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VI

PERDICAN

_Perdican_ est un fragment de drame lyrique, composé peu de temps avant _On ne badine pas avec l'amour_. Une seule scène est écrite.

Perdican, fils d'Evrard, pleure la mort de son père, tué dans un récent combat; un chevalier vient essayer d'enlever à son inaction le fils de son ancien compagnon d'armes. Perdican résiste; d'autres chevaliers surviennent:

Crois-tu que nous soyons comme le vent d'automne, Qui vient sécher tes pleurs jusque sur ce tombeau Et pour qui ta douleur n'est qu'une goutte d'eau? Les hommes, mon enfant, ne consolent personne; L'herbe que nous voulons arracher de ce lieu, C'est ton oisiveté! Ta douleur est à Dieu! Laisse là s'élargir cette sainte blessure Que les noirs séraphins t'ont faite au fond du coeur; Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur! Montre la tienne au monde, et prends-la pour armure...

Mais malgré tous leurs discours, Perdican reste indécis.

Plusieurs vers de _Perdican_ se retrouvent dans la _Nuit de Mai_.