Deuxième partie : De la nature et de l’origine de l’âme · COROLLAIRE
Il suit de là que l’Âme humaine est une partie de l’entendement infini de Dieu ; et conséquemment, quand nous disons que l’Âme humaine perçoit telle ou telle chose, nous ne disons rien d’autre sinon que Dieu, non en tant qu’il est infini, mais en tant qu’il s’explique par la nature de l’Âme humaine, ou constitue l’essence de l’Âme humaine, a telle ou telle idée, et, quand nous disons que Dieu a telle ou telle idée, non en tant seulement qu’il constitue la nature de l’Âme humaine, mais en tant qu’il a, outre cette Âme, et conjointement à elle, l’idée d’une autre chose, alors nous disons que l’Âme humaine perçoit une chose partiellement ou inadéquatement.