‹ ÉthiqueChapitre 184 sur 459 · Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Tous les modes de penser ont Dieu pour cause en tant qu’il est chose pensante, non en tant qu’il s’explique par un autre attribut (Prop. 6, p. II). Ce donc qui détermine l’Âme à penser est un mode du Penser et non de l’Étendue, c’est-à-dire (Déf. 1, p. II) que ce n’est pas un Corps ; ce qui était le premier point. De plus, le mouvement et le repos du Corps doivent venir d’un autre corps qui a également été déterminé au mouvement et au repos par un autre et, absolument parlant, tout ce qui survient dans un corps a dû venir de Dieu en tant qu’on le considère comme affecté d’un mode de l’Étendue et non d’un mode du Penser (même Prop. 6, p. II) ; c’est-à-dire ne peut venir de l’Âme qui (Prop. 11, p. II) est un mode de penser ; ce qui était le second point. Donc ni le Corps, etc. C. Q. F. D.

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