‹ Fétichisme amoureuxChapitre 14 sur 14 · 15

15

Pauline s’était précipitée vers le salon, poursuivie par Grésoul : elle y trouva Gonzague, qui examinait des illustrations, attendant toujours que sa belle maîtresse, libérée de ses invités, l’appelât à la curée de ses charmes. Jules allait et venait dans l’antichambre, s’impatientant après les deux couples retardataires qui l’empêchaient de tout éteindre et de monter se coucher… à moins que… M. Gonzague… Dame, on avait cochonné ensemble, on ne pouvait savoir s’il ne lui conviendrait pas de récidiver. Il devenait le Monsieur de la maison, à ce qu’il avait entendu chuchoter. Il y aurait certainement de belles occasions de rigolades. Il n’était pas fier, et de plus, on le citait comme un des plus grands cochons de la capitale. Ne voyant pas disposés à partir, le couple Courtin et le couple Grésoul, il prit le parti de baisser les lumières et de se réfugier à la cuisine pour boulotter quelques friandises, en toute liberté, le service lui incombant à lui tout seul depuis minuit. L’invasion de Pauline et de Grésoul arracha Gonzague à la contemplation des illustrés.

— Où est Thérèse, demanda Pauline ?

— Avec nous encore chez elle, ce n’est pas admissible. Je vais voir ce qu’elle fait ; attends-moi là, Grésoul.

Elle s’élançait vers une porte, lorsque Thérèse apparut toute nue, toute gracieuse, et demeura saisie en l’apercevant ainsi que Grésoul.

— Vous êtes encore là, s’écria-t-elle.

— Je la croyais avec vous, répondit-il.

— Il y a un gros moment qu’elle nous a quittés, vous le savez bien, puisque vous êtes sorti en même temps.

— Elle accompagnait le Sénateur de Boisvertu.

— Il n’y a plus que nous, et M. Courtin avec son ex-femme : nous nous retirons, je voudrais bien dire bonsoir à Thérèse.

— Elle n’est pas là ! Elle doit être à donner des ordres, à moins qu’elle ne soit dans sa chambre à se préparer pour se mettre au lit.

— Merci de l’apostrophe, gentille déesse, répliqua Grésoul sans se troubler ! Nous sommes encore là, et nous ne sommes pas les seuls à y être encore. M. Courtin et la belle Flavie restant à causer dans la salle à manger.

— En voilà des crampons !

— De plus en plus aimable, malgré la beauté qu’elle représente sans voiles !

— Toi, tu m’embêtes ! Je ne m’attendais pas à trouver M. de Ponleuleu en si nombreuse société ! Que diable a-t-il dans les jambes à ne pas bouger, à me fixer avec ses yeux de serin, et à ne pas courir me chercher un peignoir. Est-ce que vous continuerez tous à me reluquer encore longtemps ! Je n’ai rien de plus, rien de moins que les autres femmes !

— À te reluquer et à t’adorer, cria Pauline, s’accroupissant pour s’emparer des jambes de Thérèse et lui baiser le con.

Celle-ci la repoussa en disant :

— Tu vas t’en aller de suite avec Grésoul, ta tante m’a prévenue, et je ne veux pas d’histoire.

Mais Pauline tenait ferme, et Grésoul s’opposait à la sortie de Gonzague, criait :

— Mon cher, on n’a pas souvent l’occasion de se fourrer sous les yeux de si jolies choses, pour que cette adorable déesse ne nous accorde pas une audience de quelques minutes.

— De quelques minutes ! Tu en as du ciboulot ! D’abord, j’ai sommeil ! Pauline, fiche-moi la paix, ce n’est pas toi qui me produiras de l’effet.

— Ne sois pas revêche, chère Thérèse, insista Grésoul.

— Gonzague, attrape-moi cette folle et emmène-la, où j’appelle Jules, je lui ordonne de la dévêtir, et je la fouette avec le martinet.

— Tu fouetteras aussi Flavie dans ce cas, la voici qui arrive à son tour.

En effet les deux baiseurs apparaissaient, Flavie les cheveux embrouillés, avec la robe trahissant par quelques plis malencontreux l’agréable exercice dont elle sortait. En la voyant, Thérèse ne put s’empêcher de s’écrier.

— Vraiment on jurerait qu’ils ont profité de leur solitude pour tirer un coup.

Avant qu’elle ne fut en garde pour se défendre, Thérèse se précipitait sur Flavie, la retroussait, lui fourrait un doigt au con, et ajoutait :

— Oh ! la cochonne, je ne me trompais pas ! Elle faisait la petite bouche au commencement, et elle n’a pas eu la patience d’attendre d’être de retour chez elle pour ouvrir son con à la queue de son ex-mari. Ah bien ! tu marches mieux qu’on ne le supposait, ma belle ! Dis donc, Pauline, toi qui aime un con mouillé de sperme, en voici un auquel ta langue rendra joliment service !

— Chouette, amour ! Elle a été baisée, lève-toi de devant que je la nettoie avec de bonnes minettes.

Thérèse se recula en riant, et Pauline s’accroupissant entre les cuisses de Flavie, comme elle l’était tantôt entre les siennes, lui attrapait les fesses de ses deux mains, collait la bouche, la langue sur son con, malgré toutes ses tentatives pour échapper à ses caresses. Très honteuse, très ennuyée, Flavie, qui avait perdu l’habitude de ces excentricités de luxure, jetait des regards désespérés sur François pour qu’il l’arrachât à sa gamahucheuse ; mais celui-ci prenait trop de plaisir au spectacle qu’elle offrait et d’un autre côté il ne négligeait pas non plus de régaler ses yeux de la nudité de Thérèse, pour songer à voler à son secours. Il venait de goûter un premier acompte de félicité : son sang plus calme lui permettait d’attendre avec patience la suite. Maintenant les trois hommes entouraient la gentille maîtresse de maison, non embarrassée sous ces trois paires d’yeux masculins attachés sur ses épaules et ses nichons, ses reins et son ventre, ses cuisses et ses fesses : elle souriait à tous, et ne s’effarouchait pas de les voir l’approcher de plus en plus près pour se disputer le plaisir de la patouiller.

Grésoul tirait la langue comme un chien échauffé et jurait qu’il la planterait volontiers au plus profond de son vagin : Gonzague essayait de l’attirer dans ses bras pour l’enlever à ses deux autres compagnons ; et, tout à coup François lui décochait deux grosses claques sur le cul. À ces claques, elle se retourna, les yeux courroucés, et dit :

— Qu’est-ce qu’il lui prend à celui-là ? Eh là, mon cher, allez donc défendre le con de votre ex-femme, cela vaudra mieux que de me fouetter. Cette sacrée Pauline est dans le cas de l’avaler, et vous ne pourrez plus y foutre votre pine. Mais, tenez, tenez, regardez-moi cette vampire de petite salopière, elle a la bouche engluée au con de Flavie, et l’amoureuse de ce cochon de fouetteur ne s’en débarrassera pas plus que d’une pieuvre, si nous ne nous en mêlons.

Elle courut vers Pauline, dont la tête, plaquée entre les cuisses de Flavie, lui pompait le sperme de François et aussi son fluide féminin, la faisant vibrer sous la chaleur de ses aspirations : une des jambes de la gamahucheuses, allongée en deçà de la robe, affichait un gros mollet bien gros et bien ferme. Thérèse, glissant un pied sous la robe, atteignit les fesses de Pauline, donna une pression subite, la fit ployer avant : en même temps, Grésoul et François tiraient Flavie en arrière, Gonzague, enlaçant sa maîtresse, lui murmura dans l’oreille :

— Laisse-les partir, et restons tous les deux seuls.

— Dames et Messieurs, dit Thérèse, la voix de l’amour parle ! Mon ami me prie de vous rendre la liberté. Soyez heureux, allez de votre côté à vos amours, et fuyez les troubles de mon logis.

— M. de Ponleuleu est bien pressé, observa avec humeur Grésoul.

— Et vous, vous m’apparaissez bien froid pour la charmante enfant dont vous avez assumé la garde, répliqua Gonzague !

— Pauline ! Oh ! elle sait bien se garder toute seule, lorsqu’elle en a envie, et je suis certain qu’elle n’est pas pressée de partir.

— Mais moi, je le répète, dit Thérèse, je veux qu’elle s’en aille ! Sa tante n’aurait qu’à me chercher noise.

— Sa tante ! Avec ça, qu’elle ne l’a pas lâchée pour rejoindre son petit musicien.

— Chut, chut, je n’aime pas qu’on parle des absentes. Allons, Grésoul, soyez galant, et accompagnez Pauline. Voyez, Flavie et Courtin n’insistent pas, ils ont leur chapeau, et ils vont chercher leur nono.

— Ma chère, je ne partirai qu’à une seule condition.

— Je n’ai pas à en accepter. Mon hospitalité vous a été assez largement offerte ; pour que vous me laissiez avec mon ami.

— Il n’est pas à plaindre, celui-là ! Tu te fâches avec de vieux camarades en son honneur, tu ne les tutoies plus ! Ah ! pauvres de nous, ce qu’on compte peu dans les caprices des femmes ! Tiens, accorde-moi de passer ce mouchoir de dentelles sur tes nichons, sur ton joli petit con, sur ton chat, de l’embrasser à tes genoux, et je me sauve avec Pauline.

— Vas-y, Albert, et ne sois pas long ! En voilà une idée ! Qu’est-ce que ça peut te faire d’enbrasser ce mouchoir de dentelles, parce qu’il aura touché ma peau !

— Je banderai tout le restant de la nuit en le posant sur ma queue. Il me semblera que je te baise.

— La belle affaire, de baiser… par la pensée ! Heureusement que ta toquade est plus facile à satisfaire que celle de mon ami !

— Ah ! ah ! ah ! et quelle est sa toquade ?

— Mon pot de chambre.

— Oh ! le sale ! Oh ! là ! là ! quelle blague !

— Thérèse !

— Je comprends ça, dit Pauline, et si ça peut lui faire tirer un bon coup de me voir pisser dedans, je suis prête à la chose ! Dis, et toi aussi, Thérèse, et Flavie aussi.

— Oh ! cette cochonne, il n’y a qu’elle pour oser de telles propositions !

— Moi, je vous souhaite bien le bonsoir, cria Flavie.

— Non, non, non, intervint Gonzague l’arrêtant : Pauline a eu une excellente inspiration : on va chercher le pot de chambre, vous y pisserez toutes les trois, et j’enfile Thérèse devant vous.

— Si je veux.

— Oui, tu le veux.

— Montre ta queue.

— Tiens, elle est à point, et tu sais qu’elle fonctionne à ravir.

— Tant pis pour qui se dédit ; Pauline, à toi de nous apporter le récipient, et de commencer.

— Je cours le chercher, mais c’est toi qui commenceras, afin qu’il te baise pendant que nous te succéderons avec Flavie.

— Non, non, dit encore celle-ci, je me retire.

— Bah ! tu n’en mourras pas de pisser devant des hommes.

Il n’y avait pas à reculer ; les deux autres cavaliers acceptaient, et Grésoul demeurait chargé de tenir le vase, à portée des cuisses féminines, pour essuyer avec son mouchoir de dentelles les dernières traces d’humidité qui subsisteraient. Il s’empara bravement du pot de chambre, le plaça devant Thérèse debout qui, un peu rouge, mais hardie, les yeux délurés, lança son jet, tandis que Gonzague se dépouillait de ses vêtements, tout en lui pelotant le derrière et le bas des reins ! Elle n’en donna pas une ample mesure, étant une petite pisseuse, Grésoul frotta le bouton avec le mouchoir de dentelles, et l’embrassa ; puis, voyant Gonzague qui attirait Thérèse sur le sol pour la grimper en levrette, il s’approcha de Pauline, qui s’était retroussée jusqu’au ventre et qui, les cuisses en avant, visant le pot de chambre, lui cria :

— Tu n’as pas besoin de trop me le tendre, vois comme ça coule droit.

Son jet jaillit ferme et fourni, et cela fut plus copieux qu’avec Thérèse ; elle se laissa bien frotter par Grésoul, qui la frôla partout du mouchoir et l’embrassa ensuite de même qu’avec Thérèse. L’effrontée fille garda ses jupes relevées par devant et par derrière, montrant tous ses charmes avec la plus complète des impudeurs. Ce fut le tour de Flavie, plus timide, plus réservée ; François dût lui tenir ses jupes soulevées, pour que Grésoul recueillit son pisset comme il avait recueilli celui des deux précédentes. Petite ondée, mais qui n’en coula pas moins, et qui donna lieu au même frôlement du mouchoir de dentelles et à la même caresse. Et, elle l’obligea à rester retroussée comme Pauline, en face de Thérèse, chevauchée par Gonzague qui, la queue dans son con, la fourrageait avec vigueur, et ne tardait pas à jouir.

— Ah ! s’écria alors la baisée, nous sommes tous des cochons, mais c’est bien bon de tirer ainsi son coup devant des cons, sortis de dessous les jupes, et devant des pines échappées des culottes pour demander leur part de gestion. Allons, sauvez-vous, et si je suis contente de votre obéissance, je vous promets à tous de mes fétiches.

— Des poils de ton chat, dit Grésoul.

— Non, une fiole de ce pisset, répliqua-t-elle.

— Je retiens le vase, beugla Gonzague retirant la queue du vagin de Thérèse.

— Je te le donne, mais je veux que tu essuies ta pine au cul de Flavie et au cul de Pauline, tu seras ainsi égal à ces deux salauds qui ont patouillé le mien sans ta permission.

L’Érotin.

Page 1