IV
PRIÈRE
Et maintenant il faut recourir au silence, il faut tout oublier de cette analyse simplement destinée à faciliter la lecture. Voici que dans le secret l'œuvre de Claudel se reforme, se rassemble, se condense et nous apparaît soudain dans sa terrible beauté. Malheureux celui que le premier choc n'effraiera point! Car il n'aura pas compris.--Claudel est redoutable et cruel; il se jette sur nous avec la même impétuosité que son Dieu, il réclame tout de nous, il veut nous enflammer tout entiers, il n'est pas une parcelle de nous qu'il renonce à accaparer: "Il est plus dur que l'enfer." Qu'on ne pense pas pouvoir lui consacrer une froide admiration! Ce n'est pas l'assentiment de notre goût qu'il désire; mais il exige notre âme, afin de l'offrir à Dieu; il veut forcer notre consentement intime; il veut nous arracher, malgré nous, à l'abjection du doute et du dilettantisme. Comme réponse à nos résistances, il assène sans cesse sa formidable vérité. Il est un missionnaire et un apôtre.
Ceux qui voudront lui échapper sauront le prix qu'il en coûte. Sa façon de rendre compte du monde est si serrée, son explication s'offre à nous avec une telle force (car quelle doctrine philosophique s'imposerait comme elle à tout notre être et saurait comme elle le pénétrer?), elle est si despotiquement convaincante, que la repousser c'est embrasser le néant. Refuser le christianisme de Claudel, c'est se condamner à n'avoir plus de recours qu'en le néant. A l'ineffable révélation ne s'oppose de valable que le "_Rien n'est_" de Besme. C'est ce cri seul que Claudel n'a pu réduire; ce cri seul du désespoir sans fond est le bien et la possession de qui a pu s'arracher à Claudel.
Mais ceux en qui sa persuasion s'est insinuée, ont un plus doux privilège. Ils peuvent maintenant, dans le transport de la foi, prier cette prière:
O mon Dieu, je suis devant vous passionné, hagard, misérable, avec ma force et avec ma faiblesse, avec mon courage et avec ma lâcheté, avec mon ambition et avec mon abjection. Je suis devant vous avec ma pourriture. Chaque jour je mène à bout ma besogne, chaque jour je m'acquitte minutieusement de ma fonction terrestre. Ce n'est aucune satisfaction que je cherche: nulle part je n'asseois ma jouissance. Mais je me suis rendu sensible à l'appel secret que vous m'adressez au delà du bonheur: une faible question a filtré jusqu'à moi. Je comprends comment il faut y répondre. Lourdement, péniblement, je soulève vers vous le poids que je suis: hors de mes ténèbres, hors de la matière qui m'enserre et dont je suis fait, je tends vers votre présence mes deux bras à tâtons.--Déjà je sens votre feu m'emprendre, déjà vous saisissez ce que j'ai en moi d'unique et d'essentiel, de plus profond, de plus caché, mon noyau intérieur. Je me révolte et je ne me défends plus; dans un sursaut, dans un abandon délicieux, je vous livre mon cœur; je suis comme la bien-aimée qui abandonne ses mains; vous êtes en moi, je suis en vous: communion indémêlée, fusion de l'être en l'Etre. A votre attraction rien de moi n'est plus soustrait. Vous faites jaillir de moi mes actes comme de l'arbre les fruits. Je grandis, je mûris, j'adore. Sous votre rayon ma vie se développe et s'épanouit. Et voici que ce bonheur, à quoi j'avais renoncé, je le sens qui soudain sourd, monte et m'envahit, non plus fragmentaire et fugitif et comme un sourire dans les larmes, mais fort, continu, inépuisable comme une source vive:
Certes j'ai toujours pensé que c'était une bonne chose que la joie.
Mais maintenant j'ai tout!
Je possède tout sous mes mains! et je suis comme quelqu'un qui, voyant un arbre chargé de fruits,
Etant monté sur l'échelle, il sent plier sous son corps le profond branchage.
Il faut que je parle sous l'arbre, comme la flûte qui n'est ni basse, ni aiguë! Comme l'eau
Me soulève! L'action de grâces descelle la pierre de mon cœur!
Que je vive ainsi! que je grandisse ainsi, mélangé à mon Dieu, comme la vigne et l'olivier[1]!
1906-1907.
[1] _La Jeune Fille Violaine_. L'Arbre, p. 534.
LES ŒUVRES LYRIQUES DE CLAUDEL
L'amour dévore la crainte, la gloire absorbe la mort! (_Hymne de la Pentecôte_.)
_La Jeune Fille Violaine_ s'achevait dans la joie. A la fin de _Partage de Midi_, c'était avec un débordant espoir qu'Ysé et Mesa entraient dans la mort. Mais cette joie,
par quelles routes longues et pénibles[1],
par combien de souffrances il avait fallu l'atteindre! Elle n'apparaissait dans les drames que par moments. Elle surgissait avec la violence d'un cri qui, de temps en temps, délivre le cœur oppressé. Comme si les personnages entrevoyaient soudain à travers leurs maux présents le lourd déploiement de l'au-delà, ils levaient
... les mains dans la transe et le transport de l'espérance sauvage et sourde[2]!
Maintenant toute plainte s'est tue. De même que chaque poème monte peu à peu vers l'éclat de la joie, de même, à travers l'œuvre entier de Claudel, la joie, comme une parole de plus en plus distincte et solitaire, s'est élevée. Et voici que dans les œuvres lyriques, elle chante pure, debout ainsi qu'un grand ange blanc:
Tout s'est tu, mais l'esprit qui contient toute chose ne se contient pas en moi.
L'esprit qui tient toute chose ensemble a la science de la voix,
Son cri intarissable en moi comme une eau qui fuse et qui déferle!
Il n'est à ce discours parole ou son, pause ou sens,
Rien qu'un cri, la modulation de la Joie, la Joie même qui s'élève et qui descend,
O Dieu, j'entends mon âme folle en moi qui pleure et qui chante[3].
Les poèmes lyriques de Claudel ne forment qu'une immense action de grâces. Pourtant, parce que leurs voix, jointes en un chant unique, laissent distinguer dans le concert leur qualité respective, il nous faudra séparer les Odes et les Hymnes. Mais les réflexions différentes qu'elles nous inspireront, ne cesseront pas d'être générales et, pour mieux convenir aux unes, ne perdront pas, appliquées aux autres, toute propriété.
· · ·
Dans les _Odes_ la phrase ne se déroule pas régulière, uniforme. En son début, la fin n'est pas, impliquée. Au lieu de se développer suivant une courbe calculée, elle se compose du tumulte même des images. Sa richesse fait son désordre. Tant de spectacles et d'idées se pressent dans l'esprit du poète qu'ils n'attendent pas de laisser la période se former exactement. Une impatience les pousse et les force à se produire tous ensemble avant de s'être rendus compatibles. Ils se font accepter avec toute leur tressaillante différence. La phrase se précipite comme un courant gorgé, comme une rivière qui charrie[4].
Chaque image se présente avec la forme de proposition qu'elle appelait; elle refuse de se soumettre à la construction générale. Il faut qu'elle trouve place, entière et vivante.
Voici soudain, quand le poète nouveau comblé de l'explosion intelligible,
La clameur noire de toute la vie nouée par le nombril dans la commotion de la base,
S'ouvre, l'accès
Faisant sauter la clôture, le souffle de lui-même
Violentant les mâchoires coupantes,
Le frémissant Novénaire avec un cri[5]!
Souvent, alors qu'une pensée déjà commence à s'exprimer, une image si forte apparaît qu'elle interrompt la phrase, s'épand au centre et parfois laisse inachevé le développement qu'elle a suspendu.
Aucune continuité préconçue ne vient ordonner la naissance des propositions, ni agencer leurs contacts. Elles surgissent selon la force sensuelle des visions qu'elles traduisent. Chacune s'ajoute tout entière à la précédente et ne se déforme en aucun point pour préparer sa liaison, pour se joindre à celles entre lesquelles elle est comprise. Aussi a-t-on le sentiment que les images sont planes et horizontales, qu'elles ne se disposent jamais suivant une déclivité et qu'elles s'élèvent les unes au-dessus des autres, comme les marches étales d'un escalier rustique[6].
Le poème dans son ensemble se développe sur le modèle d'une phrase. La composition imite la syntaxe:
O mon âme impatiente, pareille à l'aigle sans art! comment ferions-nous pour ajuster aucun vers? à l'aigle qui ne sait pas faire son nid même?
Que mon vers ne soit rien d'esclave! mais tel que l'aigle marin qui s'est jeté sur un grand poisson,
Et l'on ne voit rien qu'un éclatant tourbillon d'ailes et l'éclaboussement de l'écume!
Mais vous ne m'abandonnerez point, ô Muses modératrices[7].
Le poète ne "concerte aucun plan[8]". Il compose par tableaux qui naissent les uns des autres:
Et comme quand en automne on marche dans des flaques de petits oiseaux,
Les ombres et les images par tourbillons s'élèvent sous ton pas suscitateur[9]!
Nous avançons dans le poème en passant d'un spectacle à un autre. Que le nom de la Vierge Marie soit prononcé: aussitôt voici la Visitation[10]. Ou, s'il est parlé d'Homère, le poète ne peut s'empêcher d'apercevoir l'Odyssée comme un large drame splendide encore ouvert au fond des temps[11]. Et l'_Enéide_, et la _Divine Comédie_ passent ainsi que de hauts vaisseaux entrevus... Le poème est conduit par l'imagination. C'est elle qui marche, dans l'égarement et le transport, partagée entre toutes les splendeurs qu'elle découvre.[12] Et ce sont ses sursauts qui font l'enchaînement de l'Ode.
Aussi ne faut-il pas chercher d'abord la direction intellectuelle du poème, mais trouver le point précis d'où l'on puisse contempler sans déplacement toutes les visions offertes. Il y a une certaine attitude de l'imagination qui rend liés tous les spectacles comme ils le furent dans l'esprit du poète. Il n'est besoin que d'un peu d'abandon pour s'y sentir soudain placé:
O grammairien dans mes vers! Ne cherche point le chemin, cherche le centre! mesure, comprends l'espace compris entre ces feux solitaires!
Que je ne sache point ce que je dis! que je sois une note en travail! que je sois anéanti dans mon mouvement! (rien que la petite pression de la main pour gouverner.)
Que je maintienne mon poids comme une lourde étoile à travers l'hymne fourmillante[13]!
Cependant, nous apercevons que ce grand courant d'images ne se laisse pas conduire au seul hasard. Pas de fil logique. Mais une intention toujours présente évite les divergences inutiles, ramène sans cesse cet élan multiple avant qu'il ne s'éparpille. Il y a "_la petite pression de la main pour gouverner_". Il y a l'intervention des "_Muses modératrices_".
Une pensée secrète, la même jusqu'au bout, pèse au cœur du poème. Elle l'entraîne par sa simple présence sans se dévoiler jamais complètement. Elle reste close et sourde. Mais elle persiste. Et si je ne peux pas, à la dernière ligne, l'exprimer, du moins l'ai-je comprise, _prise avec moi_.
De temps en temps seulement, comme sous une mer agitée et confuse on entrevoit le roc, l'idée sous la fluctuation des images se découvre. Elle est là, je vais la saisir. Mais déjà une nouvelle vague de visions s'élève et la submerge.
Lire une Ode de Claudel, c'est être porté par un navire certain au milieu d'une large tempête sensuelle. Cette ondulation puissante, ces giclements ... ils traduisent tout ce qu'il y a dans la joie d'ampleur et de générosité.
· · ·
Mais dans les _Hymnes_, de la joie s'exprime surtout la jalousie. La joie est une passion exclusive. A mesure qu'elle monte, elle rend celui qu'elle possède de plus en plus solitaire. Le chrétien se voit seul en présence de Dieu:
Et il regarde face-à-face avec tranquillité, dans la force et dans la plénitude de son cœur[14].
Vous êtes ici avec moi, et je m'en vais faire à loisir pour vous seul un beau cantique, comme un pasteur sur le Carmel qui regarde un petit nuage[15].
La joie distingue comme le feu. Elle tient séparé. Dans l'_Hymne du Saint-Sacrement_, chaque strophe se termine par un vers plus court que les autres, qui semble vouloir la fermer avec avarice. Qu'aucun impie ne s'introduise dans le désert de lumière où se sent ravi le chrétien:
Jugez-moi et discernez ma cause de la race d'Edom et d'Amalech[16].
Jamais plus Vous ne direz pareil celui qui Vous aime à ceux qui ne Vous ont aimé pas[17]!
Si fervent est le transport du poète, si pleine de certitude sa fidélité, que son espérance même est comme un défi:
Et je rirai à mon dernier jour[18]!
De cette âpreté et de cette solitude de la joie, on trouve l'expression dans la forme même des Hymnes. La régularité rythmique des vers, leurs rimes, leur répartition en strophes donnent au poème l'allure d'une brûlante litanie. Le retour des mêmes sons et des mêmes mouvements imprime à la voix je ne sais quelle monotonie impitoyable. Je sens tout de suite que dans l'hymne entière ne sera récitée qu'une seule passion, que rien ne viendra l'inquiéter, qu'il ne faut m'attendre qu'à sa croissance, qu'à son ascension dévorante. C'est ainsi que le feu prend et n'augmente sa violence qu'en se nourrissant de sa riche sécheresse.
Aucune ombre. Aucun instant de fraîcheur. Nous sommes dans un champ aride et flambant. Il n'y a que du chaume par terre. Une ardeur pèse. C'est la canicule de la Vérité:
Terrible silence de midi où votre nom seul est répondu[19]!
Votre amour est comme le feu de la mort, votre zèle est plus dur que l'enfer[20].
Voici du soleil sur nous...
la face évidente et torride[21].
Et la langue de Dieu sur nous avec un cri éclatant[22]!
Il semble que les _Hymnes_ soient faites avec cette lumière cruelle de la joie. Tous les éléments en sont éblouissants de dureté. Peut-être faut-il attendre désormais de Claudel des œuvres qu'aucune souffrance ne pénétrera plus, qui se composeront de l'éclat même de sa foi. J'entrevois des drames formés par de courts rayons étincelants comme des glaives croisés, une poésie fervente et brève comme l'Eté.
1910.
[1] _Partage de Midi_, p. 152.
[2] _Magnificat_. Cinq Grandes Odes suivies d'un Processionnal pour saluer le siècle nouveau, p. 75.
[3] _Hymne de la Pentecôte_, dans l'_Occident_ de mai 1909, p. 213-214.
[4] Cf. _Les Muses_. Cinq Grandes Odes, p. 25:
...... Voici que dans tous les cantons de ton âme
Se résout le Génie, pareil aux eaux de l'hiver!
[5] _Les Muses_. Cinq grandes Odes, p. 7 et 8.
[6] C'est sans doute l'impression de cette horizontalité qui inspira à M. Francis Viélé-Griffin, à propos des _Muses_, cette phrase: "J'aime l'ivresse de cette danse verbale, qui frappe le sol ferme d'une sandale aisée et large et qui marche sur l'air et sur les flots d'un pas matériel." (_L'Ermitage_, 1905.)
[7] _Les Muses_. Cinq grandes Odes, p. 12-13.
[8] _Les Muses_. Cinq Grandes Odes, p. 12.
[9] _Ibid_. p. 12.
[10] _Magnificat_. Cinq grandes Odes, p. 67.
[11] _Les Muses_. Ibid. p. 10.
[12] Cf. _Tête-d'Or_. L'Arbre, p. 46:
La Muse parfois s'égare dans un chemin terrestre;
Et profitant de l'heure le soir où ils mangent la soupe dans les bourgs,
La passante aux cheveux hérissés de lauriers marche nu-pieds, chantant des vers, le long de l'eau,
Toute seule, comme un cerf farouche!
[13] _Les Muses_. Cinq Grandes Odes, p. 19.
[14] _Magnificat_. Cinq grandes Odes, p. 93.
[15] _Ibid_. p. 66.
[16] _Hymne du Saint Sacrement_, dans la _Nouvelle Revue Française_ du 1er avril 1909, p. 247.
[17] _Hymne de la Pentecôte, Occident_, p. 206.
[18] _Hymne du Saint Sacrement, Nouvelle Revue Française_, p. 254.
[19] _Hymne du Saint Sacrement, Nouvelle Revue Française_, p. 246.
[20] _Saint Paul. Trois Hymnes_ dans la _Nouvelle Revue Française_ de Décembre 1909, p. 343.
[21] _Saint Jacques. Trois Hymnes. Ibid_. p. 350.
[22] _Hymne de la Pentecôte. Occident_, p. 204.
BIBLIOGRAPHIE[1]
Morceau d'un drame, _dans la Revue Indépendante_, 1890 Tête-d'Or (sans nom d'auteur), _Librairie de l'Art Indépendant_, 1891 La Ville (sans nom d'auteur), _ Librairie de l'Art Indépendant_, 1893 L'Agamemnon d'Eschyle, traduction, _Foutchéou_, 1896 Connaissance de l'Est, _Librairie du Mercure de France_, 1900 L'Arbre (Tête-d'Or. L'Echange. Le Repos du Septième jour. La Ville. La Jeune Fille Violaine), _Librairie du Mercure de France_, 1901 Connaissances du Temps, _Foutchéou_, 1904 Les Muses, ode, _Bibliothèque de l'Occident_, 1908 Les Muses, ode, _dans Vers et Prose, Tome II,_ _Juillet_ 1905 Vers, _dans l'Ermitage_, 15 _Juillet_ 1905 Camille Claudel, statuaire _dans l Occident_, _Août_ 1905 Paroles pour de la musique, _dans l Occident_, _Octobre_ 1905 Léonainie, _poème_ inédit d'Edgar Poë (traduction), _dans l'Ermitage_, 15 _Janvier_ 1906 Partage de Midi, _Bibliothèque de l'Occident_, 1906 Connaissance de l'Est (nouvelle édition augmentée de neuf poèmes parus dans l'_Occident_), _Librairie du Mercure de France_, 1907 Art Poétique (Connaissance du Temps. Traité de la Co-naissance au monde et de soi-même. Développement de l'Eglise), _Librairie du Mercure de France_, 1907 Hymne de la Pentecôte, _dans l'Occident_, _Mai_ 1909 Hymne du St Sacrement, _dans la Nouvelle Revue Française_, _Avril_ 1909 Trois Hymnes (Saint Paul, Saint Pierre, Saint Jacques), _dans la Nouvelle Revue Française_, _Décembre_ 1909 Vers sur la mort de Charles-Louis Philippe, _dans la Nouvelle Revue Française_, _Février_ 1910 La Visitation, _dans le Catholique_, _Mars_ 1910 Magnificat, _dans la Nouvelle Revue Française_, _Mai_ 1910 Méditation pour le Samedi Soir, _dans la Phalange_, 20 _Juillet_ 1910 Les Paradoxes du Christianisme, par G. K. Chesterton (traduction), _dans la Nouvelle Revue Française_, _Août_ 1910 Dédicace, _dans l'Art Libre_, _Septembre_ 1910 Cinq Grandes Odes suivies d'un Processionnal pour saluer le siècle nouveau, _Bibliothèque de l'Occident_, 1910 L'Irréductible, _dans l'Hommage à Verlaine_, _Librairie Léon Vanier-Messein_, 1911 Théâtre. Première Série. I. Tête-d'Or (Première et seconde versions), _Librairie du Mercure de France_, 1911 L'Otage, drame, _Edition de la Nouvelle Revue Française_, 1911 Théâtre. Première Série. II. La Ville (Première et seconde versions), _Librairie du Mercure de France_, 1911 Propositions sur la justice, _dans l'Indépendance_, 15 _Mai_ 1911 Chemin de Croix, _dans Durendal_, 1er _Juin_ 1911
Sous presse:
Théâtre. Première Série. III. L'Echange. La Jeune Fille Violaine. Vers d'exil. _Librairie du Mercure de France_, L'Annonce faite à Marie, drame, _dans la Nouvelle Revue Française_.
[1] Parmi les œuvres publiées dans les Revues nous ne signalons que celles qui n'ont pas été réunies jusqu'à ce jour en volume ou qui n'ont paru que dans des éditions rares.