‹ ÉthiqueChapitre 348 sur 459 · Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Une affection est une idée par laquelle l’Âme affirme une force d’exister de son Corps plus grande ou moindre qu’auparavant (Déf. Gén. des Aff.) ; et ainsi (Prop. 1) elle n’a rien de positif qui puisse être ôté par la présence du vrai ; conséquemment, la connaissance vraie du bon et du mauvais ne peut, en tant que vraie, réduire aucune affection. Mais en tant qu’elle est une affection (voir Prop. 8), si elle est plus forte que l’affection à réduire, elle pourra dans cette mesure seulement (Prop. 7) la réduire. C. Q. F. D.

Un Désir qui naît de la connaissance vraie du bon et du mauvais, peut être éteint ou réduit par beaucoup d’autres Désirs naissant des affections par lesquelles nous sommes dominés.

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