Quatrième partie : De la servitude de l’homme · SCOLIE
Je dis autant que possible. Bien qu’ignorants, en effet, ce sont des hommes pouvant en cas de besoin apporter un secours d’homme, et il n’en est pas de plus précieux ; ainsi arrive-t-il souvent qu’il est nécessaire de recevoir d’eux un bienfait et de s’en montrer reconnaissant suivant leur propre complexion ; à quoi s’ajoute que, même en évitant leurs bienfaits, nous devons être prudents de façon que nous ne paraissions pas les mépriser ou craindre par Avarice d’avoir à leur rendre l’équivalent, sans quoi, pour éviter d’être pris en haine par eux, nous les offenserions. Il faut donc, en évitant les bienfaits, avoir égard à l’utile et à l’honnête.
Seuls les hommes libres sont très reconnaissants les uns à l’égard des autres.