‹ Énigmes et découvertes bibliographiquesChapitre 9 sur 25 · XII.)

XII.)

Notice des principales éditions des Fables et des Œuvres de la Fontaine. (Imprimé dans l’ouvrage de Robert, intitulé: _Fables inédites des_ XIIe, XIIIe _et_ XIVe _siècles_, 1825.)

On grouperait dans ce volume d’études bibliographiques toutes les notices qui se rapportent plus particulièrement à la bibliographie et à la recherche des anonymes.

III. _Notices biographiques._ La plupart de ces notices tiennent tellement à la bibliographie, qu’on pourrait les faire entrer dans le volume précédent. Nous signalerons seulement les plus remarquables.

Notice sur la vie et les ouvrages de David Durand. (_Magasin encyclopédique_, t. IV, p. 487; réimpr. avec des additions à la fin du t. IV de la 1re édit. du _Dictionnaire des Anonymes_.)

Particularités sur Mouchet. (_Ibid._, 1807, t. IV, p. 62.)

Notice sur la vie et les ouvrages de Louis-Théodore Hérissant. (_Ibid._, 1812, t. VI, p. 85.)

Notice sur la vie et les ouvrages de Thomas Guyot. (_Ibid._, 1813, t. IV, p. 275.)

Notice sur la vie et les ouvrages de l’abbé Denina. (_Ibid._, 1814, t. I, p. 113.)

Notice sur Jean Heuzet. (_Mag. encycl._, 1814, t. II, p. 176.)

Notice sur la vie et les ouvrages de Casimir Freschot. (_Ibid._, 1815, t. VI, p. 304.)

Notice sur la vie et les ouvrages d’Auguste-Nicolas de Saint-Genis. (_Annales encyclopédiques_, 1817, t. III.)

Notice nécrologique sur l’abbé Grosier. (_Revue encyclopédique_, t. XXI, p. 740.)

Notice sur Jean Rousset. (Prospectus de la 9e édition du Dictionnaire biographique de Prudhomme, 1809.)

Notice sur la vie de Moulines. (En tête de sa traduction des Écrivains de l’Histoire Auguste, 1806.)

Notice sur la vie et les ouvrages de Collé. (En tête du Journal historique de Collé, 1807.)

Notice sur Néel. (En tête du Voyage de Paris à Saint-Cloud, 1797.)

Et beaucoup d’autres notices biographiques qui devaient figurer dans le second volume de l’_Examen critique des Dictionnaires historiques_, volume que l’auteur ne voulait publier qu’après l’achèvement de la _Biographie universelle_ de Michaud.

IV. _Notices littéraires._ C’est encore de la bibliographie raisonnée et critique de main de maître.

Dissertation sur soixante traductions françaises de l’Imitation de Jésus-Christ. (_Paris_, Lefebvre, 1812, in-12.).--M. Louis Barbier a vivement excité notre intérêt, en nous apprenant que son père avait laissé un exemplaire de ce savant ouvrage tout chargé de corrections et d’additions.

--Sur les Lettres manuscrites de P.-D. Huet. (_Mercure de France_, t. XXVI, p. 289.)

--Sur les Contes et Nouvelles de Mirabeau. (_Ibid._, t. XXXIII, p. 263.)

--Sur les Œuvres de Vauvenargues. (_Ibid._, t. XXXIV, p. 204.)

--Sur l’Introduction à l’Analyse infinitésimale, d’Euler. (_Ibid._, t. XXXVI, p. 342.)

Examen de plusieurs assertions hasardées par la Harpe dans sa Philosophie du XVIIIe siècle. (_Magasin encyclopédique_, 1805, t. III, p. 5.)

--Sur le Recueil des Lettres de Mme de Sévigné. (_Mag. encycl._ 1801, t. VI, p. 7.)

--Sur le poëme de la Conversation, du P. Janvier. (_Revue philosophique_, 1807, 2e trimestre, p. 88.)

Rapport au Conseil du Conservatoire des objets de science et d’art, sur le Recueil des Lettres de P.-D. Huet, évêque d’Avranches, trouvé parmi les livres de l’ex-jésuite Querbœuf. (_Journal des Savants_, an V, p. 334.)

Je m’arrête, car il faut savoir se borner, même en bibliographie; je ne pousserai pas plus loin cette nomenclature qui, si variée qu’elle soit, ne supplée pas aux articles eux-mêmes qui se recommandent tous par une connaissance approfondie du sujet et par des observations aussi savantes qu’ingénieuses. Ces articles ont été fort remarqués au moment de leur apparition dans le _Magasin encyclopédique_, dans la _Revue encyclopédique_, etc.; mais lorsqu’ils seront réunis et classés systématiquement, ils offriront un intérêt de plus, en présentant sous un nouveau jour le talent analytique et critique d’Antoine-Alexandre Barbier. Ce volume de mélanges littéraires viendra se placer avec honneur dans les bibliothèques, à côté de recueils du même genre qui appartiennent à la même époque, et qui réunissent les articles et les feuilletons de Dussault, Feletz, Maltebrun et Boissonade.

Mon cher collègue, M. Louis Barbier, ne me saura pas mauvais gré, sans doute, d’avoir évoqué le souvenir bibliographique de son savant et vénéré père: il approuvera certainement la publication que je lui propose de faire de ces opuscules, qui ne demandent qu’à être réunis et coordonnés pour acquérir toute leur importance littéraire; mais il aura quelque prétexte plausible à faire valoir, pour s’excuser de n’avoir pas encore publié la troisième édition du Dictionnaire des Anonymes: il me dira que son manuscrit est prêt depuis dix ans, depuis vingt ans même, ce que je me plais à reconnaître avec plaisir, mais qu’un libraire lui a manqué pour entreprendre une édition aussi coûteuse... Il y a dix ans, il y a vingt ans de cela; la bibliographie n’était pas alors en bonne odeur auprès de la librairie marchande, et le _Dictionnaire des Anonymes_, qu’on avait vu tomber à vil prix (10 à 15 fr. l’exemplaire), passait pour un livre _dur à la vente_; l’éditeur Barrois se plaignait même d’avoir fait une triste affaire; mais tel temps, telle mode; aujourd’hui le même _Dictionnaire des Anonymes_, réimprimé avec les augmentations qu’il réclame, se vendra sur-le-champ à 1,500 exemplaires, et le reste de l’édition ne moisira pas en magasin. Vienne donc le plus tôt possible cette troisième édition, revue, corrigée et augmentée par le fils de l’auteur: elle aura le même succès que la cinquième édition du _Manuel du Libraire_, de ce chef-d’œuvre incomparable de la science bibliographique, auquel le vénérable M. Brunet met la dernière main à l’âge de quatre-vingt-deux ans, M. Brunet, notre maître à tous et le glorieux chef de la bibliographie française.

NOTA. M. Louis Barbier, à qui je reproche de nous faire attendre si longtemps la réimpression du _Dictionnaire des Anonymes_, n’en a pas moins dignement suivi les traces de son père, en faisant, de la bibliothèque du Louvre, de cette bibliothèque que son père a créée, une des plus belles, des plus riches, des plus curieuses bibliothèques du monde. Une autre fois, je vous parlerai du bibliothécaire, à propos de cette bibliothèque merveilleuse qui vient d’attirer à elle et d’absorber la bibliothèque de mon ami Motteley. Dieu merci! les livres de Motteley sont en bonnes mains et sous bonne garde.

EXTRAITS D’UNE CORRESPONDANCE LITTÉRAIRE.