Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · SCOLIE
Cette Joie ne peut guère être solide et sans combat intérieur. Car (je vais le montrer dans la Proposition 27), en tant qu’on imagine éprouvant une affection de Tristesse une chose semblable à soi, on doit dans une certaine mesure être contristé ; et inversement, si on l’imagine affectée de Joie. Mais nous n’avons égard ici qu’à la Haine.
Si nous imaginons que quelqu’un affecte de Joie une chose que nous avons en haine, nous serons affectés de Haine à son égard. Si, au contraire, nous imaginons qu’il l’affecte de Tristesse, nous serons affectés d’Amour à son égard.