‹ Études sur l’histoire d’HaïtiChapitre 128 sur 159 · Tome 8 · 3.11 · FIN DU TOME HUITIÉME

Tome 8 · 3.11 · FIN DU TOME HUITIÉME

Dans sa maladie au Cap-Haïtien, Boyer lui donna les témoignages de la plus vive amitié, de même que Borgella : ses autres compagnons d’armes, les généraux du Nord aussi, le visitaient souvent. Lys s’honora en accueillant sans rancune, J. Chanlatte qui l’avait maltraité dans sa diatribe contre le Sénat. Chanlatte était constamment chez lui ; et, pour se distraire de ses souffrances, Lys lui faisait réciter les plus belles poésies des grands poètes français : ce que Chanlatte entendait à merveille.

Àcette époque, on regretta que Boyer n’eût pas élevé Lys au grade de général de division qu’il méritait par ses longs services et pour avoir puissamment contribué à la pacification de la Grande-Anse. On pensait aussi qu’il aurait dû profiter de la Réunion du Nord pour élever au même grade, les anciens généraux de brigade de la République qui avaient été nommés par Pétion, en même temps que lui, en 1809, avec d’autant plus de convenance, qu’il y avait de nombreux généraux de division parmi ceux de Christophe : six autres de plus dans l’armée n’auraient pas dérangé l’économie militaire du pays, et Marion, Nicolas Louis, B. Leblanc, Lamothe-Aigron, Frédéric et Bergerac Trichet méritaient bien cette récompense, par leurs services et le concours qu’ils donnaient à Boyer depuis plus de deux ans.

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