‹ Essai sur le patois gallotChapitre 4 sur 13 · § II. — GRAMMAIRE. · prononciation.

§ II. — GRAMMAIRE. · prononciation.

La manière de prononcer est très-variable : elle diffère parfois d’une commune à une autre. Mais aussi on trouve des groupes assez nombreux qui prononcent de la même manière, et sont cependant éloignés les uns des autres. C’est ainsi que le verbe aimer, à l’infinitif, est prononcé aimeu dans les environs de Rennes et dans plusieurs communes voisines de Loudéac. Certains pays ont une tendance à alourdir les mots en traînant sur la dernière syllabe ; d’autres, au contraire, semblent presque chanter en parlant.

Les pronoms moi, toi, sont, je crois, de tous les mots ceux qui subissent les plus grandes variations ; j’en connais cinq prononciations différentes :

Moue, mé, ma, mai, meu.
Toué, té, ta, tai, teu.

D’autres mots, sans avoir autant de variations, se prononcent cependant de deux ou trois manières :

Adesa, adesé, adesai, à ce soir. — Anva, anvé, anvai, orvet. — Bléna, bléné, blénai, blé noir. — Sa, se, sai, soif. — Fra, fré, frai, froid. — Hare, hère, brouillard, etc.

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