‹ Dictionnaire érotique moderneChapitre 6 sur 80 · C

C

ÇA (_cela_). _Ça_, c’est le vit; _ça_, c’est le con;—_ça_, c’est tous les agréments de la fouterie qu’on n’ose nommer, parce qu’ils s’appellent comme _ça_.—_Faire ça_, ou _cela_, c’est faire l’amour. Faire _ci et ça_, c’est faire _ça_... et autre chose.

_Quand je suis sur_ ça, _Mon plaisir ne se peut comprendre, Et, ma foi, sans_ ça, _Que pourrais-je faire de_ ça? _J’aime assez m’y reprendre, Pour arriver encore à_ ça. _Afin de mieux m’étendre Sur ce beau sujet-là, Ah! que j’aime_ ça! _Ce mot me plaît à la folie; Il semble déjà Que je suis à même de_ ça.

(_Gaudriole de 1834._)

CABINET. La nature de la femme, où l’homme fait ses nécessités amoureuses,—ce qui donne à ce cabinet une odeur _sui generis_ fort agréable, quoique un peu violente.

Le jardinier voyant et trouvant le cabinet aussi avantageusement ouvert, y logea petit à petit son ferrement.

NOEL DU FAIL.

CADRAN. La nature de la femme, à laquelle le membre viril sert d’aiguille pour marquer les heures minutules du bonheur.

_Conduis vite l’aiguille au milieu du cadran._

(_Théâtre italien._)

CAFÉ DES DEUX COLONNES. Prendre son café aux deux colonnes, c’est-à-dire gamahucher une femme. Le con sert le café au lait; les deux jambes sont là, pour _la forme_, et ne servent que d’enseigne: _aux Deux Colonnes_.

CAGE. La nature de la femme,—dans laquelle se trémousse si agréablement le petit oiseau à longue queue que les savants appellent _penis_ et les ignorants, _pine_.

_Des autres perroquets il diffère pourtant, Car eux fuient la cage, et lui, il l’aime tant, Qu’il n’y est jamais mis qu’il n’en pleure de joie._

(_Cabinet satyrique._)

_Elle le prit de sa main blanche, Et puis dans sa cage le mit_

REGNARD.

_Lisette avait dans un endroit Une cage secrète: Lucas l’entr’ouvrit, et tout droit D’abord l’oiseau s’y jette._

COLLÉ.

CALCUL. Plaisir vénérien.

Les deux amants étoient au plus fort de leur calcul.

P. DE LARIVEY.

_Je sais quelqu’un Qui rend encor le calcul Nul._

COLLÉ.

CALFEUTRER UNE FEMME. Boucher son trou avec une pine.

Le garçon de boutique calfeutra aussi bien mon bas, que maître juré qui soit du métier de culetis.

(_Variétés historiques et littéraires._)

CALLIBISTRI. Le membre viril, ou la nature de la femme.

Montrant mon callibistri à tout le monde, qui n’était pas petit sans doute.

RABELAIS.

Je crois que les callibistris des femmes de ce pays sont à meilleur marché que les pierres.

RABELAIS.

CAMELOTTES, le MONDE CAMELOTTE. Celui des femmes galantes d’une catégorie très infime. Les fleuves ne peuvent pas remonter à leur source; les mots y remontent volontiers, au contraire; par exemple celui-ci. Il est de création moderne, quant au sens nouveau qu’on lui a donné sans songer à l’étymologie: or, _camelotte_ vient de _camelus_, qui veut dire _chameau_.

CAMPAGNES. Les aventures amoureuses d’une femme: autant d’amants, autant de campagnes—sous de simples soldats comme sous tel ou tel général, militaires ou bourgeois.—Le mot est pris quelquefois dans le sens de: Années consacrées au service de l’homme, à propos duquel il y a tant d’enrôlements volontaires.

Madame Durut: «J’ai pourtant, comme tu sais, mes petits trente-six ans bien comptés, dont, grâce à Dieu, vingt campagnes.»

ANDRÉA DE NERCIAT.

CANAL. Le membre viril, qui est en effet le canal du bonheur—pour les femmes. Quel dommage qu’on soit forcé de le faire draguer si souvent par les chirurgiens!

_Par le_ canal _de son amant Le bien lui arrive en dormant._

COLLÉ.

CANICHON. Con poilu et frisé comme un caniche.

_Est-il bien méchant, ma tante, Vot’ p’tiot canichon? Non, que m’ répond ma parente, C’est un vrai bichon. N’ sens-tu pas sa bouch’ qu’est close? Entre ton doigt d’dans... —Tiens, que j’ dis, la drôl’ de chose, Vot’ quien n’a point d’ dents._

LÉON CHARLY.

CANTHARIDE. Insecte qui, réduit en poudre, est un aphrodisiaque énergique et dangereux qu’emploient les gens épuisés par les excès vénériens pour en recommencer d’autres.

_La cantharide est, à Cythère, En usage comme à Paris; Son effet est très salutaire, Surtout pour nous autres maris. Ce bonbon me change en Alcide! J’étais si faible auparavant... En avant de la cantharide! Oui, la cantharide en avant!_

J. DU BOYS.

CAPOTE. Autrement dit, _redingote anglaise_. Préservatif en baudruche ou en caoutchouc historié, dont on habille le membre viril, toutes les fois qu’on le conduit au bonheur,—ce qui ne le préserve pas du tout de la chaude-pisse ou de la vérole, d’après l’opinion du docteur Ricord, autorité compétente en cette matière, qui a dit: «La capote est une cuirasse contre le plaisir et une toile d’araignée contre la vérole.» Les frères Millan, gros et petits, sont seuls intéressés à soutenir le contraire.

_Il fuyait me laissant une capote au cul._

LOUIS PROTAT.

_Les capotes mélancoliques Qui pendent chez le gros Millan, S’enflent d’elles-mêmes, lubriques, Et déchargent en se gonflant._

(_Parnasse satyrique._)

CAPRICE. Amant ou maîtresse.

Mon dernier caprice m’a cassé trois dents.

GAVARNI.

CARABINE. Femme qui fréquente les élèves en médecine et se fait carabiner par eux.

... _Son petit air mutin Plaît fort au quartier Latin. C’est Flora, la carabine, Dont la mine si lutine, Promet à chacun son tour Un beau jour d’amour._

J. CHOUX.

CARABINER UNE FEMME. La baiser à la gendarme, la flûte entre les jambes.

Et tandis que vous jouerez gros jeu avec la princesse, ne pourrai-je point carabiner avec la soubrette?

(_Théâtre italien._)

CARACOLER. Baiser, ce qui est proprement faire des caracoles sur le ventre d’une femme.

CARAMBOLER. Faire l’acte vénérien, parce que l’homme se sert de sa queue pour jouer au billard amoureux, pour y faire des effets de queue, pour mettre ses billes dans la blouse de la femme.

CARCAN À CRINOLINE. Nom que les voyous donnent aux drôlesses du quartier Breda, qui font de l’embarras avec leurs crinolines à vaste envergure sous lesquelles il y a souvent des maigreurs désastreuses.

C’est pas un de ces carcans à crinoline.

CHARLES MONSELET.

CARDINALES (Les). Les menstrues, qui teignent en rouge la chemise des femmes.—On disait même autrefois: «Le cardinal est logé à la motte», pour signifier: «Cette femme a ses menstrues.»

_La jeune fille un peu pâle et tout éplorée, A son amant chéri fit cet aveu fatal Qu’elle avait pour neuf mois perdu son cardinal._

(_Tour du Bordel._)

CARESSER UN HOMME. Le peloter, lui passer une main adroite dans le pantalon pour réveiller le membre qui y dort sur ses deux coussins, et le faire ainsi gaudiller.—Caresser une femme, la baiser,—ce qui est, pour elle, la caresse par excellence.

_Chloé, d’où vient cette rigueur? Hier tu reçus mes caresses, J’accours aujourd’hui plein d’ardeur Et tu repousses mes tendresses._

E. T. SIMON.

_Afin, se disoit-il, que nous puissions, nous autres, Leurs femmes caresser, ainsi qu’ils font les nôtres._

RÉGNIER.

_J’avois un mari si habile, Qu’il me caressoit tous les jours._

(_Parnasse satyrique._)

La jeune demoiselle qui avait été si bien caressée, s’imaginait que cela devait durer toutes les nuits de la même façon.

D’OUVILLE.

Il les repoussa de la porte, la referma, et retourna caresser la belle.

TALLEMANT DES RÉAUX.

_Si vous vouliez madame caresser, Un peu plus loin vous pouviez aller rire._

LA FONTAINE.

_Que de caresses Que de tendresses, Pour réchauffer vos cœurs, vieux députés!_

GUSTAVE NADAUD.

CARILLONNER. Baiser une femme, en frappant les parois de sa cloche avec le battant priapesque.

Et il carillonne à double carillon de couillons.

RABELAIS.

N’est-ce pas un sujet de rire, lorsqu’on est sur le point de carillonner à ma paroisse.

D’OUVILLE.

CAROTTE. Le membre viril,—par allusion à sa forme et à sa couleur.

Pourquoi la retires-tu, ta petite carotte? Je ne voulais pas te la manger.

E. JULLIEN.

CARTE (Avoir sa, ou Être en). Être inscrite comme fille exerçant le métier de putain, sur le registre _ad hoc_ ouvert à la préfecture de police.

... _Dès demain Je ferai demander ta carte à la police, Et tu pourras alors commencer ton service._

LOUIS PROTAT.

CARTES TRANSPARENTES. Cartes à jouer qui, au premier abord, ressemblent à d’innocentes cartes, mais qui, lorsqu’on les regarde avec attention, entre le soleil et les yeux, sont autant de _compulsamenti_ à fouterie.

Elle fait défiler devant ses yeux une foule de cartes transparentes, qui sont autant des outrages au bon goût qu’aux bonnes mœurs.

LEMERCIER DE NEUVILLE.

CAS. Le membre viril aussi bien que la nature de la femme.

_Un capucin, malade de luxure, Montroit son cas, de virus infecté..._

PIRON.

_Je croyois que Marthe dût être Bien parfaite en tout ce qu’elle a; Mais, à ce que je puis connoître, Je me trompe bien à cela, Car, bien parfaite, elle n’est pas Toujours en besogne à son cas._

BERTHELOT.

Qui a froid aux pieds, la roupie au nez, et le cas mol, s’il demande à le faire, est un fol.

(_Moyen de parvenir._)

_Mon cas, fier de mainte conquête, En Espagnol portoit la tête._

RÉGNIER.

Il avoit sa femme couchée près de lui, et qui lui tenoit son cas à pleine main.

BRANTÔME.

_Les tetons mignons de la belle, Et son petit cas, qui tant vaut._

MAROT.

Le cas d’une fille est fait de chair de ciron, il démange toujours; et celui des femmes est de terre de marais, on y enfonce jusqu’au ventre.

BRANTÔME.

La servante avait la réputation d’avoir le plus grand cas qui fût dans le pays.

D’OUVILLE.

CASCADEUSE. Drôlesse du quartier Breda, qui se joue de l’amour et des amoureux.

Ne t’y fie pas: c’est une cascadeuse.

CHARLES MONSELET.

CASQUER. Donner de l’argent à une femme galante quand on est miché, à un maquereau quand on est femme galante. Casquer, c’est tendre son casque; tendre son casque, c’est tendre la main: la fille d’amour tend la main, et l’homme qui bande y met le salaire exigé, pour avoir le droit d’y mettre sa queue.

En ai-je t’y reçu de l’argent des menesses!... Oui, elles ont casqué, et dru!...

LEMERCIER DE NEUVILLE.

CASSE-NOISETTE. Habile contraction du sphincter du vagin qui retient prisonnier le membre viril qui s’est engagé, la tête la première, dans ces mystérieuses Thermopyles, et le force ainsi à combattre vaillamment—et à jouir.

L’art du casse-noisette remonte à la plus haute antiquité; quelques femmes modernes le pratiquent encore avec succès, avec moins de succès cependant que les Chinoises, qui sont conformées de façon à faire gaudiller le Chinois le plus écourté du Céleste Empire.

A. FRANÇOIS.

_Je possède l’art du casse-noisette, Qui ferait jouir un nœud de granit._

ANONYME.

CASSER LE LIT. Baiser avec énergie, à tout casser, le sommier élastique et le cul de la femme—plus élastique encore.

_Sur le lit que j’ai payé Je ne sais ce qui se passe: A peine l’ai-je essayé, Que le bougre me le casse._

GUSTAVE NADAUD.

CASSER UN ŒUF. Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.

Je ne vous ferai point de mal, je veux casser un œuf, qui est près de durcir dans votre ventre.

(_Moyen de parvenir._)

CASTRAT. Se dit, non pas seulement des hommes qui ont perdu leurs testicules naturellement, mais encore de ceux qui ne bandent plus à force d’avoir bandé dans le cours de leur vie.

_Dans ton théâtre, où règnent les castrats._

JOACHIM DUFLOT.

_Es-tu pédéraste ou castrat, voyons? Un pareil état m’excite et m’offense: Descends de mon lit, ou bien rouscaillons._

ANONYME.

CATAU, ou CATHOS, ou CATIN. Fille ou femme légère—comme chausson.—Nom de femme qui est devenu celui de toutes les femmes—galantes.

_Je vous chanterai, dans mes hexamètres, Superbe catin dont je suis l’amant_

(_Parnasse satyrique._)

_Une catin, sans frapper à la porte, Des cordeliers jusqu’en la cour entra._

MAROT.

_Parmi les cataux du bon ton, Plus d’une, de haute lignée, A force d’être patinée Est flasque comme du coton._

EMILE DEBRAUX.

Retiens cette leçon, Philippine: quelque catin que soit une femme, il faut qu’elle sache se faire respecter, jusqu’à ce qu’il lui plaise de lever sa jupe.—Je pense de même...

ANDRÉA DE NERCIAT.

_... En tout, tant que vous êtes, Non, vous ne valez pas, ô mes femmes honnêtes, Un amour de catin._

ALFRED DE MUSSET.

_Des catins du grand monde J’ai tâté la vertu._

ÉMILE DEBRAUX.

CATZE. Mot à la fois flamand et italien (_cazzo_), signifiant le membre viril.

_A ton catze prends la carrière, Pour t’enfoncer en la barrière De mon chose._

THÉOPHILE.

CAUSER. Faire l’amour. C’est par antiphrase, sans doute, puisqu’on ne parle guère lorsqu’on baise: on a trop à faire pour cela.

Asseyons-nous sur ce canapé, mon ami, et... causons.

LEMERCIER DE NEUVILLE.

Il dit à Baron que, quoiqu’il fatiguât beaucoup à la comédie, il aimerait mieux être obligé d’y danser tous les jours, que d’être seulement une heure à causer avec la maréchale.

(_La France galante._)

CAUSEUSE. Femme chaude du cul.

Il n’en fut pas de même du Basque, qui trouvait que la maréchale était une causeuse inexorable.

(_La France galante._)

CÉDER À UN HOMME. Se laisser baiser par lui,—c’est-à-dire par son membre, qui sait mieux accoler que la bouche.

_Victime d’une ruse indigne, La trop confiante Léda Croyait ne caresser qu’un cygne, Quand à Jupin elle céda._

JULES RUEL.

CECI, ou CELA. Le membre viril—avec quoi on fait cela aux dames,—ou bien la nature de la femme.

_Parbleu, dit-il, prenez ceci, Il est d’assez bonne mesure._

GRÉCOURT.

Si vous mettez la main au devant d’une fillette, elle la repoussera bien vite et dira: Laissez cela.

(_Moyen de parvenir._)

_... Il est nommé Pine par la lorette; Un Chose, ou bien Cela, par une femme honnête._

LOUIS PROTAT.

CENTRE. La nature de la femme, qui est en effet l’ombilic du monde; tout part de là, et tout y est ramené.—On dit aussi, mais c’est une superfétation: _Centre de délices_.

D’un seul coup, Rose rejeta la couverture; il ne s’attendait pas à nous voir totalement nues, et nos mains placées au centre de la volupté.

(_Rideau levé._)

Celle des deux qui triomphait par ses gestes et sa débauche, voyait tout à coup sa rivale éperdue fondre sur elle, la culbuter, la couvrir de baisers, la manger de caresses, la dévorer jusqu’au centre le plus secret des plaisirs, se plaçant toujours de manière à recevoir les mêmes attaques.

(_Gamiani._)

CÉRÉMONIE. L’acte le plus important de la vie, celui qui se fait avec le plus de pompe—quand on a affaire à une bonne suceuse.

J’en connais qui sont adonnées à la cérémonie—Qu’entends-tu par la cérémonie? interrompit-elle—C’est, Madame, repris-je, de donner le fouet ou de le recevoir.

(_Mœurs du temps_, I, 159.)

_Que bonne part de la cérémonie Ne fût déjà par le prêtre accomplie._

LA FONTAINE.

CERNER LES YEUX (Se). Se masturber,—ce qui _culotte_ furieusement les yeux, en effet.

Voilà que j’bande... Ah! n’craignez rien, j’n’ai jamais eu c’défaut-là... Et puis... ça cerne les yeux.

TISSERAND.

CERTAIN BOBO. La vérole, qui est un mal certain. Piron l’appelait un _petit mal gaillard_.

_Un jeune élève d’Esculape Me guérit de certain bobo... Un beau jour, il me dit: Ma chère, En moi, vos yeux ont excité Certain feu. Je le laissai faire, Pour m’assurer de ma santé._

(_Gaudriole de 1834._)

CERVELAS. Nom que donnent au vit la plupart des cuisinières; aussi bien que: _boudin_, _saucisson_, _andouille_, _bout de viande_, etc., selon la forme, la longueur ou la grosseur de l’objet, qui est un produit de la _cochonnerie_.

_Oui, mon cher, à vot’ cervelas On a fait un’ rud’ brèche... Vous n’ me l’mettrez pas, Nicolas: Je n’aim’ que la viand’ fraîche._

J. E. AUBRY.

CESSER DE L’ÊTRE. Ne plus être pucelle.

Je le suis encore, m’a-t-elle dit en riant, je voudrais cesser de l’être par un joli homme comme toi.

RÉTIF DE LA BRETONNE.

CHAHUTEUSE. Coureuse de bals publics, qui danse volontiers la chahut au lit.

CHAIR. Le membre viril, que les femmes ne craignent pas de consommer même en Carême,—parce que ce jeûne-là serait de tous le plus pénible et le plus impossible.—D’où l’expression biblique d’_œuvre de chair_.

_Bon, bon! sur ce ton-là, la petite friande, Il lui faut la chair vive après toute autre viande._

J. DE SCHÉLANDRE.

CHALEUR (Être en). Avoir envie d’homme lorsqu’on est femme, de femme lorsqu’on est homme,—et de chienne lorsqu’on est chien.

_De sa fécondité la cause S’explique en y réfléchissant!... Il est clair pour l’observateur Qu’il doit toujours être en chaleur._

LOUIS PROTAT.

CHALUMEAU. Le roseau percé d’un trou avec lequel l’homme joue les airs variés de la polissonnerie dans le vagin de la femme.

_Mais son doux chalumeau M’ayant d’amour éprise, Ce n’est rien de nouveau Si je fis la sottise._

(_La Comédie des chansons._)

CHAMBRER. Sécurité que l’on prend en renfermant dans sa chambre l’homme ou la femme qu’on destine à ses plaisirs amoureux, dans la crainte qu’ils ne portent à d’autres une partie du tribut que l’on se réserve.

Ailleurs, la comtesse, avec moins d’égards pour son estomac, chambre le joli Fessange.

(_Les Aphrodites._)

_Sachez, dit-il, que je chambre Certaine femme de chambre._

GRÉCOURT.

CHAMEAU. Fille de mauvaises mœurs, nommée ainsi par antiphrase sans doute, le chameau étant l’emblème de la sobriété et de la docilité, et la gourgandine, l’emblème de l’indiscipline et de la gourmandise.

_L’autre dit que sa gorge a l’air d’un mou de veau, Et toutes sont d’accord que ce n’est qu’un chameau._

LOUIS PROTAT.

_Suivre la folie Au sein des plaisirs et des ris, Oui, voilà la vie Des chameaux chéris A Paris._

JUSTIN CABASSOL.

CHAMP. La nature de la femme, que Dieu a condamné l’homme à labourer et à ensemencer, ce à quoi il ne manque pas.

_Si pour cueillir tu veux donques semer, Trouve autre champ, et du mien te retire._

MAROT.

De manière que mon champ ne demeurât point en friche.

CH. SOREL.

CHAMP DE BATAILLE. Le lit, sur lequel se tirent tant de coups et, tout au contraire de l’autre, se fabriquent tant de créatures humaines.—On employait autrefois ce mot pour: la nature de la femme.—L’expression moderne est plus exacte.

Il fallut abandonner le champ de bataille et céder Haria.

DIDEROT.

Quoiqu’il me parût fort dur de quitter le champ de bataille avant d’avoir remporté la victoire, il fallut m’y décider pourtant.

LOUVET.

CHAMPIGNON (Le). Le membre viril,—à cause de sa forme, qui rappelle celle des cryptogames dont les femmes sont si friandes, surtout quand ce sont des champignons de _couche_.

_Si son champignon Ressemble à son piton. Quel champignon, Gnon, gnon, Qu’il a, Gandon, Don, don!_

ALEXANDRE POTHEY.

CHAMPIGNON. Végétation charnue et maligne qui vient sur le membre viril par suite d’un contact suspect.

_Elle n’eut jamais chaude-pisse, Ni vérole, ni champignon._

H. RAISSON.

CHANCRE. Petit ulcère cancéreux qui se déclare ordinairement sur le membre viril à la suite d’un contact malsain et qui, s’il n’est pas soigné, finit par infecter l’économie.

_Jamais du moins on ne m’a vu Foutre des chaudes-pisses; Pleins de chancres et de morpions._

(_Parnasse satyrique._)

CHANDELIER. La nature de la femme, dans laquelle brûle la chandelle de l’homme.

CHANDELLE. Le membre viril, qui fond—et coule trop souvent—au feu du vagin de la femme.

Voici maître curé qui vient pour allumer sa chandelle, ou pour mieux dire l’éteindre.

(_Les Cent Nouvelles nouvelles._)

_De femmes qui montrent leurs seins, Leurs tétins, leurs poitrines froides, On doit présumer que tels saincts Ne demandent que chandelles roides._

G. COQUILLART.

CHANTER L’INTROÏT. Introduire son membre dans le vagin d’une femme,—ce qui est le commencement (_introitus_) de la jouissance.

_Une catin s’offrant à l’accolade, A quarante ans, il dit son introït._

PIRON.

CHAPEAU. La nature de la femme, dont se coiffe si volontiers la tête du membre viril.

_Que ta main s’est piqué les doigts Au chapeau de la mariée._

BÉRANGER.

CHAPEAU DE GOUDRON (Avoir un). Enculer un homme ou une femme,—ce qui couvre le membre viril d’un brai de vilaine couleur et de plus vilaine odeur.

_Dans l’ trou d’ ton cul faut que j’ m’affalle; Tach’ de ravaler ton étron, Pour que je n’ sorte pas d’ la cale Avec un chapeau de goudron._

ALPHONSE KARR.

CHAPELLE. Le con—que l’homme ne voit pas sans ployer les genoux.

Il tâcha de faire entrer son idole dans ma chapelle; à quoi je l’aidai en écartant les cuisses et en avançant le croupion autant qu’il me fut possible.

(_Mémoires de miss Fanny._)

_Tous les passants dedans cette chapelle Voulaient dévots apporter leur chandelle._

(_La Chapelle d’amour._)

_Le compagnon lui plut si fort, Qu’elle voulut en orner sa chapelle._

PIRON.

CHAPON (Au figuré): Homme châtré ou impuissant.

En termes de cuisine, l’on appelle chapon le croûton de pain frotté d’ail qui aromatise la salade.

Un de nos confrères, célèbre par sa continence... forcée, dînait dimanche à la campagne.

—Aimez-vous le chapon? lui demande la maîtresse de la maison.

—Oh! non, je ne peux pas le sentir.

—Parbleu! fit un convive, ça lui rappelle Boileau.

EMILE BLONDET.

_Pour ma part, moi j’en réponds, Bienheureux sont les chapons._

BÉRANGER.

CHAPONNER UN HOMME. Le châtrer, lui couper les testicules,—comme le bon chanoine Fulbert fit au libertin Abeilard.

Je te chaponnerai, puis je t’arracherai les couilles rasibus.

LOUIS PROTAT.

CHARADES. Jeu de société qui, comme tous les jeux innocents, ne contribue pas peu à l’instruction des jeunes filles.

On jouait aux charades chez la princesse M...—Une jeune dame proposa celle-ci:

«Mon _premier_ est un instrument de plaisir. Mon _second_ sert dans les jeux de hasard, Et mon _tout_ est le nom d’un grand homme.»

—Je le tiens! s’écria madame A... Et elle articula, presque timidement, ces deux syllabes: _Con-dé_.

—C’est assez compris, dit l’auteur; mais il y a quelque chose de trop grand et quelque chose de trop petit.

Une dernière dame hasarda: _Lamotte-Piquet_.

—Il y a du bon, mais ce n’est pas encore cela. Voyons... personne ne dit plus mot?... Eh bien! le nom de mon homme, c’est... _Vagin-jeton_.

La princesse en rit encore!

Voici une anecdote qui concerne cette aimable femme:

On lui avait recommandé un jeune auteur d’avenir. Celui-ci se présente au jour qu’elle avait fixé pour le recevoir.

—Ah! c’est vous, dit-elle, Monsieur... Monsieur _Lévy_, je crois?...

—Madame, je me nomme _Lépine_.

—Oh! mon Dieu, reprend la princesse, c’est la même chose. Il me semblait bien aussi qu’il y avait un _vit_ ou une _pine_ au bout de votre _Lé_.—Asseyez-vous donc, je vous prie, et quand je connaîtrai _votre affaire_, je verrai ce que je puis pour vous.

(_Historique._)

CHARMES. Les tétons, les fesses, etc., de la femme—qui charment en effet nos yeux et notre imagination.

Avec beaucoup de _charmes_, c’est-à-dire de beauté, on peut manquer de _charme_: on peut de même avoir beaucoup de _charme_ avec très peu de beauté. Réunir _le_ et _les_, c’est la perfection à son comble.

A. DE NERCIAT.

_Et laisse voir ses charmes, dont la vue Est pour l’amant la dernière faveur._

PARNY.

_... Y vendre au poids de l’or toutes les voluptés, Et des charmes, souvent, qu’on n’a pas achetés._

LOUIS PROTAT.

CHARNIÈRE. Le périnée,—c’est-à-dire, l’endroit qui sépare le con du trou du cul.

_Elle s’en est tant foutu, Qu’ell’ s’est rompu la charnière... Si bien que du con au cul, Ça n’fait plus qu’une gouttière: Bon, bon, de la Bretonnière._

(_Vieille chanson._)

CHAT. Nom que les femmes donnent à la divine cicatrice qu’elles ont au bas du ventre,—à cause de son épaisse fourrure, et aussi parfois à cause des griffes avec lesquelles elle déchire la pine des honnêtes gens qui s’y frottent.

_Elle aime tous les rats, Et voudrait, la Lesbienne, Qu’à sa langue de chienne Elles livrent leurs chats._

JOACHIM DUFLOT.

CHÂTRER. Rendre un homme inhabile à la génération, en lui coupant les testicules.

_Beau con, dont la beauté tient mon âme ravie, Qui les plus vieux châtrés pourrait faire dresser._

THÉOPHILE.

CHAUD COMME BRAISE (Être). Se dit d’un homme qui bande toujours, pour qui toutes les femmes sont égales devant sa pine.

_Dans les gardes-françaises J’avais un amoureux, Fringant, chaud comme braise, Jeune, beau, vigoureux._

J.-J. VADÉ.

_Je suis étroit, chaud comme braise, Mon pucelage vaut le tien._

(_Parnasse satyrique._)

CHAUD DE LA PINCE. Homme ardent aux plaisirs vénériens; bon fouteur.

_C’était un chaud de la pince Qui peuplait dans chaqu’ province L’hospice d’s enfants trouvés._

LOUIS FESTEAU.

CHAUDE-LANCE. Le faux-nez de la chaude-pisse.

_Le soldat de Lobau, Dit-on, n’eut pas de chance, Car une chaude-lance Lui corda le boyau._

JOACHIM DUFLOT.

CHAUDE-PISSE. Écoulement vénérien du canal de l’urètre,—une des épines de cette rose qu’on appelle la femme.

_... Sais-tu d’abord quel nom Donner à l’instrument par où le mâle pisse Et par lequel aussi lui vient la chaude-pisse?_

LOUIS PROTAT.

CHAUDRON. La nature de la femme,—vase que la pine de l’homme se charge de fourbir et de laver.

Son mari n’était d’aventure assez roide fourbisseur d’un chaudron tel que le sien.

(_Le Synode nocturne des tribades._)

CHAUFFER UNE FEMME, CHAUFFEUR. Homme qui bande pour une femme et qui la serre de près, comme l’épervier la colombe, pour épier le moment favorable où il pourra fondre dessus, la pine en avant.

Loquemans, c’est l’officier, le chauffeur de la petite.

H. MONNIER.

CHAUSSER UNE FEMME. Être le mâle qui lui convient, avoir le membre qui s’adapte le mieux à son con.

Je veux dire que tu es un crâne fouteur, que tu me chausses comme jamais, en effet, je n’ai été chaussée.

LEMERCIER DE NEUVILLE.

CHAUSSON. Fille de la dernière catégorie, qui chausse tout le monde et se fait chausser par tout le monde.

Joséphine! elle a chaussé le cothurne à la salle de la Tour-d’Auvergne, chez Ricourt...—C’est pour cela que je l’appelle _chausson_... qu’elle est.

LEMERCIER DE NEUVILLE.

CHEMIN DU PARADIS. La nature de la femme,—où l’on ne peut aller qu’un à un, le bâton de chair à la main.

CHEMINÉE. La nature de la femme, que l’homme se charge de ramoner souvent avec sa pine,—de peur d’incendie, car elle flambe toujours.

_Ramonnez-moy ma cheminée, Ramonnez-la-moy hault et bas; Une dame, la matinée, Ramonnez-moy ma cheminée, Disoit, de chaleur forcenée: Mon amy, prenons nos esbas, Ramonnez-moy ma cheminée, Ramonnez-la-moy hault et bas._

(_Fleur de poésie._)

CHEMINER AUTREMENT QUE DES PIEDS. Faire l’acte vénérien, dans lequel, en effet, on fait beaucoup marcher la pine,—cette troisième jambe qui se fatigue si vite.

_Lycaste pourrait bien l’avoir fait cheminer Autrement que des pieds; ce sexe est si fragile Que, prenant bien son temps, vertement on l’enfile._

TROTTEREL.

CHEVALIER DE LA ROSETTE. Pédéraste actif ou passif.

CHEVAUCHER. Monter sur une femme comme sur une cavale pleine d’ardeur, et la conduire au bonheur à grands coups de cet éperon que nous avons tous au bas du ventre.

Il m’a dit que, lorsqu’il me pouvait tirer à l’écart, il était si animé à me chevaucher sur-le-champ, qu’il ne pouvait plus commander à son vit roide.

MILILOT.

Vous me promîtes que quand vous seriez mariée, je vous chevaucherois.

(_Les Cent Nouvelles nouvelles._)

_Carmes chevauchent nos voisines, Mais cela ne m’est que du meins._

F. VILLON.

_Un médecin, toi sachant, Va ta femme chevauchant._

TABOUROT, S. DES ACCORDS.

_Les dévotes beautés qui vont baissant les yeux, Sont celles plus souvent qui chevauchent le mieux._

PIRON.

CHEVAUCHER À L’ANTIQUE. Enculer une femme ou un homme,—ce qui est, en somme, la plus logique manière de monter à cheval.

_Jaquet, ignorant la pratique D’Hippocrate et de Gallien, Chevauchait un jour à l’antique Margot, que chacun connaît bien._

THÉOPHILE.

CHEVAUCHEUR. Baiseur, homme monté sur une femme—qui galope vers la jouissance.

_Et rien alors n’est plus gai pour le chevaucheur Que de voir, dans un cadre ondoyant de blancheur, Le joyeux va-et-vient de l’énorme derrière._

EMMANUEL DES ESSARTS.

CHEVILLE OUVRIÈRE ou CHEVILLE D’ADAM. Le membre viril avec lequel on bouche le trou de toutes les Èves que l’on rencontre.

_Que je voudrais bien être Femme d’un menuisier, Ils ne font rien que cheviller._

GAUTIER-GARGUILLE.

CHIBRE. Un des mille noms du dieu de Lampsaque.—Le mot nous vient des marins, qui appellent le nez _guibre_, surtout lorsqu’il est un peu fort. D’où le proverbe: gros nez, gros—chibre.

_J’y vois le brutal vent du Nord Qui son énorme chibre agite Pour enfiler dame Amphitrite._

P. J.

_Tu me disais alors que pour pouvoir te plaire, Une femme devait vous dire et savoir faire Toutes les saletés et toutes les horreurs; Que cela ranimait le chibre des fouteurs._

LOUIS PROTAT.

CHIEN (Avoir du). Se dit en parlant d’une femme qui s’attife d’une façon provocante, qui porte incontinent—à l’incontinence.

CHIENNER. Se livrer, avec une femme, à toutes sortes de polissonneries cyniques, _caninæ nuptiæ_.

CHIFFE. Se dit d’un membre viril trop mou,—qui n’est plus ou qui n’est pas encore assez viril.

Ah! vous n’êtes pas un homme, vous êtes une chiffe!

LEMERCIER DE NEUVILLE.

CHIFFRE. Le prix d’un coucher avec une courtisane, ou avec une putain.

A Mabille:

LA DAME.—Finissez donc, monsieur! vous chiffonnez mon mouchoir!.....

LE MONSIEUR.—Madame, c’est pour voir votre chiffre.

LA DAME.—Mon _chiffre_, c’est cent francs.

(_Nain jaune._)

CHINOIS. Le vit, toujours chauve—par la tête—et pour qui le con est le _céleste empire_.

On dit: se polir, ou se balancer le Chinois, pour se branler.

CHOSE (Le). Pseudonyme pudibond de la pine ou du con.

Après, il me fait empoigner son chose, qu’il a roide, et quelquefois me prend à force de corps et me fait rouler sur lui.

MILILOT.

Mais votre chose est tout petit, comme l’on dit, que si vous l’apportez en quelque lieu, à peine si l’on se perçoit qu’il y est.

(_Les Cent Nouvelles nouvelles._)

_Quand je l’eus lavé une pose, Soudain je vis dresser son chose._

(_Farces et Moralités._)

_Serait-il vrai, bouche de rose, Ce que m’a dit un imprudent: Que vous vous passez moins de chose Qu’un Espagnol de cure-dent?_

THÉOPHILE.

_O! ouy, ma foi, elle a un chose Qui ne bouge de la maison, Ainsi que fait celuy Lison, Ainsi fatelu et douillet._

(_Ancien Théâtre français._)

_Ton chose, me dis-tu, A si petite ouverture, Qu’un vit moindre qu’un fétu Y serait à la torture._

(_Cabinet satyrique._)

CHOUART. Ancien mot hors d’usage employé dans un sens obscène pour désigner le membre viril.

Voici maître Jean Chouart qui demande logis.

RABELAIS.

Il tira son chouart vif et glorieux.

(_Moyen de parvenir._)

_Le sculpteur à la main savante, Par un chef-d’œuvre de son art, A surtout formé Jean Chouart._

PIRON.

CIERGE. Le membre viril—qui brûle et se fond sur l’autel de la femme. _Fondre_ est mis là, souvent, pour _couler_.

Mais cela seulement fut suffisant pour l’en dégoûter, disant qu’elle avait vu la mèche qui était si déliée, qu’il n’y avait guère d’apparence que le cierge fût bien gros.

D’OUVILLE.

La femme, quelque putain qu’elle soit est la sainte à qui l’on doit le plus de cierges.

LEMERCIER.

CIGARETTE. Le membre viril—que les femmes savent si bien rouler dans leurs mains et porter à leur bouche par le gros bout.

_Vous, luronnes, qui des dragons Porteriez l’épaulette, De cigares bien gros, bien longs, Avez-vous fait emplette? S’ils sont trop mous ou mal tournés, Prenez ma cigarette, Prenez, Prenez ma cigarette._

J. LAGARDE.

CLAPIER. Grand con où peuvent se loger lapin et _la pine_.

Je les ai furetés tous deux, ces clapiers-là, j’en connais peu d’aussi logeables.

A. DE NERCIAT.

_Mais au clapier de qui les bords Sont couverts de nouvelle mousse._

(_Cabinet satyrique._)

CLÉ. Le membre viril—qui, sous le prétexte fripon d’ouvrir la serrure féminine, la bouche en jetant des saletés dedans.

CLIQUETER UNE FEMME. La baiser, faire aller dans son vagin le membre viril comme un cliquet de moulin,—avec moins de bruit cependant.

Jamais fille de laboureur ne fut mieux cliquetée.

SOREL.

CLITORIS. Le gland de la femme, qui, dans le prurit vénérien, bande comme le membre de l’homme; d’où, chez les Grecs, l’expression de κλὶτοριάζειν, pour _clitoridem attractare_, genre de masturbation spéciale aux femmes.

_... Mon clitoris, par tous étant fêté, Aurait pu faire au tien beaucoup de concurrence._

LOUIS PROTAT.

CLITORISER (Se). Se branler entre femmes; se chatouiller le clitoris, seule ou à deux, réciproquement.

La nature le veut: c’est le seul moyen d’être sage au couvent, puisqu’on ne peut l’être sans se clitoriser ou se manuéliser.

MERCIER DE COMPIÈGNE.

Quelle vision! grand Dieu!... Ma mère sur le dos, les cuisses repliées vers sa poitrine et les jambes en l’air, d’une main tenant un livre et de l’autre... se chatouillant le clitoris avec la plus belle vivacité.

(_Mon noviciat._)

CLOU. Le membre viril, avec lequel on fixe la femme sur le dos.

COCARDE. Blanche ou rouge... affaire d’opinion. C’est le foutre qu’on lance, ou le sang que l’on fait répandre, au con d’une pucelle.

_Heureux qui mettra la cocarde Au bonnet de Mimi-Pinson._

ALFRED DE MUSSET.

COCHON (Être). Savoir bien besogner de l’outil que la nature a eu l’obligeance de placer au bas du ventre de l’homme; baiser fort et longtemps.

_Ce n’est pas cela, mon cher, qui m’amuse Sois moins poète et beaucoup plus cochon._

(_Parnasse satyrique._)

COCHON (Être). Se dit aussi des choses obscènes, des discours qui provoquent l’érection,—des cochonneries en un mot.

_Antoine, c’est un joli nom, Un peu cochon._

ALEXANDRE POTHEY.

COCHONNE (Être). Connaître une foule de petits secrets pour arriver à faire bander les pines les plus réfractaires et jouir les hommes les plus indifférents.

COCHONNERIES. Exercices amoureux: gamahuchage, branlage, suçage, postillon, feuille de rose, patte d’araignée,—en un mot, tout ce qu’ignorent les femmes honnêtes et que savent si bien les femmes galantes.—Le libertinage a emprunté beaucoup de termes à la charcuterie (V. _langue fourrée_, _boudin_, _andouille_, _saucisse_, _vessie_, etc.), et cela se comprend de reste, χοιρος signifiant à la fois _cochon_ et _con_.

COCHONNERIES (Dire des). Avoir un langage de «haulte gresse,» appeler les choses par leur nom, dire _pine_ au lieu de _machin_, _foutre_ au lieu d’_aimer_, enfin raconter des prouesses concubitales.

COCODÈS. Imbécile élégant, ou singeant l’élégance, qui fréquente plus volontiers avec les filles entretenues qu’avec les femmes honnêtes.

Ce n’est pas un homme, c’est un cocodès.

AURÉLIEN SCHOLL.

COCODÈTE ou DANDYE. Femme du monde qui imite la cocotte—dans sa mise—et quelquefois la surpasse par l’excentricité.

COCOTTE. Fille de mœurs excessivement légères, qui se fait grimper par l’homme aussi souvent que la poule par le coq.

_Cocotte_, terme enfantin pour désigner une poule;—petit carré de papier plié de manière à présenter une ressemblance éloignée avec une poule.—Terme d’amitié donné à une petite fille: _ma cocotte_;—et quelquefois à une grande dame dans un sens un peu libre.

LITTRÉ.

COCOTIER. Homme qui a la chaude-pisse, que les maquereaux et les ouvriers appellent _la cocotte_.

L’ai-je eue assez de fois, la cocotte! l’ai-je eue!... à ce point qu’on m’appelait le roi des cocotiers.

LEMERCIER DE NEUVILLE.

COCOTTERIE. Monde galant,—côté des cocottes. Ce mot fait pendant au mot: _Bicherie_.

«V. Sardou engageait amicalement une dame à surveiller les toilettes de la jeune fille de la _Famille Benoiton_, plus excentriques qu’il ne convient à une honnête bourgeoise.

—Bast! elle est si jeune et si innocente, ce n’est pas même de la coquetterie.

—Non, répliqua Sardou, mais c’est presque de la cocotterie.»

(_Figaro_, nº 1123)

COCU. Mari trompé par sa femme, comme Ménélas, comme Sganarelle et Dandin, comme vous et moi,—comme des millions d’autres.

_Tous les hommes le sont... —Excepté Couillardin..._ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . _Qu’appelle-t-on cocu? L’homme de qui la femme Livre non-seulement le corps, mais aussi l’âme, Partage le plaisir d’un amant chaleureux, Le couvre avec bonheur de baisers amoureux, Fait l’étroite pour lui, même quand elle est large, Et, manœuvrant du cul, jouit quand il décharge._

L. PROTAT. (_Serrefesse._)

_Un grant tas de bonnes commères Savent bien trouver les manières De faire leurs maris cocus._

F. VILLON.

_Apprenez qu’à Paris, ce n’est pas comme à Rome; Le cocu qui s’afflige y passe pour un sot, Et le cocu qui rit pour un fort honnête homme._

LA FONTAINE.

_Ce damoiseau, parlant par révérence, Me fait cocu, madame, avec toute licence._

MOLIÈRE.

_Je vais prier pour les cocus, Les catins et les philosophes._

BÉRANGER.

COCUAGE. État du cocu, de l’homme dont la femme baise avec un autre.

Cocuage est naturellement des apanages du mariage.

RABELAIS.

_Quel est l’époux exempt de cocuage? Il n’en est point, ou très-peu, je le gage._

LA FONTAINE.

Dans tous les temps et dans tous les pays du monde, le cocuage rapporte quelque chose.

PIGAULT-LEBRUN.

COCU EN HERBE (Être). Avoir la mine d’un honnête homme prédestiné à être un jour cocufié, s’il ne l’est pas déjà d’avance.

CŒUR. La nature de la femme,—un muscle creux comme l’autre.—Le mot est de Boufflers et du XVIIIme siècle, où la sentimentalité était inconnue, et où il était tout simple, alors, que les femmes eussent le cœur—où les poules ont l’œuf.

_Dans ce cœur tendre, aussitôt ce satyre Enfonce, enfonce un long... sujet de pleurs._

BÉRANGER.

Dès que cet enfant n’est pas de vous, ma belle nymphe, et qu’avec un cœur neuf, vous m’apportez en mariage des beautés immaculées, pourquoi rougirais-je?

A. DE NERCIAT.

_Un jour cet amant divin, Qui mettait l’amour au vin, Sur le revers d’une tonne Perça le cœur d’Érigone._

COLLÉ.

COGNÉE. Le membre viril, avec lequel on fait du bois pour les maris.—On l’a employée aussi pour la nature de la femme.

_Ma cognée aujourd’hui fait d’étranges effets, Quand elle abat du bois, elle en fait venir d’autre._

(_Cabinet satyrique._)

_Afin que l’un dedans l’autre s’emmanche, Prends que sois manche, et tu seras coignée._

RABELAIS.

COGNER UNE FEMME. La baiser à grands coups de queue sur le ventre, comme les boucs se cognent entre eux.

Une courtisane de Venise avait envie d’être cognée tout son saoul par deux Français de bonne mine.

TALLEMANT DES RÉAUX.

COIFFER UN HOMME. Le tromper en faveur d’un autre, moins jeune et plus laid, mais autre,—d’où la coiffure de cornes que l’on connaît.

_Moyennant quoi le mari fut coiffé._

PIRON.

Cinq minutes plus tard, le duc de Popoli était coiffé de la façon de tout un régiment de hussards.

PIGAULT-LEBRUN.

_Mariez-vous, et, par votre compagne, Heureux coiffeur, ne soyez pas coiffé._

ÉMILE DE LA BÉDOLLIÈRE.

COÏT. L’acte vénérien.

«Union charnelle des deux sexes. C’est la volupté qui mène à la génération. (En langage familier, on dit BAISER (_voir ce mot._) Quand la femme s’est placée dans le lit conjugal, elle se met sur le dos et écarte les cuisses. Le mari la couvre alors de son corps et, aidé par la main de sa femme, introduit l’instrument de plaisir dans l’asile qui lui est destiné. Elle referme alors légèrement les cuisses, et enlace son mari de ses jambes. Il colle sa bouche sur la sienne, et commence avec les reins ce mouvement de va-et-vient qui produit le plaisir mutuel. La femme n’a plus alors qu’à se laisser aller à la volupté, et à répondre aux baisers qu’elle reçoit. Tantôt, nonchalante et paresseuse, elle laisse agir l’homme, sans faire d’autre mouvement que celui de deux bouches qui s’unissent; tantôt adoptant le rôle actif, elle fait onduler ses reins, en enfonçant dans le con, à chaque va-et-vient, la vigoureuse queue qu’elle tient entre ses cuisses. Ses lèvres roses pressent avidement celles de son époux. Sa langue s’enlace à la sienne; ses seins tout rouges de baisers aplatissent leur courbe gracieuse sur sa poitrine, tant ses bras le serrent avec force. Son petit pied le talonne comme pour l’aiguillonner. De temps en temps elle se pâme en poussant de petits cris de plaisir; ses reins souples interrompent leurs voluptueuses ondulations, et elle demeure quelques instants immobile, savourant les coups précipités du vit furieux, et les jets de la liqueur de feu dont il inonde le temple de l’Amour.

«C’est ainsi que se produit le coït, la volupté la plus naturelle à l’espèce humaine, et qui est pour elle non-seulement un besoin, mais un devoir imposé par la Providence divine...

«Ne vous livrez pas au coït, ni à toute autre volupté après avoir mangé: attendez que la digestion soit faite.»

COMTESSE DE N***.

(_Vade-mecum des femmes mariées._)

_Ces jours à jamais effacés, J’y pense; Où sont nos coïts insensés, Passés?_

(_Parnasse satyrique._)

COLLE. Le sperme, liquide visqueux qui sert de ciment romain pour édifier des mariages—souvent peu édifiants.

_Con qui va distillant une moiteuse colle._

(_Cabinet satyrique._)

_Mais c’ machin s’change en lavette, Grâce au pouvoir d’ la vertu, Et j’ m’en tire quitte et nette Avec un peu d’ colle au cul._

(_Parnasse satyrique du_ XIXe _siècle._)

COLLER (Se). S’unir charnellement, au moyen de la «moiteuse colle» que vous savez.—Cette expression, qui s’applique spécialement aux chiens, lesquels, après le coït, se trouvent soudés mutuellement, cul à cul, à la grande joie des polissons et au grand scandale des bégueules, cette expression est passée dans le langage courant moderne pour désigner l’union illicite d’un homme et d’une femme. Que de gens croyaient ne s’être rencontrés que pour se quitter, qui sont restés collés toute leur vie!

COLLER UNE DOUCE (Se). Se masturber,—ce qui est une bien douce chose tout de même.

_...J’ai beau tous les jours me coller une douce, Dans mes rêves ton con m’agace et me poursuit._

LOUIS PROTAT.

COLOMBE DE VÉNUS (La). La motte de la femme, le duvet qui couronne son os pubis.

_Des déesses et des mortelles, Quand ils font voir les charmes nus, Les sculpteurs grecs plument les ailes De la colombe de Vénus._

THÉOPHILE GAUTIER.

COLONNE. Le membre viril, que nous sommes bien plus fiers de regarder ou de montrer à une femme que d’être Français.

COMBAT AMOUREUX. L’acte copulatif, qui est une lutte courtoise où personne n’est blessé,—quoiqu’on échange de nombreux coups.

_Même, pour l’attirer au combat amoureux, L’allait injuriant, l’appelant rustre, gueux._

MILILOT.

Nous continuâmes deux ou trois fois, en sorte que les yeux nous pétillaient d’ardeur et ne respiraient que le combat naturel.

MILILOT.

_Fut de bon poil, ardente et belle Et propre à l’amoureux combat._

LA FONTAINE.

_Sa rivale, tout au contraire, A dans les combats amoureux Les mouvements si paresseux, Qu’au sein du plaisir même Eglé vous désespère._

MÉRARD SAINT-JUST.

_J’aime dedans un bois à trouver d’aventure Dessus une bergère un berger culetant, Qui l’attaque si bien et l’escarmouche tant, Qu’ils meurent à la fin au combat de nature._

THÉOPHILE.

_Je viens des bords de la Garonne Prostituer ma personne A ton lubrique combat._

(_Cabinet satyrique._)

Bien volontiers ma femme viendra au combat vénérien.

RABELAIS.

_J’ai si bien combattu, serré flanc contre flanc, Qu’il ne m’en est resté une goutte de sang._

RÉGNIER.

_Je suis un bon soldat d’amour Qui ne fais poinct retraitte; Je sçay combattre nuict et jour Au champ de la brayette._

(_Chansons folastres._)

COMBLER LES VŒUX D’UN HOMME. Lui ouvrir ses cuisses quand on est femme, afin qu’il introduise son engin dans le vôtre.

_Sophie, à ce moment fatal, Comble les vœux de mon rival._

BÉRANGER.

COMMENCER UN ROMAN PAR LA QUEUE. Baiser d’abord la femme pour laquelle on bande et, après, lui faire la cour comme si on ne l’avait pas encore possédée.

COMMERCE AMOUREUX. L’acte vénérien, qui, plus que jamais, est aujourd’hui un commerce—mais un peu équivoque, puisque la femme vend ce que la nature lui a donné pour être donné.

COMMUNIER SOUS LES DEUX ESPÈCES. Se dit d’une femme qui se laisse à la fois foutre et enculer par les hommes.

COMPAGNON. Le membre viril, qui naît avec l’homme et meurt avec lui.

_Mignonne, jour et nuit je suis importuné D’un petit compagnon qui quand et moi fut né._

THÉOPHILE.

_Le compagnon, étant de taille énorme, Foula comme il faut le castor._

PIRON.

COMPLAISANCES POUR UN HOMME (Avoir des). Faire la libertine avec lui; le mettre en état de faire une excursion à Cythère.

_Et pour prix de mes complaisances, La vérole tu m’as foutu._

ALPHONSE KARR.

COMPLIMENT. L’acte copulatif.

_Nous avons un grand homme, Arrivé depuis peu Dans ce lieu, Qui fait, quand on l’en somme, Six compliments par jour A l’amour._

COLLÉ.

_En amour, dans ma jeunesse, J’eus des succès étonnants; Je fis à mainte Lucrèce D’innombrables compliments._

ÉMILE DEBRAUX.

CON (Le). Le petit vase dans lequel l’homme verse en pluie fine et pénétrante une partie du produit de sa nourriture,—à sa grande satisfaction et à celle du petit vase.—Les anciens connaissaient ce mot: χοιρος disaient les Grecs; _cunnus_, disaient les Latins: _cweus_, disaient les Celtes, qui disaient aussi _cona_ et _quena_, (d’où les Anglais ont appelé leur reine _queen_); _kona_, disaient les Goths; _koulma_, disent les Arabes; _emacuéma_, disent les Basques; _pota_, disent les Italiens, etc., etc.

Donne, que je te frotte le con. Il est étroit que c’est un charme.

LA POPELINIÈRE.

_Le con met tous les vits en rut; Le con du bonheur est la voie; Dans le con git toute la joie; Mais hors le con, point de salut._

PIRON.

_Il faut donc, pour ce vit, un grand con vermoulu, Un con démesuré, qui dévore, goulu, La tête et les couillons pour les mettre en curée, Un con toujours puant, comme vieille marée._

RÉMY BELLEAU.

La matrice d’une femme est du nombre des choses insatiables dont parle l’Écriture, et je ne sais s’il y a quelque chose au monde à quoi on puisse comparer son avidité:—car, ni l’enfer, ni le feu, ni la terre ne sont si dévorants que le sont les parties naturelles d’une femme lascive.

VENETTE.

C’était une jolie grêlée faite au tour, ayant un con tellement insatiable, que je fus obligé de lui mettre la bride sur le cou et de la laisser foutre avec qui elle voudrait...

(_Anti-Justine._)

CON. Métaphoriquement, Imbécile. Les vers suivants commentent cette acception particulière et impertinente:

_Qu’ ça soit étroit, qu’ ça soit large, Qu’ ça soit gris, noir, blanc ou blond, Qu’ ça bande ou bien qu’ ça décharge, Rien n’a l’air bêt’ comme un con._

CON BAVEUX. Qui a des flueurs ou quelque chose de pis.

CON BIEN BOISÉ. Dont la motte est abondamment fournie de laine.

_Mon con est boisé comme l’est Meudon, Afin de cacher l’autel du mystère Où l’on officie en toute saison._

(_Parnasse satyrique._)

CONCLUSION. La fouterie même, qui est en effet la conclusion naturelle de toutes les caresses que se font mutuellement des amants bien épris,—ou simplement des gens qui ont envie de tirer un coup.

Apprends donc qu’il y a cent mille délices en amour qui précèdent la conclusion.

MILILOT.

_Un homme de votre condition, Le prendre sur un aussi mauvais ton: Vous allez droit à la conclusion!_

COLLÉ.

CONCON. Mot nouveau sur celui de _bonbon_, dit Collé, son inventeur. On se flatte qu’il passera en faveur de sa douceur et de son indécence.

_Mon vit mignon! Tu n’y perdras rien, mon garçon; Je te donnerai du concon Bien bon!_

CONCUBINE. Femme qui, sans être mariée, a commerce de chair avec un homme, qui quelquefois est marié, lui.

Monsieur H**, disait un jeune homme au savant professeur que nous venons de perdre, j’ai eu l’honneur de me présenter chez vous, et je n’y ai rencontré que votre bonne...—Ce n’est pas ma bonne, monsieur, interrompit le père H** d’un air terrible. Ce n’est pas ma bonne, c’est ma concubine!...

J. LE VALLOIS.

CONCUBINER. Vivre maritalement avec quelqu’un.

L’abbé de La Rivière, le favori de Gaston d’Orléans, entretenait ouvertement une demoiselle Legendre; il la gardait auprès de lui dans son château de Petit-Bourg et concubinait avec elle, sans seulement songer à sauver les apparences. «Elle est à cette heure comme sa ménagère», écrivait Tallemant vers 1660.

(_Hist. de la prostitution._)

CONCUPISCENCE. Le fond d’inclination naturelle qui nous fait désirer, hommes, de baiser toutes les femmes, femmes, d’être foutues par tous les hommes.

Le mariage était un nom d’honneur et de dignité, et non de folâtre et lascive concupiscence.

MONTAIGNE.

_L’âpre stérilité de votre jouissance Altère votre soif et raidit votre peau, Et le vent furibond de la concupiscence Fait claquer votre chair ainsi qu’un vieux drapeau._

CHARLES BAUDELAIRE.

CON FAISANDÉ. Qui a reçu tant d’assauts, ou qui a eu tant de maladies, qu’il porte en lui une odeur dont s’accommodent seuls les gens qui ne sont pas dégoûtés.—On le dit aussi comme synonyme de _vieille fille_.

CONFESSER. Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.

_Ci gist le cordelier Midieux, Dont nos dames fondent en larmes, Parce qu’il les confessait mieux Qu’augustins, jacobins et carmes._