Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION
Le Corps humain a besoin, pour se conserver, d’un très grand nombre d’autres corps (Post. 4, p. II). Mais ce qui constitue la forme du Corps humain consiste en ce que ses parties se communiquent leurs mouvements les unes aux autres suivant un certain rapport (Déf. qui précède le Lemme 4 à la suite de la Prop. 13, p. II). Ce donc qui fait que le rapport de mouvement et de repos existant entre les parties du Corps humain se conserve, conserve aussi la forme du Corps humain et fait par conséquent (Post. 3 et 6, p. II) que le Corps humain puisse être affecté de beaucoup de manières et affecter les corps extérieurs de beaucoup de manières ; cela est donc bon (Prop. préc.). En outre, ce qui fait qu’entre les parties du Corps humain s’établisse un autre rapport de mouvement et de repos, fait aussi (même Déf., p. II) qu’une forme nouvelle se substitue à celle du Corps, c’est-à-dire (comme il est connu de soi et comme nous l’avons fait observer à la fin de la préface de cette partie) fait que le Corps humain soit détruit et en conséquence perde toute aptitude à être affecté de plusieurs manières ; cela, par suite (Prop. préc.), est mauvais. C. Q. F. D.