‹ ÉthiqueChapitre 145 sur 459 · Deuxième partie : De la nature et de l’origine de l’âme · DÉMONSTRATION

Deuxième partie : De la nature et de l’origine de l’âme · DÉMONSTRATION

Chaque chose singulière en effet, de même que le Corps humain, doit être déterminée par une autre chose singulière à exister et à produire des effets dans une condition certaine et déterminée ; cette autre à son tour l’est par une autre, et ainsi à l’infini (Prop. 28, p. I). Puis donc que nous avons démontré dans la Proposition précédente, par cette propriété commune des choses singulières, que nous n’avions de la durée de notre propre Corps qu’une connaissance extrêmement inadéquate, il faudra au sujet de la durée des choses singulières maintenir cette conclusion, à savoir que nous ne pouvons en avoir qu’une connaissance extrêmement inadéquate. C. Q. F. D.

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