Va, sous le dais sacré du lit des empereurs, Révéler de la nuit les lubriques fureurs.
MESSIRE LUC. Le cul,—par anagramme. (Voir aussi noc et tiv.)
MÉTIER (Le). L’acte vénérien.
Cousin, c’est pardieu la plus belle Et qui entend mieux le métier, Que femme qui soit au quartier.
J. GREVIN.
Le métier d’amour en effet Est une assez plaisante affaire; Ce métier-là plus on le fait, Et moins on est propre à le faire.
DACEILLY.
Et dans cet amoureux métier, De maître il devient écolier.
PARNY.
METTRE (Le). Introduire son membre dans la nature d’une femme.
Réveille-toi, petite gueuse; je veux te le mettre encore une fois au moins.
LA POPELINIÈRE.
Notre héros se forma vite... Le mit-il, ou le lui mit-on? N’y eut pas d’affront.
AL. POTHEY.
Adam voulut le mettre: Ève le sentit mettre.
Viens, bande-à-l’aise, Vite, mets-le-moi.
COLLÉ.
METTRE AU FAIT (Se). Se déniaiser, s’habituer à l’homme en jouant des reins avec lui.
Tu as bien tort; si tu ne te mets pas au fait, ton mari te prendra pour une bête.
LA POPELINIÈRE.
METTRE DANS LES FESSES (Se le faire). Se faire enfiler.
L’ dimanche, au sortir de la messe, Elles dis’t toutes, mais en vain: Nicolas, mets-moi dans la fesse C’ qu’est dans ton pantalon d’ nankin.
DARCIER.
METTRE EN ŒUVRE. Faire l’acte vénérien.
Elle manda secrètement le fils d’un cordonnier, son voisin, et le fit venir en l’étable des chevaux de son père, et le mit en œuvre comme les autres.
(Les Cent Nouvelles nouvelles.)
Et à la vérité, on en met de bien pires en œuvre.
(T. des ACCORDS.)
Et en disant cela, il la mit en œuvre.
D’OUVILLE.
METTRE EN APPÉTIT. Exciter l’ardeur vénérienne.
Chevaucher trois ou quatre coups ne fait que mettre en appétit; il faut continuer tant qu’il y en a, pour nous donner du passe-temps.
MILILOT.
Il n’est rien qu’une femme trouve plus mauvais que quand l’homme la met en appétit, sans la contenter.
BONAVENTURE DESPERRIERS.
METTRE LE FOUTRE À LA BOUCHE DE QUELQU’UN. L’exciter à la fouterie par des discours libertins, par des images obscènes, ou par des attouchements polissons.
Ingrat! tu m’as mis le foutre à la bouche! J’allais presque entrer dans le paradis!
(Parnasse satyrique.)
METTRE SOUS LE LINGE (Se). Se glisser entre deux draps pour y faire l’amour.
Je n’ai pas été plutôt arrivé qu’elle m’a sauté au cou avec ardeur, et que, s’apercevant que je bandais, et raide, elle s’est mise immédiatement sous le linge, où nous avons joué des reins avec enthousiasme.
J. LE VALLOIS.
METTRE SUR LE DOS (Se). Se placer pour être baisée,—afin de faire avec un homme la bête à deux dos.
Sur le dos nonchalamment Vous recevez votre amant; Pas le moindre mouvement, Autant, ma foi, Sentir sa femme auprès de soi.
BÉRANGER.
METTRE UNE FEMME À MAL. La baiser,—ce dont elle se trouve ordinairement très bien.
Il avait mis à mal toutes les femmes qu’il avait entreprises.
RICHELET.
METTRE UNE FEMME DANS LA CIRCULATION. La forcer—après l’avoir frappée à son effigie—à avoir tout le monde pour amant. Séduire une jeune fille, lui faire un enfant, et l’abandonner, c’est la jeter dans la circulation.
METTRE UN HOMME EN ÉTAT. Le préparer, par un pelotage savant, à l’accomplissement de son devoir d’homme.
C’est dans ce moment-là, pour le mettre en état Et pouvoir arriver à quelque résultat, Qu’il faut de son métier connaître les roueries Et n’être pas novice en polissonneries.
LOUIS PROTAT.
MICHÉ. Homme galant forcé d’acheter ce que les femmes galantes donnent pour rien à leurs amants de cœur.
Allumer tous les soirs la chandelle de l’hyménée en faveur d’un tas de gonzesses et d’autant de michés.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
Surtout selon l’argent donné par le miché.
LOUIS PROTAT.
MICHÉ DE CARTON. Honnête homme qui achète de l’amour en marchandant, ce qui le fait mépriser des amoureuses.
Les Valaques ont près des femmes une grande réputation de mauvaise foi... Aussi elles les évitent et les ont placés au premier rang des michés de carton.
VERMOREL.
MICHÉ SÉRIEUX. Homme qui ne regarde pas à la dépense avec la femme qui l’a levé à Mabille ou sur le boulevard, et dont il devient souvent le Monsieur.
Fichtre! C’est un miché sérieux!
LEMERCIER DE NEUVILLE.
MIGNON. Jeune pédéraste... passif.—Apollon à belles fesses.—L’histoire faisant mention des pages de Henri III, qui étaient non-seulement ses favoris, mais encore ses mignons, ne laisse pas de doute sur l’emploi qu’ils avaient auprès de leur maître.
Ce qu’il est le plus naturel de faire à la femme est précisément ce dont elle se soucie le moins;... tantôt elle veut qu’on la traite comme un mignon... tantôt, etc.
A. DE NERCIAT.
Petit fils, petit mignon, Mâle ou femelle, je sais ton nom.
BÉRANGER.
Et j’abandonne au vicaire de Dieu Ses trois clés d’or, ses fulminantes bulles, Son Vatican, son cardinal neveu, Ses beaux mignons, ses nièces et ses mules.
PARNY.
MIGNONNE. Nom que l’on donnait au XVIIe siècle, à l’époque de leur apparition, à toutes les femmes entretenues.
Les riches seigneurs et les financiers ne se faisaient pas faute d’entretenir plusieurs mignonnes à la fois dans différents quartiers de la ville, ou même de les réunir ensemble comme dans un sérail.
P. DUFOUR.
Il me faut donc chercher quelque jeune mignonne, Que, pour fille de chambre, en gaussant je lui donne.
J. DE SCHÉLANDRE.
MIJAURÉE. Fille ou femme qui, devant l’homme, affiche des prétentions par des manières affectées et ridicules qui nous font... pisser.—Oh! la! la!
Ne va pas avec moi faire la mijaurée.
REGNARD.
Fi des coquettes maniérées! Fi des bégueules du grand ton! Je préfère à ces mijaurées Ma Jeannette, ma Jeanneton.
BÉRANGER.
MILIEU. Le con, par devant;—le cul, par derrière.—Il n’y a pas de milieu, nom de Dieu!
Ce n’était que l’enjeu, nom de Dieu! Pour luron de ma sorte. Je fêtai son milieu! nom de Dieu! Trois fois avant que j’ sorte, nom de Dieu! J’ fous l’ quatrième à la porte, nom de Dieu!... J’ fous l’ quatrième à la porte.
F. DE CALONNE.
Le doux milieu demandait à sa dame, Pour y trouver un repos bienheureux.
(Cabinet satyrique.)
Et la pauvrette s’est donnée D’un vit par le milieu du corps.
COLLÉ.
MILORD. L’entreteneur—anglais ou toulousain—d’une femme galante.
Le notaire est son milord.
H. DE BALZAC.
J’allons fair’ sauter les sacoches De ce bon mossieu, son milord.